Planète Terre, à notre époque. Alors que
Demanufacture de
Fear Factory me mit une claque, je me suis dis tiens pourquoi pas suivre directement avec Chaosphere de
Meshuggah !
Pourquoi ?
Et bien simplement parce que j'y vois entre ces deux albums un schéma qui pourrait conduire à la fin de l'homme et de l'univers, en passant par la galaxie et le trou du cul de Mireille Mathieu ...
Pour vous rappellez un peu ce que fait le groupe suédois, c'est ceux qui font de la musique plus que détestable mais que bizarrement, même si notre cerveau et nos oreilles n'aiment pas, on kiffe ! La bande de Jens Kidman a dû en gober pour arriver à un niveau de composition pareil, le son est totalement déchirant et réussit à nous entrainer dans la fin ...
Ce qu'on peut remarquer dès le début de l'album, c'est cette violence, déjà un niveau et qualité d'excécution qui pulvérise son auditeur ... Le groupe s'est inspiré de la violence de
Strapping Young Lad avec ses sonorités industrielles et c'est aussi avec ce Chaosphere que le groupe évoluera dans un metal destructuré chaotique à souhait ! Les rythmiques de Tomas Haake scotchent, dévastent et pulvérisent tout sur leurs passages tel un rouleau ou même un raz de marée. Ce batteur est, et je ne cesserais de le répéter, exceptionnel ! "New Millenium Cynide Christ" nous arrive en pleine face, peuplé d'atmosphère de notre jazzman préféré Fredrik Thordendal ... Son travail est tout aussi de qualité, délivrant un jeu précis et troublant . C'est d'ailleurs lui même qui signe la production accompagné de Daniel Bergstrand (
In Flames,
Strapping Young Lad et le légendaire groupe français,
Aqme) ...
Les guitares sept cordes sont de sorties et on se demande pourquoi Gustaf Hielm s'emmerde à faire de la basse ! Le son des grattes couvrent la basse, ça trouble pas et je dirais même qu'on s'en tape.
Meshuggah avance, expose son point de vue et à la fin applique toujours la même solution: La rage ! On se demande comment un disque comme ça a pu sortir avec des polyrythmiques complétement barré et agressive comme sur le désormais culte "Sane". Mais est ce réellement possible de chroniquer du
Meshuggah? Ma réponse serait définitivement non. Quand on entend une intense lourdeur formé une boule dans votre estomac avec jouissance (comme faire caca), le fait d'écouter le psychotique "The Exquisite Machinery of Torture" n'arrangera rien à nos affaires. "Elastic" envoie dans la frustration, la lobotomie et nous fait même transpirer par son break angoissant ...
Pour faire court, Chaosphere signe la maturité de
Meshuggah, une emprise incomparable avec n'importe quel autre ...
Puis cette patte, cette touche personnelle qui fait que
Meshuggah envoie le pâté c'est bien sûr son originalité déconcertante.
Les suédois confirment donc comme le dirait si bien notre seigneur Bohort (NB: Kaamelott !) :
"Mais vous êtes un grand malade mental !!!"