Cult of luna ou l'apogée du postcore... Deux ans après le sublime album
Somewhere along the highway et un virage post rock, les maîtres suédois reviennent avec un album plus travaillé mais plus sombre aussi. Ici plus de plages mélancoliques mais plutôt un élan de fougue et de rage.
Eternal kingdom trouble et frappe son auditeur sans jamais le lâcher.
Qu'est ce qui fait le charme de cette galette?
Tout d'abord, le concept même de l'album: les suédois se sont inspirés du journal intime d'un schyzophrène des années 1920 ayant tué sa femme soi-disant sous l'ordre de Dieu.
Ensuite, l'artwork absolument magnifique composé de dessins proches de ceux utilisés pour illustrer les fables.
Enfin, l'univers musical merveilleux dans lequel nous embarque les 8 musiciens d'Umea.
Se dégage de ce skeud une ambiance à la fois froide, malsaine et en même temps totalement enivrante. Klas Rydberg nous inonde de son chant hurlé parfaitement travaillé, les guitares assènent des mélodies sludgecore du plus bel effet et parfois saupoudrées de guitares plus calmes et mélodiques, à l'instar du titre "Ghost trail", merveille de progressisme. Le clavier, bien que présent aux moments opportuns, semble moins présent sur cet album que sur son prédécesseur. Quant à la batterie et aux percussions, elles sont bien présentes et nous balancent des rythmes simples mais entêtants; exemple avec "Following betulas" et son final à la rythmique quasi militaire et avec ses trompettes.
Avec ce skeud composé de 10 chansons pour une durée d'une heure, vous passerez par tous les sentiments: surprise, étonnement, questionnement, toujours est-il qu'il ne vous laissera pas indifférent.
On ne sait que penser suite à la première écoute de ce disque ultra complexe où se mêle avec acharnement violence ("Owlwood") et émotion ("The lure"). Peut-être n'aimerez vous pas cet effort du combo d'Umea mais ne vous arrêtez pas dès cette écoute. Il faut écouter encore et encore jusqu'à découvrir les moindres facettes de cette galette à la production excellente et à l'imagination débordante.
Un bel album, certainement le plus travaillé, mené par un grand groupe.
Cult of luna par sa diversité musicale tend à devenir un des maîtres du post-core. Chapeau l'artiste!