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Chroniques :: Chronique de Eternity

Chronique de Eternity

Anathema  - Eternity (Album)

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eternity: beauté éternelle



Eternity est l'un des plus beaux skeud qu'il m'ait été donné d'écouter. A la fois atmosphérique, doom et rock ce Eternity ne peut laisser indifférent, tout comme son géniteur Anathema.

Après une première carrière dans le death metal au début des années 1990, les anglais entament une seconde carrière, cette fois-ci dans la musique atmosphérique. Et le moins que l'on puisse dire c'est ce que ce virage leur a parfaitement réussi car lorsque l'on écoute cette galette, l'émotion nous met une grande claque dans la gueule!

Guitares, claviers, mélodies suaves et entraînantes, Anathema nous transporte dans un autre univers. Le groupe mené de main de maître par son chanteur-guitariste Vincent Cavanagh balance sa musique atmosphérique aux relents doomesques dans la gueule de l'auditeur qui n'est pas prêt de s'en relever, à l'image d'un "angelica" salvateur.
Attention ici point de chant guttural mais plutôt une voix claire venue des entrailles du chanteur qui semble véritablement porté par les paroles qu'il prononce, un peu à l'image de ce que propose Nemtheanga au sein du groupe irlandais Primordial (que je vous invite d'ailleurs à découvrir si vous ne connaissez pas)
Cet album d'une qualité exemplaire doit , si ce n'est déjà le cas, faire partie de votre discothèque.

Eternity porte le nom qu'il mérite: la musique dégagée par le combo anglais restera dans les mémoires pour un bon moment. Espérons qu'il en soit de même pour le groupe qui reste malheureusement encore assez méconnu.
Pour tous les fans de mélodies doomesques!

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par Prométhée, le 26 décembre 2008
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641 lectures
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10

Marche en avant, derrière un corbillard...



Les musiciens d'Anathema avaient parfaitement compris qu'ils avaient dit tout ce qu'ils avaient à dire en doom après le superbe The Silent Enigma qui leur avait permis de s'affiner considérablement en plaçant Vinnie Cavanagh derrière le micro, en lieu et place de Darren White. Il était aussi logique que le groupe exploite au mieux les capacités vocales de Vinnie, qui peinait à être totalement agressif et qui se montrait déjà convaincant dans les moments plus posés. Le contraire aurait été absurde. Aussi Anathema se réinvente un style. Il efface les contours monolithiques du doom pour se complaire dans un metal qui aime rester assez lent, mais qui se veut bien plus atmosphérique, plus léger, avec des morceaux relativement courts où les musiciens exploitent au mieux les montées en puissance plutôt que d'attendre un ultime break pour insuffler de la virulence à l'ensemble comme c'était encore le cas sur The Silent Enigma (souvenez-vous de Restless Oblivion). Sur Eternity, Anathema prend même parfois un malin plaisir à inverser le processus.

Ne vous fiez pas à cette pochette montrant la statue d'un ange sur fond de nébuleuse. Elle est un peu kitschoune et ne rend pas hommage à la musique développée par les autres quatre de Liverpool. Limite, le héron tiré d'un tableau écaillé de l'intérieur du livret aurait fait meilleur effet. Mais on l'a déjà dit et on le répète encore une fois : une jaquette n'a jamais fait la qualité d'un album, ça, ce sont aux musiciens de le prouver. Et les mecs d'Anathema vont faire ça bien, tout en finesse.

Après une longue introduction, qui file la chair de poule tant elle dégage une mélancolie glaçante, avec son piano simple et entêtant. On s'attend à un déluge de lourdeur juste après, mais Anathema enchaîne avec un titre d'une souplesse rare, Angelica, qui voit le groupe troquer les riffs lourdingues pour une singulière mélodie, subtile, abordable, mais ô combien déprimante. C'est léger, cela s'offre à l'auditeur pudiquement, l'électricité ne parvenant à faire oublier le délicatesse de l'acoustique... Vinnie impressionne d'entrée avec son chant langoureux, touchant, qui a encore tendance malheureusement à s'énerver un peu pour rien, quand plus tard il saura le moduler parfaitement. Il n'empêche, Angelica vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. La mélancolie est pourtant, là, bien présente, qui vous happe et vous entraîne dans les abysses d'un désespoir profond.

