Aaaaah, le
Hard Rock ! Si on pouvait définir ce courant musical en quelques mots, cela se ferait à peu près en ces termes : gros son, alcool, défonce et groupies…
Mais comme tout le reste, le Hard a évolué, et il est désormais loin, le temps ou
AC/DC,
Aerosmith,
Bon Jovi et autres
Guns’N’Roses faisaient la pluie et le beau temps, autant sur les scènes qu’à la radio. Malgré tout, on constate que ce genre ô combien fédérateur est depuis quelques années revenu en force, avec autant de formations qui l’agrémentent d’éléments bien à eux, ou essaient simplement de le remettre au goût du jour. Des formations comme
Halestorm, en l’occurrence…
Halestorm est un groupe américain, avec déjà quelques années au compteur, puisqu’il s’est formé en 1998, et ce même si les premières galettes du combo ne sont sorties qu’il y a quelques années (l’EP «
One & Done» a été le premier à voir le jour, en 2006).
Composé de 4 musiciens, dont la délicieuse
Lzzy Hale (et non pas Lizzy, comme on pourrait le penser) au chant, et signé chez Roadrunner,
Halestorm revient début 2012, après 3 ans de silence, nous offrir un petit avant-goût de leur prochain album, avec ce deuxième EP, intitulé «
Hello, It’s Mz. Hyde»…
Il n’est pas simple de juger un groupe sur seulement 4 titres, mais pour celles et ceux qui attendraient fébrilement mon verdict, autant le dire tout de suite, nous avons entre les oreilles ni plus ni moins que 13 minutes d’un Hard Rock bisounours et conformiste bien comme il faut.
Là ou les gazelles de
Crucified Barbara, qui évoluent dans un style sensiblement identique, n’hésitent pas à envoyer la purée (ou la faire cracher, selon le sexe de l’auditeur... AHEM !),
Halestorm lorgne méchamment du côté de la Pop Music bas de gamme telle qu’on peut l’entendre à la radio.
Ça, pour sur, le côté mélodique de leur musique est pleinement assumé, jusqu’à en devenir presque obscène, pour tout dire... «
Rock Show», deuxième titre de ce maxi, pourrait sans peine figurer aux côtés de ceux de
Simple Plan ou de
Green Day, à une heure de grande écoute.
Amateurs de morceaux prévisibles et de plans convenus, bienvenue !
Toutefois, si ces quelques morceaux n’ont pas un grand intérêt musical, ils ont le mérite d’être flatteurs pour les conduits auditifs, ne serait-ce que pendant un moment («
Daughters of Darkness» ou «
Love Bites (So Do I)» peuvent même s’avérer agréable dans la durée, même s’il n’y a pas de quoi crier au génie).
C’est déjà ça de gagné.
Finalement, l’intérêt tout relatif de cette galette résidera dans le langage fleuri de la demoiselle, qui prêterait presque à rire tant le propos est en décalage avec la musique proposée. Vous imagineriez une seule seconde
Francis Cabrel scander des noms d’oiseaux derrière son micro ? Et bien là, c’est à peu près le même délire.
Enfin, bref…
Ce n’est pas aujourd’hui qu’
Halestorm fera sa petite révolution, et ce maxi ira bien vite récolter la poussière au sommet d’une étagère, même si on pourra toujours le ressortir en présence de personnes réfractaires au Metal ou au Hard Rock, afin d'égayer un apéro, ou d'animer quelque peu une soirée karaoké...
Toujours est-il que «
Hello, it’s Mz .Hyde» n’est pas foncièrement mauvais, loin de là même, car il faut reconnaître la qualité de la production d’une part, et d’autre part que ce timide EP pourrait bien convaincre certaines jeunes âmes encore pures à s’intéresser d’un peu plus près à l’univers du
Metal, et du
Rock en général, ce qui à l’heure de
Lady Gaga,
Justin Bieber et consorts, pourrait être une véritable aubaine pour nos pauvres esgourdes.
On attendra juste la sortie de l’album pour se faire un avis définitif sur la chose, mais la partie semble mal engagée pour
Lzzy Hale et sa troupe…
Dommage.