La réincarnation de
Loudblast aura réveillé un soupçon d’impatience de la part des vieux fans du groupe lillois. Sept ans après un « Planet Demonium » inférieur à ses prédécesseurs et un break, la machine française, lancée par le bon vieux Stéphane Buriez, fait un retour dans le paysage musicale 2011 avec « Frozen Times Between Life And Death ». A l’affiche du Hellfest 2010,
Loudblast a su revenir sur le devant de la scène avec un nouveau lineup composé de l’éternel Hervé Coquerel à la batterie, d’Alexandre Lenormand à la basse et de Pierre Drakhian à la guitare. Buriez se voit donc fier de présenter
Loudblast sous sa meilleure formation, rien que ça.
« Frozen Between Life And Death », sorti via le label français XIII Bis Records, se voit produit par le talentueux
Peter Tägtgren dans son antre, l’Abyss Studio de Pjärbly, en Suède. Rapidement promu avec le clip « Emptiness Crushes My Soul », avec en guest star l’ancienne actrice porno Nina Roberts, nous ne manquons pas de retrouver un
Loudblast inspiré et plus vivant que jamais. Les premières minutes du titre éponyme de ce nouvel album s’installent en nous plongeant dans un thrash/death old school aux influences tantôt suédoises, tantôt américaines. Le tout y apparaît de manière naturelle par rapport au
Loudblast que l’on avait quitté en 93 avec
Sublime Dementia. Ce nouvel opus se marque par une continuité spirituelle et ambiancée avec brio par cette « nouvelle » formation.
Les Lillois sont au rendez vous avec leur thrash/death ravageur et sans concession, à l’instar du symbolique titre éponyme ou le frénétique « The Dying Seed », avec sa patte si caractéristique. Stéphane Buriez et ses compères ont même retrouvé le goût de la recette qui gagne, grâce )à une inspiration retrouvée et de nouvelles idées finement exploitées, comme cette touche black metal inutilisée auparavant par le groupe. Il faut dire que Drakhian est issu de cette scène, ce qui découle naturellement vers les envies d’aller de l’avant de
Loudblast en 2011. Les riffs font immédiatement penser à ce
Loudblast du début des années 90, ils sont macérés dans l’acier, sont lourds et tranchants, à l’image de « To Bury An Empire », final rappelant
Dissection.
Loudblast a fait les choses bien, sans précipitation et réussit un excellent retour studio. « Frozen Moments Between Life And Death » est une
incantation sonnant le réveil d’un géant endormi entre la vie et la mort. Les Lillois naviguent vers des chemins nouveaux, leur musique n’est pas sans rappeler l’âge d’or du groupe, mais sait également fonctionner avec son temps. Un album honnête avec ses défauts, qui ravira les vieux fans et qui saura attiser l’engouement des fans plus jeunes.