La voix de Vinnie manque encore de clarté. Le chanteur/guitariste est sur le bon chemin, mais il n'a pas encore la maîtrise suffisante pour bien habiter son texte. Ses colères, sur The Beloved par exemple, sont un peu trop rêches pour coller parfaitement à ce que Anathema essaye de créer. Et pourtant, il est capable de grandes choses, comme sur ce Suicide Veil sinistre, qu'il semble habiter littéralement, ou encore sur la reprise de Roy Harper, Hope, où il vient donner les intonations qu'il faut pour s'approprier le titre.

Musicalement, c'est à un véritable palais des glaces que nous convie Anathema. Les notes se reflètent partout, délicates, sensibles, fragiles et viennent créer un temple de douleur où l'auditeur est la pièce centrale. Si ce dernier y croit, Anathema remporte son pari et adhèrera au discours. Sinon, c'est le dédain. Les variations de rythme, les breaks sentencieux, l'avancée mélodique sont parfois un peu complexes, s'impriment dans une logique sombre qui est tout sauf évidente à cerner, jusqu'à ce que l'on comprenne que le groupe joue avec nos sentiments et qu'il suffit de se laisser aller pour être en phase avec l'album. Pour le coup, Suicide Veil qui succède à Hope prend l'allure d'une descente vertigineuse dans les méandres du désespoir, infini, parfois un peu vain et laisse un sale goût en bouche.

Eternity, c'est l'album du désespoir. Le groupe y est méconnaissable et c'est tant mieux. La surprise est intégrale, et la violence des sentiments arrive comme un train lancé à pleine vitesse. C'est amoral d'aimer ce disque tant il est noir, mais qu'est-ce que c'est beau ! Anathema a su toucher un corde sensible, une fibre mélancolique qui ne peut laisser indifférent, malgré de menus défauts qui vont vite s'estomper avec le temps... Subtil et efficace.



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Avis des chroniqueurs :  
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Prométhée
 



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Commentaires


La rupture est totale après un passé plus doom. Avec Eternity, Anathema se dévoile un peu plus et ne peut laisser indifférent. Un beau disque, mais la voix de Vinnie manque encore un peu e clarté. 8/10 pour moi.
sam. 24 janv. 09- 08:35  
un très bon album,en dessous de alternative 4 et de judgement mais un très bon album quand meme.
jeu. 7 mai 09- 19:41  
Superbe chronique Elric. On sent le fan.
lun. 1 mars 10- 15:59  

Eternity - Infos

Voir la discographie de Anathema
Infos de Eternity
acheter sur Amazon
Sortie : 11 novembre 1996
Genre : Doom Metal
Label : Peaceville Records
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Sentient (02:59)paroles de Sentient
2. Angelica (05:51)culte !culte !paroles de Angelica
3. The Beloved (04:44)à écouter en premierparoles de The Beloved
4. Eternity, Part I (05:35)culte !culte !paroles de Eternity, Part I
5. Eternity, Part II (03:12)paroles de Eternity, Part II
6. Hope (Roy Harper cover) (05:55)paroles de Hope (Roy Harper cover)
7. Suicide Veil (05:11)à écouter en premierparoles de Suicide Veil
8. Radiance (05:52)paroles de Radiance
9. Far Away (05:30)à écouter en premierparoles de Far Away
10. Eternity, Part III (04:44)paroles de Eternity, Part III
11. Cries on the Wind (05:01)paroles de Cries on the Wind
12. Ascension (instrumental) (03:20)paroles de Ascension (instrumental)
écouter : Ecouter l'album



Anathema

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