La complexité et la folie n'ont jamais connu meilleurs maîtres que ces tarés suédois :
Meshuggah ! Un an après le single I et 21 minutes de folie et de morbidité presque sans précédent, ils nous reviennent encore plus ambiants et décalés que jamais.
Quand une épaisse lourdeur et une schizophrénie prennent part à votre système nerveux, calmez vous, écoutez
Meshuggah et tout cela sera propulser à son paroxysme dans votre esprit.
La réalité est un fait que les suédois ont souvent chasser leurs âmes, dénuées d'humanités et de pitié envers cette vision morbide et pesante qu'est notre monde.
Chaosphere était exceptionnelle, Nothing était génial mais comment ce Catch 33 allait pouvoir tenir la dragée haute à ses prédécesseurs ?
Le délire persistant d'une humanité beaucoup trop sentimentale et émotionnelle ont créé cette machine
indestructible qu'est
Meshuggah et l'écoute de ces treize chapitres en sont la preuve directe et indéniable que le monstre y est encore plus terrifiant !
Epreuve de technique et de fureur, délire personnel que le groupe a réussi à maîtriser parfaitement depuis ces années à se chercher, puis à se trouver, Catch 33 est une expérience.
Est-ce une expérience échouée ? Définitivement non !
Ces déséquilibrés mentaux nous délivrent une violence et une troublante démonstration de technique peuplées d'une compétence nuisible à l'humanité. Tomas Haake déferle toute la folie de l'homme derrière son "Drumkit from Hell" (batterie utilisant des samples) et en écrit toutes les paroles psychédélico-paradoxales que Jens Kidman s'ordonne de plier ...
L'expérimentation des suédois aurait-elle conduit à la perte du style du groupe ?
Au contraire, la poésie des furieux n'en est que plus belle. Une sorte d'appel aux mondes parallèles, de sentiment qui sommeille en chacun de nous et qui ne demande qu'à hurler. La pièce maîtresse de l'album "In
Death Is Life / Is
Death" ne pourrait pas mieux constater les dégats cérébraux causés.
Une teneur incroyable, une présence, une vision absordante, tout cela est tout simplement injugeable ! L'intensité de ce Catch 33 serait tout autres si seulement la déhumanisation de l'espèce n'y était pas contrainte. L'oreille procure des sensations insoupçonnées et nous tord de malaise devant une telle démence qui maltraite son auditeur.
Cette aberration de la nature est donc un équilibre entre l'hallucination et la vérité ...
Meshuggah, c'est avant tout un groupe qu'il faut prendre à la fois avec complexité et simplicité ... Une véritable forme d'art absorbable. Ce Catch 33 est une oeuvre qui doit être prise comme une pièce maîtresse de l'oeuvre des suédois, une souffrance visible et indémontrable. Le déséquilibre est donc intact et
Meshuggah conserve son côté mystérieux et intouchable ...