Archgoat revient, mais
Archgoat ne nous avait pas vraiment quitté. On attendait juste de pied ferme ce nouvel rituel pour écouter un peu de neuf de la part d’un des groupes les plus cultes de son genre…
C’est au son d’un War Black/Death occulte que ce nouvel EP, dont la pochette à nouveau dessinée par Chris Moyen, Heavenly Vulva (Christ’s Last Rites) voit le jour. Et pas sur n’importe quel label puisque c’est Debemur Morti qui comporte fièrement Archogoat dans ses rangs…
Ici, ne vous attendez pas à un réel changement… En même temps, ce n’est pas ce qu’on voulait.
Archgoat nous livre une œuvre de Black/Death du début à la fin, avec un son bien Raw, très cru et massif. Le genre de truc chaotique à souhait, mais d’une lourdeur insoutenable. Le côté occulte développé ici me semble plus présent que ce qu’on avait l’habitude d’entendre du célèbre trio finlandais. Ici,
Archgoat n’hésite pas à plomber l’ambiance avec des passages instrumentaux bien lourds, soutenus par une ambiance très malsaine qui se dégage de ces vibrations guitaristiques. Au fil des titres, les finlandais élaborent des titres qui se veulent à la fois démoniaques et sanglants. La dimension occulte prend tout son sens avec ce chant complètement caverneux et furieux. Et des intros comme celle de Penetrator of the Second Temple, ça met dans l’ambiance, y a pas à dire !
Cet EP, d’une durée de 16 minutes tient vraiment ses promesses et permet à
Archgoat de revenir sur le devant de la scène. Si le genre Black/Death de ce style a connu quelques autres groupes influencés par
Archgoat, jamais il n’aura pu être remplacé ! Cet EP permet au groupe de réaffirmer ses positions de leader dans le style, même si des groupes comme Wrathprayer ou Witchrist ont tout à fait leurs places dans cette scène.
Archgoat a une identité forte à défendre, et il y parvient assez facilement avec son savoir-faire si efficace. Day Of Clouds en est un exemple plutôt concret. Avec peu de chant, mais une place considérable pour les instrus, la dimension oppressante et ésotérique qui en ressort permet au groupe d’asseoir sa réputation avec brio.
Un nouvel EP tout beau tout neuf pour un groupe qui a déjà de la bouteille et qui lui permet de réaffirmer sa place dans le paysage sclérosé du Black Metal. Si beaucoup pensent que les EP et autres formats de courte durée sont inutiles, il n’y a qu’à écouter ce Heavenly Vulva pour se persuader du contraire.