Depuis Vendetta, pas franchement transcendant, le groupe
Throwdown a subit quelques changements. Pour commencer, l'arrivée de Mark Choinere, venu filer un coup de main (non pas celui que vous pensez) à Matt Mentley qui officiait aux postes de bassiste et de guitariste (suite à l'enregistrement de l'album, il sera à son tour remplacé par Mark Mitchell à la basse, laissant Choinere seul à la gratte) ...
On retrouve, le toujours aussi énergique, Ben Dussault à la batterie et Dave Peters, veillant au chant.
Première chose que l'on peut constater à l'écoute de ce
Venom And Tears, c'est que le son a changé. La guitare, beaucoup plus technique que par le passé, pourrait presque nous faire penser à du
Lamb of God par ces rythmes endiablés ou encore à un
Dimebag Darrell .
Mais la comparaison avec
Pantera ne s'arrête pas là puisque Dave Peters, qui avait un chant hardcore des plus banals, a maintenant un grain de voix presque identique à Phil Anselmo. Je dis bien presque car les californiens sont loin d'avoir le talent de leurs ainés, mais toute fois, réussissent à nous faire plaisir avec des titres comme No Love, Americana ou Holy Roller qui ravira les fans de riffs tranchants, d'harmoniques, de rythmiques explosives et de mosh part. Le groupe n'en oublie pas moins son identité hardcore comme sur S.C.U.M. où l'on peut apprécier l'aptitude du groupe à changer de rythme. Certains titres ont, par contre, tendances à s'essouffler comme l'ennuyeux I'll Never Die..., le répétitif Hellbent On War et l'inutile Leave a Message qui clôture l'album. Pour ma part, j'oublie totalement que ce dernier fait partie du disque, terminant ainsi sur un Godspeed qui en fera headbanger plus d'un.
L'ombre de
Pantera flotte sur
Throwdown, qui signe avec ce
Venom And Tears, un album bien foutu et efficace. Un changement de style assez prometteur et ma foi, assez agréable qui pourrait plaire à beaucoup de fans des
Cowboys From Hell et plus récemment,
Lamb Of God. Une production à l'image du groupe, puissante, minimaliste et fluide.
Un album plaisant, groove et dynamique, qui a toute son importance en live et qui tourne une page dans l'histoire de
Throwdown, de la plus belle des manières ...