Trois ans après le superbe « Swampsong »,
Kalmah fête ses quinze hivers avec une nouvelle offrande : «
The Black Waltz ». Un album qui tombe à pic alors que
Kalmah commençait réellement à tourner en rond - s’embourbant dans les méandres de la scène finlandaise. Car ce nouvel opus marque un tournant dans la carrière du groupe qui a l’air bien décidé à ôter cette étiquette de COB-cover qui lui a été injustement collée pour les précédents albums …
De plus le claviériste Marco Sneck rejoint l’aventure, succédant ainsi à Pasi Hiltula. Si celui-ci a eu un rôle non négligeable dans la composition de l’album, il n’est pas à l’origine de ce changement d’après les dires du groupe … Alors «
The Black Waltz », ca donne quoi ?
Au travers de ce disque,
Kalmah – qui a certes plus d’une corde à sa guitare - exploite un nouvel angle de sa personnalité. Si l’on retrouve nos bons vieux shreddeux dans la forme, dans le fond en revanche le groupe se dirige vers des horizons différents. Il explore de nouvelles ambiances plus sombres et agressives. Et cela au travers de riffs plus lourds et d’un jeu de guitares/clavier moins démonstratif qu’avant. Rajoutons à l’occasion que le Pekka Kokko a troqué son chant black éraillé contre une voix death rocailleuse. Une voix qu’ 'il maitrise avec une fluidité et un talent surprenant, ce qui apporte une saveur différente à la musique.
Les pièces de «
The Black Waltz » sont moins techniques et d’un rentre-dedans très efficace. Rassurons nous : la musique ne pert rien en terme de qualité ! En effet les finlandais nous gratifient de compositions qui ont gagné en maturité. Mais globalement –si les structures sont variées – le son, lui, reste bien le même d’un bout à l’autre de l’album. Et ca devient plutôt agaçant à la longue … Il est évident que le travail des musiciens est impeccable mais le groupe aurait gagné faire un album moins linéaire, car malgré des morceaux très bons la musique manque un peut d’envergure.
« To the gallows », «
The Black Waltz”, “Time takes us all” : les bonnes chansons ne font pas défaut à ce nouvel opus ! Avec une mention spéciale pour « The Groan Of Wind », de loin le meilleur morceau de l’album. Ce dernier représente bien le nouveau style de
Kalmah : un Death mélodique sauvage, buté et efficace, basé sur un mid tempo propice aux headbangs !
Il semble donc que
Kalmah ai trouvé sa voie, se forgeant ainsi une identité propre au sein de la scène metal. Il semble aussi que ce groupe soit destiné à demeurer éternellement dans le registre des groupes de secondes classes. Et je pense que c’est plutôt une erreur de distribution/stratégie commerciale plus qu’une erreur musicale qui est à l’origine de cela … Bref, avec «
The Black Waltz », le groupe ajoute un très bon album de plus à sa discographie !