Retour à l'accueil
Chronique
Chroniques :: Chronique de Cynic Paradise

Chronique de Cynic Paradise

Pain  - Cynic Paradise (Album)



Cynic Paradise, voici le nom du sixième album de Pain, side-project électro-metal du génie Peter Tägtgren. Sortir un nouvel album un an seulement après Psalms Of Extinction, cela peut avoir deux significations: soit le bon Peter est pris d'une soudaine inspiration qu'il a fallu extérioriser au plus vite pour son propre bien-être mental, soit ce nouvel opus prolonge l'idée du précédent sans vraiment apporté du sang neuf. Connaissant le bonhomme, on serait tenté de pencher vers la première option, mais il s'avère que la deuxième n'est pas si éloignée que ça de la réalité...


Voyons voir la bête. Cynic Paradise, à l'artwork plutôt sombre, se différencie des prédécesseurs au premier coup d'oeil. En effet, fini de voir le bon Peter sur toutes les pochettes. Que dire d'autre? Ha oui, j'oubliais, la présence d'un deuxième CD. Surprise? Quelques covers (Depeche Mode, Electric Light Orchestra), ainsi que de nouvelles versions de "Clouds Of Ecstasy" (issu Psalms Of Extinction) et de deux titres de cet opus, "Follow Me" et "No One Knows".

Toujours aussi entraînantes, les compositions de Cynic Paradise ne dépayseront personne. Et oui, encore et toujours ces fameux refrains top accrocheurs, ces mélodies imparables qui feraient danser n'importe qui...
Alors? Aucun changement dans le son de Pain, juste un prolongement de ce qui a été dit sur Psalms Of Extinction. Attention tout de même, rien de révolutionnaire certes, mais quelques petites nouveautés comme le son typé western de "Have A Drink On Me", ou encore le chant féminin d'Annette Olzon de Nightwish sur deux titres ("Follow Me" et "Feed Us"). Pour moi, ces deux morceaux, bien que relativement à part du répertoire de Pain (du fait justement de l'apport du chant féminin), ne m'auront pas séduit plus que ça, mais cela reste un avis purement personnel.

Cantonner Cynic Paradise à une copie conforme de Psalms Of Extinction ne serait que peu judicieux, même si, il est vrai, de nombreux parallèles existent entre ces deux opus. La continuité oui, mais pas la repompe purement et simplement. Sur "I'm Going In", la voix de Peter est peu commune dans Pain, et certains arrangements poussent les compositions vers le haut.
Bien que Peter n'est que très peu changé la formule de sa musique (rythmique binaire caisse claire-grosse caisse, arrangements multiples et sonorités indus), il faut bien reconnaître que la sauce prend toujours, à l'écoute de "Monkey Business", "Generation X", ou encore "Live Fast/Die Young". Bien sûr, pour ceux qui espéraient une révolution dans le son Pain, c'est une cuisante déception.

A présent, penchons-nous sur le cas du deuxième CD. Comme je vous le disai précédemment, on y trouve deux covers. Celle de Depeche Mode passe plutôt bien à la transformation "Painienne", contrairement à celle de Electric Light Orchestra, même si les originaux se prêtent assez aux ambiances électro. Le reste, de simples versions différentes de "Follow Me", "Clouds Of Ecstasy" et "No One Knows" qui n'apportent pas grand chose de neuf.


Que penser au final de ce Cynic Paradise? Peut-être que Peter aurait du prendre son temps pour pondre des morceaux plus travaillés, moins proches des précédents albums. Mais il y a fort à parier que ceux ayant accroché au Psalms Of Extinction se retrouveront sur ce dernier opus, sans être vraiment dépaysé.
Bien qu'il soit rempli de hits accrocheurs, de compositions aux allures tubesques, il est difficile de sortir convaincu par ce nouvel effort, surtout si on s'attendait à du neuf!
Peu de nouveauté, mais toujours autant d'efficacité...

(0) Modifier l'article
par kumelia, le 17 novembre 2009
Voir toutes les chroniques de kumelia
 6 
10

Me, myself and I



Autant le dire tout de suite. Cynic Paradise est un bon disque. Un très bon disque même si on le prend tel quel et qu'on essaye pas de le replacer dans une discographie qui évolue très (trop) vite. Le fait le plus marquant étant certainement le retour dans le giron de Nuclear Blast (qui doit se mordre les doigts de ne pas avoir voulu de Pain à l'origine), la chronique pourrait tenir en quelques lignes.

Il faut dire, Peter Tägtgren n'est pas qu'un stakhanoviste du metal, c'est également un petit chenapan. Avec sa faculté de composer plus vite que son ombre, il a de quoi rapidement se placer derrière les manettes et bricoler un album. Il semblerait que le prochain opus soit déjà en préparation. Mais voilà, à l'époque où tout le monde se foutait que Pain sorte un disque et où le fait était rare, nous pouvions assister à de véritables évolutions entre chaque volets. Entre le premier album éponyme et Rebirth, le climat n'était pas le même, la force évocatrice non plus. Pareil, Nothing Remains The Same dévoilait une nouvelle facette de ce groupe d'un seul homme avec une approche bien plus pop. Ensuite, on rentre dans une espèce de formatage régulier. Dancing With The Dead, malgré ses qualités évidentes, reprenait déjà des recettes usitées et Psalms Of Extinction s'inscrit dans la continuité.

