Après un
Alchemic clockwork of disorder foisonnant d’idées et révélateur d’un style propre au groupe de Boismé,
Trepalium revient avec ce
XIII qui sort le 9 février donc. Qu’en est-il du groupe ? Evolution ? Récession ? Stagnation peut-être ? Tout sera dit ici ! Oh yeah !
Alchemik clockwork of disorder, le 2ème album de
Trepalium démontrait une puissance mêlée à des compositions groovy d’incroyable facture.
XIII ne déroge pas à la régle et poursuit là où le précédent s’était arrêter, que ce soit dans la thématique ou la musique. Le groupe était parti pour leur précédent effort de l’histoire d’un serial killer aux allures de clown (la pochette de
XIII). Ici, l’histoire continue, comme un roman. Pas la peine de s’attarder sur l’histoire que vous découvrirez en lisant les paroles. Du point de vue musical déjà, on peut sentir de quoi ça parle et c’est plutôt énorme. L’entrée « Daddy’s happy » pourrait se poser comme un single étant le morceau le plus accessible de l’album, un brin prévisible et plutôt classique pour du
Trepalium, c’est peut être le morceau le plus faible de l’album. Et c’est dire si l’album est impressionant ! Que ce soit dans cette efficacité groovy-hardcore propre au groupe mais qui rappelle aussi par moment du
Pantera en plus moderne et plus boogie (l’excellente « Glowing cloud ») ou dans cette structure et ces plans tordus et jazzy (l’énorme « Blink of time ») ,
Trepalium explose tout. Le chant se fait aussi plus varié, parfois plus hardcore (« Blink of time ») mais aussi étrange (la participation d’un chanteur, Louis, sur le malsain « And now… »). Les morceaux s’enchainent à toute vitesse et l’envie de bouger s’accroit de plus en plus tandis qu’on s’enfonce dans l’album.
Parlons à présent de l’évolution du groupe. Car évolution il y a. Preuve en est du morceau déjà culte « Addicted to oblivion » avec ses passages mélodiques et son groove particulier sur les couplets. On notera aussi un break absolument énorme où le combo se lâche dans un jazz manouche excellent qui a le mérite de poser l’auditeur un moment avant une nouvelle rasade ! La formation poitevine sait aussi expérimenter sa composition avec le titre « And now… » fait d’ambiances malsaines et de passages violents où K.K continue à se déchainer à la voix. Plus de jazz, plus de parties variées dans ce nouvel album avec notamment le titre « Usual crap » qui est certainement l’un des meilleurs de l’album. Légéres coupures jazzy, refrains aux couleurs
Opeth, et surtout ces couplets méga-groovy ! L’efficacité,
Trepalium sait aussi la garder avec le dantesque « Inner hell » dont la vidéo live sur leur myspace prouve la puissance. Par moment, on aurait limite envie de danser une valse tant le groupe sait se montrer entrainant (la super groovy « Become »). Vous l’aurez compris, entre passages plus hardcore (« World of plague »), breaks jazzy («Usual crap », « Addicted to Oblivion ») et ambiances à la
Eths (« And now… »),
Trepalium évolue et c’est pour notre plus grand plaisir. La production est, elle, énorme, le groupe a enregistré dans son propre studio en faisant appel à un professionnel. Le résultat est là: tout les instruments sonnent super bien, le chant est ni trop présent ni pas assez présent et la rage est intacte!
Au final, superbe évolution que ce
XIII dont je sens encore l’impact sur mes cervicales. Torturé, encore plus groovy, malsain, hypnotique, plus technique, extrêmement riche, cet album sera incroyable pour tous ceux qui arriveront à plonger dedans, sachant qu’il est tout de même moins accessible que leurs précédentes galettes. La première énorme sortie de l’année à se procurer absolument !
P.S : Il y a XII morceaux mais l’album s’appelle
XIII donc réfléchisssez ;)