The Black Noodle Project n'est pas un groupe débutant. Eleonore est son quatrième album et le groupe a déjà une certaine reconnaissance (quoique encore un peu limitée aux connaisseurs du genre), reconnaissance justifiée par une musique bien faite et assez professionnelle.
Eleonore, c'est l'histoire d'une petite fille qui vit dans une forêt peuplée de créatures étranges. Et cela se ressent de la musique : le Metal Progressif et les structures longues et complexes de l'album servent à installer une ambiance un peu mystique et forestière. C'est une traversée dans un monde parfois dur et désespéré, d'autrefois plus beau et intriguant, ou encore simplement triste. Le style est influencé par des groupes comme
Opeth, ou
Enslaved pour certains bidouillages électroniques (il y en a un peu partout). Et si les mélodies et les riff ne touchent pas l'auditeur directement au cœur comme sait le faire un
Opeth donc, The Black Noodle Project gagne le pari de proposer une musique intéressante, construite, et "ambiancée" même si elle est parfois parsemée d'influences un peu trop marquées.
Notons que la voix est claire, le style se rapproche plus d'un Rock Metal Progressif que du Death Metal Prog de
Opeth cité précédemment.
Jérémie Grima murmure, chante, hurle parfois (mais d'un hurlement clair, pas à la
Tom Araya) et envoute. Sa voix tend parfois à se rapprocher de celles des chanteurs Néo Folk, et cela contribue à l'apaisement que procure ce disque. C'est bien de ça qu'il faut se méfier d'ailleurs, quand je disais Rock plus haut dans ma description de style, c'était pas par hasard. C'est vraiment très calme, très propre, très clean... Très mou diront ceux qui n'apprécient pas le Prog calme.
Tant pis pour eux, car ils se loupent un petit voyage qui, à défaut d'être frais, est plein d'émotion et de tendresse. Le premier morceau est peut être le moins intéressant, mais passé celui la, on se retrouve avec un Hope qui est justement assez désespéré, un Fear qui fait office d'instrumental avec une guitare au son clean et des effets qui apporte un peu de fraicheur, un Escape avec des accélérations plus violentes (dont le son des guitares rappelle parfois un peu celui du Metal Extrême), etc...
Il suffira à The Black Noodle Project d'utiliser des formules moins connues (
Opeth encore et toujours), un style plus marqué donc, pour pouvoir toucher le coeur de l'auditeur et le faire frissonner. En attendant, Eleonore ravira les fans du style.
Les Plus :
- Beau et triste
- Intriguant
- Un univers forestier, presque elfique
- La voix de Jérémie Grima
- Les bidouillages électroniques
Les Moins :
- Réservé aux amateurs du genre
- Des riff qui font parfois beaucoup penser à
Opeth.