Après un premier album faibrile et sans saveur,
Biohazard revient en 1992 avec l'intention de taper du poing sur la table. La bande quitte alors le label Maze et dis donc bonjour à l'écurie Roadrunner, toujours dans les bons coups en ayant signer
Sepultura ou encore
Obituary quelques années plus tôt.
Mais pourquoi
Biohazard ? Evoluant dans un style hardcore metal made in Brooklyn. Comme je le précisais, le premier album éponyme était loin d'être un chef d'oeuvre et limite dispensable. Mais comme toujours le label hollandais aura vu juste !
On relève donc notre bouc, on brandit notre bière, on grille une clope et c'est partie avec "Chamber Spins Three". Le résultat est au rendez vous, la bande de New York a mûrit, les compositions sont beaucoup plus rechercher que par le passé et ça fait plaisir.
S'en suit le tube de
Biohazard: Punishment ! Cette chanson a été l'une des plus diffusée sur MTV à l'époque ... Protestant, jurant et insultant,
Biohazard arrive réellement en force dans ce skeud. La voix de Evan Seinfield est beaucoup moins juvé
nile que par le passé, avec un grain de voix rauque et profond (comme dans son film avec sa meuf, Tera Patrick) ...
Le duo qu'il forme avec Billy Graziedi est des plus bénéfiques, les changements de rythmes très bien ficeler par la bande sont à leurs avantages, apportant une tonique des plus excaltantes. Signant un sans faute sur des titres comme "Shades Of Grey", "Business" ou encore "Black And White..." qui se suivent à une vitesse folle ! Des rythmiques sautillantes offertent par Danny Schuler à l'image de la chanson éponyme "
Urban Discipline". Malheureusement, on est tout de même déçu par cette production étouffante ! La puissance vocale du duo Graziedi/Seinfield n'est donc pas avantagée comme il se doit, beaucoup trop rustique pour un album de cette trempe. Les solos de Bobby Hambel claquent comme un coup de fouet, apportant une créativité musicale non négligeable surtout pour du hardcore à l'image de ce "Wrong Side Of The Tracks" remit au gout du jour, ou encore de "Loss" dédiés aux proches du groupe disparuent. L'ambiance de quartier est très présent, les fans du genre en prendront plein la gueule, toute fois les fans de metal pur et dur pourraient certainement être repousser par ce cliché hardcore omniprésent. L'album se finit avec un Hold My Own strait-edge et qui en fera jumpé plus d'un.
Urban Discipline place la barre très haut, malheureusement le son quelque peu old school déçoit. Cet album a fait plus d'un million de vente depuis sa sortie et on comprend pourquoi à l'écoute de titre très revendicatif, permettant à la bande de tournée avec
Pantera ou autre
Sepultura ainsi que
Slayer.
Biohazard s'impose donc comme le maitre du hardcore new yorkais et reviendra deux ans plus tard, suivant la même formule, avec
State Of The World Address ...