Quatre ans après l'éponyme et deux ans après l'énorme
Urban Discipline, dont le défaut principal était une production assez faible pour du hardcore (voix étouffée), le combo New Yorkais revient plus remonté que jamais et signe
State of the World Address !!!
Biohazard quitte Roadrunner Records pour s'en aller vers Warner Music et le résultat est à prendre en considération puisque le groupe sort tout simplement son meilleur album (la production signé Ed Stasium, qui a produit entre autres les Ramones, en est pour quelque chose) .
La pochette, très marquante, symbolise un enfant qui joue portant un masque à gaz. Cet album est une suite logique du précédent opus, reprend la même formule et ça envoie sévèrement .
La touche metal apportée à ce disque rend tout simplement fou. Virevoltant et sautillant, chaque chanson donne envie de reprendre en cœur les textes du duo Seinfeld/Graziadei (Tales from The Hardside, Five Block To The Subway), tout ceci appuyé par un Danny Schuler mélangeant puissance, feeling et un groove incomparable. Nous pourrions faire un point d'honneur à Bobby Hambel qui ne savait même pas se servir d'une wah-wah sur le premier album et qui en est passé maitre. Ces solos sont simples mais terriblement efficaces (Love Denied et son intro magnifique).
On pourrait reprocher au groupe de trop s'appuyer sur cette image hardcore qui pourrait déplaire à certains, mais aucune chanson n'est à jeter (différemment de
Urban Discipline).
Une certaine mélancolie est ressentie sur des titres comme How It Is en duo avec Sen Dog de Cypress Hill ou sur l'intro acoustique de Failed Territory, mais tout ceci n'est que pour permettre au groupe de craché son venin .
Pour le bonheur des fans de mosh part, cet album reste incontestablement l'un des plus gros raz-de-marée de la scène New Yorkaise. Nous offrant, de la provocation, de la haine et un enthousiasme fracassant pour tout broyer sur son passage.
Suite à ça, Bobby Hambel quitta le groupe pour des raisons inexpliquées, ce qui essoufflera l'inspiration de
Biohazard sur les albums suivant, mais revint en 2008 ...