C’est encore sous une nouvelle forme que les mecs du Maryland reviennent. Quatre ans après le décevant
Stop At Nothing, les départs d’Erik Sayenga et Vince Matthews pour fonder Convenance, que
War Of Attrition sort dans les bacs. Crâne d’œuf, John Gallagher, est encore une fois accompagné du bassiste Sean Beasley, qui prend la place vacante de Matthews au chant, et de Mike Kimball au poste de guitariste. Les fœtus accueillent, une fois n’est pas coutume, un batteur en la présence Duane Timlin.
Le groupe a décidé de revenir aux sources avec ce
War Of Attrition, nom parodiant l’émission de télé réalité américaine, « War On
Terror », ainsi que le système judiciaire américain. Mais on voit également que Steve Carr a été remercié et que la troupe de John s’est chargée de la production. Production qui avait fait du mal aux fœtus sur
Stop At Nothing, avec un son sec, inadapté pour le death metal technique que proposent les quatre monstres. Ils ont encore une fois décidé de s’attaquer aux USA avec une pochette où l’on voit la statut de la liberté, symbole du pays, légèrement retouchée.
Et dès qu’ « Homicidal Retribution » fait son entrée en scène, tout ce qui nous faisait vibrer chez les fœtus, nous pètent en pleine figure. On retrouve un groupe revanchard, longtemps perturbé par les changements de line-up, décidant de revenir la tête haute après un précédent album moyen. De plus, le duo Beasley/Gallagher semble fonctionner. La voix rauque et limite black du bassiste se distingue sous la voix caverneuse et inhumaine du talentueux guitariste.
Dying Fetus redonne envie d’headbanguer, comme sur le groovy « Fate Of The Condemned », use de riffs techniques et d’une rythmique millimétrée. Avec sa musique implacable,
Dying Fetus redevient grand et fait plaisir à entendre. De là à dire que le groupe revient de loin serait exagéré, mais il faut admettre qu’on n’avait pas été habitué à une telle médiocrité avec
Stop At Nothing et là, le groupe s’est admirablement réveillé.
John Gallagher et ses compères reviennent aux sources de
Dying Fetus : la brutalité. Sans pour autant être le meilleur album du groupe,
War Of Attrition contribue aux succès du groupe aux côtés de
Killing On Adrenaline et
Destroy The Opposition. Il aura fallut quatre longues années pour revoir un fœtus mourant plus vivant que jamais.
Mais c’est la mode chez
Dying Fetus, après sa sortie
War Of Attrition voit le départ de Mike Kimball et le remplacement de Duane par le fantastique Trey Williams. C’est donc sous forme de trio que le fœtus continue sa route, vers les chemins obscurs du death metal, pour sortir deux ans plus tard, le tant attendu
Descend Into Depravity.