Né des cendres de Stutthof, les grecs d’Acherontas ont rapidement su se forger un nom au sein de la scène Black Metal !
Un premier album en 2007, puis toutes sortes de splits avec des personnalités influentes de la scène Black :
Necromantia, Leviathan, et plus récemment Drowning The Light ! Et encore un album, un EP, une compilation… On pourra dire que la dissolution de Stutthof aura eu du bon, même si un And Cosmos From Ashes To Dust restera encore longtemps dans les mémoires… Quoi qu’il en soit, le groupe a légèrement changé son répertoire depuis qu’il a un nouveau nom il s’oriente bien plus vers l’occultisme, baigné dans une multitude de symboles religieux…
Quoi qu’il en soit, le Acherontas 2011 sortira du calice sous le nom de Vamachara. Un titre qui nous renvoit directement à la tradition et à la religion indienne.
Une fois de plus, Acherontas nous plonge en plein cœur d’un univers dirigé vers l’élévation de l’âme. Vamachara nous entraine dans un Black Metal ésotérique de premier ordre qui ravira les adeptes du style. Le précédent EP, Hermeticism annonçait un grand album. Et pourtant, Acherontas baisse d’un ton pour laisser libre cours à son imagination et à un Black Metal moins rentre-dedans. Avec Hermeticism, on était pris de court par cette ambiance malsaine sans relâche qui rythmait ces deux titres. Ici, Acherontas nous laisse le temps de respirer pour plonger plus en profondeur dans son univers. Et c’est toujours avec une grande classe qu’il nous produit ces ambiances à la fois sordides et grandiloquentes ! Ces riffs tourbillonnant, ce chant haineux, ces mélodies perfides et discrètes… Tout ça ne fait que contribuer à la nausée qui s’empare de l’auditeur.
On a juste l’impression de se retrouver à être le sacrifice des grecs, victimes de cette musique sinistre et magique. Car si beaucoup de groupes se revendiquent d’un quelconque mouvement ‘
esoteric Black Metal’, ils ne font bien souvent que parler de sujets occultes sans que la musique n’ait l’air si ésotérique que ça. Alors qu’avec Acherontas, on sent vraiment toutes ces ambiances malsaines et glauques qui envahissent sournoisement l’album. On pourrait même dire qu’Acherontas est une version vraiment Black Metal de
Deathspell Omega (sans tous les aspects Jazz ou progressifs qui inondent les derniers albums…). Acherontas reste bel et bien dans une ligne de conduite Black Metal, même si on notera l’intrusion de quelques instruments traditionnel indiens (Ohm Krim Kali) qui sort vraiment du lot d’ailleurs…
Pour faire simple, Vamachara est un disque moins impressionnant ce que l’on avait l’habitude d’entendre de la part d’Acherontas. Mais il part dans de nouvelles directions qui sont tout aussi surprenantes et inquiétantes. L’utilisation de passages aux consonances tribales s’intègre impeccablement et on espère que le groupe les utilisera encore plus par le futur. On sent qu’Acherontas a trouvé sa voie et qu’il cherche même à se forger une identité encore plus forte. Quoi qu’il en soit, ce nouvel album est un chemin de plus qui ravira les fans du groupe !