La formule ne change pas, on a toujours droit à un electro-metal de bonne tenue aux guitares acerbes et à la sonorité un brin pop, ponctué par des refrains fédérateurs fait pour faire bouger les popotins dans la fosse. I'm Going In, Monkey Business ou Reach Out (And Regret) sont le type de morceaux que l'on s'attend à écouter de la part de Pain, au point où ça en devient une habitude qui risque de représenter un danger à plus ou moins long terme pour Tägtgren. On peut également citer les très bons Follow Me et Feed Us qui voit la présence d'Anette Olzon de Nightwish en tant que guest de luxe (et d'un autre côté, comment ne pas y prêter attention ? Nuclear Blast mise dessus comme en atteste le sticker collé sur la cellophane qui protège le digipack). D'ailleurs, il est bon de noter que dans ce registre, la demoiselle semble bien plus à l'aise que sur le répertoire de Nightwish, elle se montre bien plus percutante et séduisante dans son chant. Une première pour Pain et une des seules innovations que l'on pouvait encore attendre de Peter.

Un album de plus donc, plutôt sympathique mais un peu trop léger pour combler les fans die hard de Pain qui suivent le groupe depuis les débuts en 1996. Comme Tägtgren le disait dans une interview il y a peu, Hypocrisy a déjà sorti tellement d'albums dans le domaine du death, autant attendre d'avoir de réelles bonnes idées pour revenir avec un opus foudroyant. S'il n'y prend pas garde, il va se retrouver dans le même cas de figure avec son second bébé : lassé. Et alors il attendra d'avoir vraiment des choses nouvelles et imparables à nous dire pour revenir.



Chroniquer cet album

Avis des chroniqueurs :
 



Chronique précédente

Tout

Chronique suivante


Commentaires




Cynic Paradise - Infos

Voir la discographie de Pain
Infos de Cynic Paradise
acheter sur Amazon
Sortie : 31 octobre 2008
Genre : Metal Industriel
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. I'm Going In (3:16)à écouter en premierparoles de I'm Going In
2. Monkey Business (4:05)listenparoles de Monkey Business
3. Follow Me (4:16)culte !culte !paroles de Follow Me
4. Have a Drink on Me (3:53)paroles de Have a Drink on Me
5. Don't Care (2:42)paroles de Don't Care
6. Reach Out (And Regret) (3:55)à écouter en premierparoles de Reach Out (And Regret)
7. Generation X (4:18)culte !culte !paroles de Generation X
8. No One Knows (3:50)paroles de No One Knows
9. Live Fast - Die Young (3:42)paroles de Live Fast - Die Young
10. Not Your Kind (4:10)paroles de Not Your Kind
11. Feed Us (4:14)à écouter en premierparoles de Feed Us
écouter : Ecouter l'album



Pain

Pain
Pain
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Indus
Origine : Suède

Concerts:
Rapports de concerts:



Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de Liebe Ist Für Alle Da
Liebe Ist Für Alle Da
2009

Chronique de Rosenrot
Rosenrot
2005

Chronique de Rosenrot
Rosenrot
2005

Chronique de Reise, Reise
Reise, Reise
2004

Rammstein
Rammstein
Voir la page du groupe
Création : 1994
Genre : Indus
Origine : Allemagne

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Monster
Monster
2008

Chronique de Monster
Monster
2008

Oomph!
Oomph!
Voir la page du groupe
Création : 1989
Genre : Indus
Origine : Allemagne


Albums chroniqués :
Chronique de Imaginaerum
Imaginaerum
2011

Chronique de Dark Passion Play
Dark Passion Play
2007

Chronique de Dark Passion Play
Dark Passion Play
2007

Chronique de Once
Once
2004

Nightwish
Nightwish
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Metal symphonique
Origine : Finlande

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Educated Horses
Educated Horses
2006

Chronique de Hellbilly Deluxe
Hellbilly Deluxe
1998

Rob Zombie
Rob Zombie
Voir la page du groupe
Création : 1998
Genre : Indus
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de L'Hymne à La Joie
L'Hymne à La Joie
2007

Chronique de L'Hymne à La Joie
L'Hymne à La Joie
2007

The CNK
The CNK
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Indus
Origine : France

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Mechanize
Mechanize
2010

Chronique de Transgression
Transgression
2005

Chronique de Archetype
Archetype
2004

Chronique de Digimortal
Digimortal
2001

Fear Factory
Fear Factory
Voir la page du groupe
Création : 1989
Genre : Indus
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Deathstars
Deathstars
Voir la page du groupe
Création : 2000
Genre : Indus
Origine : Suède