Derrick Green n'est pas
Sepultura et ne le sera jamais !
Après le hardcore Roorback,
Sepultura a décidé qu'il devait réagir suite aux critiques qui n'ont pas été tendre envers eux ...
Est-ce si démérité ?
Les fans de l'ère Max sont désespérés de voir Derrick Green à la tête du groupe, les plongeant 20 000 lieux sous les mers à chaques sorties. Mais ce coup ci,
Sepultura (oui c'est encore leur nom) eu la brillante idée de faire un album-concept tiré de la divine comédie de
Dante Aleghieri... De la nouveauté chez les brésiliens !
Enfin, toute nouveauté n'est pas bonne à prendre pour
Sepultura depuis 1997, c'est ce que dirons les mauvaises langues ...
Le schéma de cet album est assez simple, trois parties: L'enfer, le purgatoire et le paradis.
L'enfer prend une place importante sur le disque, tout comme le purgatoire et "bizarrement" le paradis, presque pas ... Oui car depuis ces dix dernières années,
Sepultura n'a pas connu de grande et belle année de gloire paradisiaque, luttant à chaques sorties pour ne pas se faire démonter par ses fans, ne disposant pas de moyen de production comme sur les précédents albums et subissant la pression pour ne pas craquer.
Mais
Sepultura est toujours et encore là... malgré tout.
Inferno:
Une introduction angoissante avant de constater le retour des Sep' ?
Le riff de
Dark Wood of Error montre qu'Andreas Kisser n'a rien perdu de son coup de poignet et fait monter la pression avant l'arrivée du chant de Derrick Green. Son chant a évolué, mieux maitrisé, moins brouillon et beaucoup plus puissant !
On peut également constater par la suite que Ig(g)or reste également un grand batteur avec ce
Convicted In Life, nous rappellant la période Chaos A.D. des brésiliens ...
De la double pédale en veux-tu en voilà ! Une basse plus animée que sur n'importe quelle production du groupe toute période confondu, c'est révolutionnaire ! Oui car Paulo Jr. fait parti de ces bassistes que l'on remarque à peine sur CD, à croire qu'il ne sert qu'à faire rire dans les bonus vidéos sur le DVD Live In Sao Paulo, mais là, il est présent.
De l'animosité, de la haine et de l'inventitié pour cette partie consacrée à l'enfer où le groupe fait belle impression avec des cuivres sur Fraise ...
Sepultura n'avait fait que stagner depuis Against, répétant inlassablement les mêmes plans inutiles et ininspirés mais là, quelle surprise, ce n'est pas le nouveau Arise mais l'inspiration est là malgré des petits défaut d'ajustement !
Ne gardons pas en tête ce nom si glorieux mais il faut se dire aussi que ce "jeune" groupe a mit huit ans et quatres albums avant de nous offrir quelque chose d'aussi intéressant ...
Purgatorio:
Encore une introduction, cette fois ci pour le purgatoire! Non, Apocaliptyca n'a pas participé à l'album mais cette impression flotte fortement. Le titre
Ostia est une merveille angoissante où les riffs chaotiques de Andreas se mélangent magnifiquement avec les violoncelles, offrant un des titres les plus intéressant de la période Green ...
Les morceaux sont rapide et brut, où l'amélioration vocale de Derrick Green y est la plus performante.
Cette horrible pochette de Dante XXI, signée Stephan Doitschinoff, fait bien défaut à l'album et est sans doute la plus horrible pochette de
Sepultura !
Nuclear Seven fait parfaitement figure de ce changement annoncé, le riff est simple, la tension est pleine et surtout ce solo, typiquement "Andreas Kisserien" ...
La partie du purgatoire est certainement la plus intense, la plus symbolique et la plus diverse de l'album où le violoncelle prend une part finement composée ...
Paradiso:
Le paradis est délimité à un seul morceau,
Still Flame ! Un instrumental envoutant, aux sonorités orientales qui clôturent ce disque de 39 minutes à peine !
Ce dixième album de
Sepultura a belle mine, faisant belle figure à côté d'un Roots. L'inspiration est de retour, la surprise est de taille et le feeling du groupe est enfin revenu grâce/à cause de ce concept album !
Derrick Green s'impose enfin en tant que vocaliste du groupe, sa technique vocale a été travaillée et cela se ressent ...
Malheureusement, peu de temps après la sortie de Dante XXI, Ig(g)or quitte la troupe pour divergence musicale et verra trois ans plus tard, le seul opus sans le nom Cavalera sur un disque de
Sepultura ...