Aujourd'hui nous le savons, il s'agit du dernier album de
Stratovariusécrit par celui qui apporta tant à cette formation, le fameux guitariste : Timo Tolkki. Un album éponyme puisqu'il porte le même nom que ce célèbre groupe finlandais, un album aux apparences simples et classieuses n'arborant que leur traditionnelle fleur de lys, le tout dans des tons noirs et dorés. Simple et efficace ?
Cet album est un peu particulier, il arrive après les tribulations du groupe, les départs annoncés et finalement une reformation à l'identique, enfin presque (Jari ne fait plus partie de la bande). Un album qui prônait l'unité alors qu'aujourd'hui le groupe a bel et bien tourné la page Tolkki. Mais il ne s'agit pas, ici, de parler de leurs frasques, mais d'un album ; un album particulier donc !
Pourquoi ? Cet album regroupe des titres très "Stratovariens" (
Fight,
Back to Madness) et d'autre plus étranges (
Maniac Dance,
Zenith of Power) qui peuvent susciter l'intérêt comme le dégout. Nous attaquons donc l'écoute de ce
Stratovariuspar la surprenante :
"Maniac Dance". Une chanson aux antipodes des morceaux speed auquel la formation nous avait habitués, un morceau qui donne le ton puisqu'il s'agit là du seul album de Stratovarius qui ne contient aucune bombe speed (on le regrette). La voix de Kotipelto se veut agressive, mais le chanteur ne possède pas le timbre nécessaire ce qui peut donner l'impression d'une chanson surfaite, surjouée. Mais cela sans compter sur l'efficacité des riffs, des solis bien sentit par Tolkki, d'un son parfait (un peu trop pour certain). On aime ou on aime pas ... On se surprend à se dire : "on ne s'attendait quand même pas à ça de la part de Stratovarius".
On entend peu Jens Johanssen complètement effacé derrière de petites mélodies qui cachent le talent du claviériste. On poursuit avec des titres efficaces mais sans grandes ambitions, que sont
Fightou
Just Carry On. Le morceau
Fight reste malgré tout l'un de mes préférés, un morceau plus rapide, énergique, ou l'on retrouve ce qu'on aime chez Stratovarius. S'en suit
Back to Madness et là je dois dire que le morceau suffit presque à faire oublier le reste de l'album, un morceau long, original, changeant, une batterie imposante comme sait nous les faire Jörg Micheal, une réussite, et on se reprend à aimer Stratovarius et ce que le groupe réussit à dégager. Puis c'est au tour de
Gypsy in me de rajouter une couche, du clavier, des rythmiques accrocheuses, un Kotipelto égal à lui même, un morceau tout simplement trippant.
Puis nous entendons
The Land Of Ice And Snow qui est une ballade typique de Stratovarius, arrangé par une originale composition Batterie-Basse-Guitare. Mais on s'attendait à mieux sans doute.
Leave the Tribe, un morceau standard ... en fait c'est ce qu'on regrette beaucoup dans cet album les morceaux ne sont pas mauvais. En fait si on pouvait se saisir de n'importe lequel de ces morceaux et le glisser dans un album précédent, on l'aura trouvé génial ... mais entre eux, ils ne se suffisent pas !
Enfin le morceau
United réussit à mon sens à nous délivrer du vrai Stratovarius, un morceau que je trouve réussit, un hymne à l'unité. Bref un bon morceau, mais un peu trop seul sur cette galette.
En clair un album qui n'ai pas mauvais mais qui n'atteint pas le niveau déjà proposé par Stratovarius. La rançon de la gloire en quelque sorte ...