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Chroniques :: Chronique de Draconian Times

Chronique de Draconian Times

Paradise Lost  - Draconian Times (Album)

Excellence draconienne



Avec Icon, Paradise Lost était devenu un des groupes les plus influents en Grande Bretagne dans le domaine du doom aux accents gothiques. Une oeuvre proche de l'excellence qui a propulsé la carrière des Anglais d'Halifax après quelques années où le succès s'était plus ou moins refusé à eux.

Toujours produit par Simon Efemey, Draconian Times arrive deux ans plus tard avec sa pochette délicatement énigmatique. On remarquera l'arrivée d'un nouveau batteur en la personne de Lee Morris]], mais cela ne nous dit pas de quoi sera fait le lendemain. Dans quelle direction allait nous mener Paradise Lost ? Le groupe allait-il nous émerveiller avec une autre oeuvre où le lyrisme allait se mêler aux accents doom ? Allait-il évoluer de manière significative pour profiter de sa renommée naissante ? Ou au contraire, se complaire dans la facilité en refaisant le même album ?

En fait, Paradise Lost fait le même pas que celui qui sépare Shades Of God d'Icon : une évolution dans la continuité, un affermissement du style délayé depuis quelques années déjà. Plus lisse, plus mélodique, Draconian Times est une oeuvre évoluant entre doom et heavy metal, avec quelques accents gothiques du meilleur effet. Mais attention, pas du gothique du style "suicidons-nous en choeur, ce sera plus cool sous la pierre tombale". Cela reste triste, douloureux. La voix de Nick Holmes se fait moins caverneuse, les accents death disparaissent presque tout à fait. Sa tessiture peut faire penser à James Hetfield de Metallica. On sent que le chanteur a beaucoup travaillé son art et il véhicule bien plus d'émotions. On savourera ainsi Forever Failure, espèce d'Unforgiven aux samples de la voix de Charles Manson devenus célèbres.

L'album est de fait séduisant; Dès les premiers passages d'Enchantment où le piano s'invite dans la danse aux derniers accords Jaded, on est pris dans un tourbillon mélancolique et émotionnel, une oeuvre à la stylistique soigneusement élaborée. Même si les quatre premiers morceaux ont tendance à couvrir le reste, les mélodies sont nombreuses et en abandonnant les facettes les plus rugueuses, les plus extrêmes de sa musique, Paradise Lost se donne une nouvelle légitimité et prouve qu'il avait les capacités dues à son rang, que le succès d'Icon n'était pas simplement un coup de chance.

Draconian Times, c'est un album charnière. Avec un tel disque, on sentait bien que le groupe ne pouvait pas camper dans ses positions, qu'il allait encore devoir se renouveler afin de ne pas se répéter, de ne pas se fossiliser sur place et en définitive, de perdre tous les acquis chèrement gagnés. Draconian Times demeure un des grands classique du groupe, un album sur lequel les compliments pleuvent. Sa seconde partie un peu plus anonyme ne le place pas tout à fait au même niveau que le formidable Icon, mais il demeure l'un des indispensables de Paradise Lost.

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par Elric des Dragons, le 6 janvier 2009
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Très bon cru ce Paradise Lost 1995 !!!

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


Il est de ces albums que l'on ne se lasse pas d'écouter. C'est le cas avec ce 5e opus de Paradise Lost.

Retour sur le passé.

Formé dans le Yorkshire en Angleterre par Nick Holmes (chant) et Greg Mackintosh (guitare), le groupe évolue dans un style doom death gothic (oui je sais ça fait bizarre). Ils seront les deux compositeurs de la quasi totalité des titres du combo.
Evoluant de plus en plus dans le doom gothic au fil des albums. Leur album culminant étant, pour moi, ce Draconian Times.

Les musiques sont abouties. On le voit par exemple avec Enchantment. Des mélodies envoûtantes, quasi planantes, avec la voix de Nick Holmes surplombant le tout. Le piano, d'entrée, est tout simplement magnifique : pas besoin d'en faire des tonnes. Les mélodies sont là, tout en laissant une large place au chant. Nick Holmes peut ainsi s'époumoner et montrer toute l'étendue de son talent.

L'album s'enchaine avec un titre plus énervé qu'est Hallowed Land. Ici le chanteur montre ses quelques restes de doom death, mais sans rentrer dans le chant barbare pour autant. Un titre qui rentre dans le trio de tête des très bonnes chansons que renferme cette galette de 12 pistes.

C'est alors qu'arrive le morceau "single" de l'album. The Last Time. Un titre qui accroche, qui aurait pu être sans souci un titre FM, si à cette époque on ne nous gavait pas, côté rock, à coup de Nirvana ou autre grunge ou bien de ces chansons que sont Runaway Train de Soul Asylum ou 74-75 des Connels. Bref, ce titre est un titre qui reste bien en tête. Le refrain, avec ses choeurs répétant lascivement la même phrase prennent bien. La guitare ne se contente pas d'assurer une rythmique puissante, mais la seconde assure une mélodie simple, effacée, mais qui ferait perdre toute sa saveur au morceau.

Je vous laisserai avec ce quatrième titre qui est avec les trois autres dans mon trio..... euh quatuor de tête. Forever Failure. Avec ce chant torturé et cette musique de dépressif. Il est certain qu'il ne vaut mieux pas être dans un état d'esprit suicidaire lors de l'écoute de ce titre brute d'émotions (la voix y étant encore pour beaucoup). Les passages tantôt hurlés, tantôt murmurés apportent tout le charme de la chanson. Encore une fois, la musique n'est pas ultra complexe, mais pourtant ultra bien amenée.

Je suis d'accord. Arrêter cette chronique avec seulement quatres titres évoqués sur les 12 que comportent cette galette n'est peut être pas le plus judicieux. Cependant, si vous avez aimez ces quatres titres, vous ne pourrez qu'apprécier les autres.
A noter cependant que Once Solemn doit être le titre le plus speed de l'album. Un titre bien plus "joyeux" dans la mesure ou l'album puisse l'être.

Vous l'aurez compris donc, cette bande de triste sires anglais m'a conquis avec cet album qui reste un album majeure de la décennie 90. Il est pour moi, le meilleur album de l'histoire du groupe. Celui qui marquera définitivement leur carrière. En attendant qu'ils donnent un second opus de cette qualité, avec une production tout aussi intelligente.

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par Mindkiller, le 18 décembre 2010
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Draconian Times - Infos

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Sortie : 12 juin 1995
Genre : Doom/heavy Metal
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Enchantment (6:04)à écouter en premierparoles de Enchantment
2. Hallowed Land (5:02)culte !culte !paroles de Hallowed Land
3. The Last Time (3:27)à écouter en premierlistenparoles de The Last Time
4. Forever Failure (4:18)culte !culte !listenparoles de Forever Failure
5. Once Solemn (3:03)paroles de Once Solemn
6. Shadowkings (4:41)paroles de Shadowkings
7. Elusive Cure (3:21)paroles de Elusive Cure
8. Yearn For Change (4:19)paroles de Yearn For Change
9. Shades Of God (3:54)à écouter en premierparoles de Shades Of God
10. Hands Of Reason (3:58)paroles de Hands Of Reason
11. I See Your Face (3:17)paroles de I See Your Face
12. Jaded (3:26)paroles de Jaded
écouter : Ecouter l'album



Paradise Lost

Paradise Lost
Paradise Lost
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Création : 1988
Genre : Gothique Metal
Origine : Royaume-Uni

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