Le changement avait été amorcé avec Perseverance, c’est désormais fait sur
The Rise Of Brutality. Nous sommes en 2003, un après la sortie de Perserverance,
Hatebreed décide de remettre ça avec
The Rise Of Brutality qui allait réellement laisser apercevoir le nouveau visage des coreux. Mais dans l’ombre, on apprend également le départ de Lou « Boulder » Richards, laissant seul le colosse, Sean Martin, au poste de guitariste. Les ricains évolueront donc en quatuor pour ce nouvel album.
Pour continuer son ascension,
Hatebreed prend soin de son image, l’esprit hardcore est présente sur la pochette, le son a néanmoins subit une mutation. Si Zeuss avait participé en tant qu’ingénieur son sur le précédent opus, c’est à lui que revient la tâche de produire la galette et c’est là qu’on est surprit, avec joie. Il faut moins de deux minutes et Tear It
Down pour comprendre que le combo du Connecticut a grandi, mûri.
La brutalité du metal et la rage du hardcore, voilà ce qui fait mouche. Les compositions sont accrocheuses et énergiques comme jamais, le combo impose sa surcharge de haine avec efficacité. On retient facilement ce style, déterminé et sans concession, comme le titre This Is Now, l’un des morceaux que l’on pouvait retrouver fréquemment dans l’émission de MTV2 : Headbanguers Ball. Cette même émission présentée par… Jamey Jasta, l’hurleur de
Hatebreed. Dans ce genre de condition, c’est simple de se faire une promo digne de ce nom, peut-être un peu arnaqueur ?
Mais ce qu’il faut tout de même retenir, c’est la musique. Parce que les mecs de
Hatebreed ne sont pas des manchots. Malgré des morceaux qui ne sont pas déployant de techniques purs, il y a tout de même un travail de recherche important pour les riffs. Tous venus de l’esprit
Pantera,
Obituary ou
Slayer, les riffs sont gras et tranchants, terriblement percutants, comme si une troupe de bœuf venait à vous piétiner la face. Doomsayer en est un exemple frappant.
Toute fois, derrière le chant bovin de Jasta, vous ne retiendrez qu’une seule chose (sûrement parce que c’est la seule chose) de ce
The Rise Of Brutality : la hargne. Sentiment principal et enivrant à la sortie de l’opus, fonçant droit au but (« This Is Now ») et faisant front.
Hatebreed ne montre rien d’autre, il ne cherche pas à innover,
Hatebreed cherche simplement à se défouler et c’est là que la bête fait fort.
The Rise Of Brutality n’est pas l’album de l’année 2003, c’est simplement un album comme on aime en écouter pour se relâcher parce que ça fait du bien.