Le metal est une grande famille. Du fan de black metal boutonneux au corpse-paint ridicule au fan de thrash old school alcoolique qui ne se souvient pas de ses concerts, en passant par l’intello progueux à lunette bien brossé dans le sens du poil qui recherche un deuxième (voire un troisième) sens à la musique, et bien d’autres. Malgré toutes ces différences, on reste soudé. Un peu comme les coreux de Terror. Avec ce nom terrifiant, les Californiens ont tout de même vendu 40 000 exemplaires de leur deuxième opus, « One with the Underdogs ».
Enfin, ça sent un peu l’arnaque avec un skeud pareil. Rien de bien affolant, Terror sonne comme du
Hatebreed en plus « true core ». Ce dernier terme ne doit pas exister, mais on s’en fout après tout, car comme dirait Lewis Carroll, « lorsque moi j’emploie un mot (…) il signifie exactement ce qu’il me plaît qu’il signifie, ni plus, ni moins ». Des grosses guitares de méchant, une batterie méchante, une basse méchante et un chanteur méchant, mais alors vraiment, vraiment méchant. Dans le genre « j’ai le crâne rasé et un regard de céréale killer du petit déj’ ». A croire que Scott Vogel et ses compères ne font pas caca au réveil. Avec des titres recherchés comme « Keep your Shut Mouth » ou « Overcome », Terror fait sa loi. Du hardcore avec des riffs joués à 100 km/h, voilà ce qu’on mange pendant près d’une heure d’album. Bon d’accord, l’opus atteint la demi-heure, mais c’est tout.
Pour le moment pas de quoi fouetter un Mr. Esclave, mais patience.
Sans aucune intention d’innover, ni d’être original, Terror fait du hardcore new school et le fait bien. De la musique pour mec nerveux en manque d’adrénaline, voilà ce qui est proposé.
Terror n’a aucune ambition artistique a priori, c’est vrai. En attendant, celles et ceux qui souhaitent trouver un défouloir autre qu’
Hatebreed dans le style n’ont qu’à écouter ce disque. Hors mis le fait que ces mecs terror-ifiants font de la musique basique, l’effet est garanti. Certes, les fans de technique à la
Steve Vai, de soli flamboyants à la Eddie
Van Halen ou de la douceur à la
Anathema ne s’y retrouveront pas, mais alors pas du tout.
Over The Underdogs contient sa ribambelle de morceaux efficaces, à l’image du crachoir « Spit my
Rage » à l’esprit Punk Hardcore convaincu. En attendant, portez vous bien et si l’envie vous en dit, écoutez du Terror, vous n’aurez rien perdu. Sauf si vous pouvez pas blairer le hardcore, dans ce cas là, arrêtez vous là. A côté d’une nouvelle scène hybride dites metalcore, Terror ne fait pas tâche, au contraire. Ce groupe évite simplement à un auditeur souhaitant en prendre plein la gueule de se retrouver avec des chants clairs dégueulasses pendant les refrains.
Pour conclure, un petit extrait des paroles ô combien intelligentes :
"I don't care what you think of me
I don't hear what you say
You never had it, you never will
Keep your mouth shut and worry about yourself"