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Chroniques :: Chronique de The Spell of Iron MMXI

Chronique de The Spell of Iron MMXI

Tarot  - The Spell of Iron MMXI (Album)



Difficile de faire la chronique, d'une des œuvres de ces finlandais de Tarot, sans évoquer son membres le plus éminemment renommé, à savoir son sympathique bassiste et chanteur Marco Hietala. Toutefois nombreux sont ceux qui, poussée par une facilité malsaine d'analyste primaire, évoquerait bien volontiers à son égard, et en premier lieu, son appartenance à Nightwish. Bien évidemment, il apparait incontestable que cette participation aura formidablement élargis le champs d'investigation d'un Tarot ainsi devenu soudainement essentiel, aux yeux d'un auditoire qui, exception faites des contrées nordiques et de l'eternel terre asiatique, demeurait complètement indifférent. Il apparait également certain que cette association ne peut, à elle seule, exprimer toute les nuances de la réussite de Tarot. Ainsi l'évocation de cette affiliation ne peut être que succincte. Et ce d'autant plus que les différences musicales existantes entre ces deux formations demeurent nombreuses et diverses. Nightwish n'est donc pas Tarot. Et Tarot n'est pas Nightwish non plus.

Une fois cette évidence acquise, il convient alors de parler de la véritable raison qui nous pousserait, d'emblée, à mentionner le nom de son chanteur bassiste, Marco Hietala. Cette raison est sa voix. Rugueuse et âpre, celle ci, donne à entendre l'expression de travaux suffisamment éloignés des poncifs aigu et mélodiques habituellement défendu par ce genre de groupe de Heavy/Power Metal nordique, pour être souligné ici. En une intonation plutôt médium, pourrait-on dire, proche de l'école saxonne, elle s'affirme en une divergence qui, sans aucun doute, sera assurément source de controverse. Tous ne pourront, et ne voudront donc pas apprécier à sa juste valeur les chants de Marco.

Une autre des aspects distinctifs de ces finlandais réside dans le fait qu'ils utilisent souvent, outres Marco, un second chanteur,

Au chapitre des dissemblances notables susceptibles d'offrir, éventuellement, une personnalité suffisamment distinctes pour se différencier définitivement des divers autres candidats d'une scène locale, mais aussi internationale, envahis par une foule de groupe aux talents variés, il faut ajouter encore que Tarot aura eu l'intelligence de proposer une musique dans laquelle une certaine noirceur s'exprime pleinement.

Ces différents aspects primordiaux de l'art de ce groupe, s'ils sont de nature à nourrir la critique, rendent pourtant son travail si spécialement intéressant. Mais intéressant ne signifie pas nécessairement convaincant.

Dans une démarche de plus en plus courante de nos jours, Tarot, fort de l'expérience acquise durant ces années à l'exercice de la pratique musical, s'est résolu, en cette année 2011, à sortir une version réactualisé de son premier véritable album, The Spell of Iron. Initialement sortis en 1986, il était devenu assez complexe de se procurer une copie originale de ce premier effort.

Ce nouvel album, pas totalement nouveau, prends le nom de The Spell of Iron MMXI et voit sa cover renouvelée, puisqu'en lieu et place de la carte de tarot que tenait autrefois cette main griffue, trône désormais une carte de crédit. Les couleurs de l'artwork auront également été actualisées puisque elles ont cessées d'être principalement azures pour devenir rouges.

Paradoxalement si, en théorie, les caractéristiques de ce groupe sont suffisantes pour en faire un groupe d'exception, la réalité est nettement plus nuancé.

Fort des spécificités déjà évoquées Tarot nous propose donc un Heavy/Power Metal qui s'il demeure attachant manque, selon moi, d'un supplément d'âme qui lui octroierait un charisme plus amène. Ainsi il est absolument indéniable que les titres de cet albums soient bons et inspirés. Et il est tout autant avérés qu'ils manquent cruellement de pertinence pour avoir un impact suffisamment marquant, aux esprits familiers de ce genre de production.

A vrai dire il faudra sans doute s'immerger plus longuement dans ce manifeste pour trouver à ces titres attirants, mais pas nécessairement mémorables, quelques qualités supplémentaires. Et sans exceller spontanément, les efforts pour s'en satisfaire devront être consentis. Citons donc les bons Midwinter Nights, Dancing on the Wire, la jolie ballade Love's Not Made For My Kind mais aussi, par exemple, Spell of Iron afin d'étayer cette thèse.

Dans cette océan agréable qui ne nous laissera qu'un souvenir vague, seul le très bon Back in Fire semble capable de parfaitement nous séduire pleinement. Il est le seul, en effet, dont les mélodies, et les refrains, sont immédiats, réussis et entêtants. Preuve, s'il en fallait encore, qu'au delà de son potentiel évident, Tarot est un groupe qui nécessite qu'on lui accorde du temps.

Il y a aussi, sur cet opus, le très étrange instrumental aux consonances hispano-latino-dépaysante, De Mortui Nil Nisi Bene, qui, s'il apporte une certaine nuance, n'est pas vraiment indispensable. Il est à noter que cette version semi-acoustique est bien plus insolite que son originale parue en 1986.

S'agissant de la noirceur coutumière des mélodies de ce groupe, elle parait, sur ce The Spell of Iron MMXI, plus diffuse. Et, d'ailleurs, elle y est, le plus souvent, bien davantage le résultat du travail des voix que réellement celui du travail des riffs et des airs qui demeurent généralement, ici, classiquement Heavy (Never Forever, le séduisant Pharao, mais également, par exemple, Wings of Darkness.

Quoiqu'il en soit, cet album ne résoudra certainement pas les conflits qui divisent les adeptes et les détracteurs de ce groupe. Pourtant Tarot nous y démontre, une fois encore, ces aptitudes à nous proposer une alternative qui n'intéressera certes pas tous le monde mais qui a, au moins, le mérite d'exister.

En redonnant une nouvelle jeunesse à son premier manifeste, mais aussi en mettant au profit de celui-ci ces nombreuses années passées à s'aguerrir, Tarot tente de nous séduire. Fortes de toutes les qualités distinctes de ce Heavy/Power Metal aux voix rugueuses, nul doute que cette œuvre saura trouver, auprès des partisans de ce groupe, un auditoire attentif et heureux. Nul doute aussi qu'elle sera, pour ses détracteurs, source de nouveau arguments appuyant la démonstration concernant son inutilité. Quant aux indécis, pour peu qu'il daigne donner du temps à cet opus, ils en retireront quelques agréables plaisirs certains.



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The Spell of Iron MMXI - Infos

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Infos de The Spell of Iron MMXI
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Sortie : 2011
Genre : Heavy Metal
Label : Nuclear Blast
Playlist :
1. Midwinter Nights (4:35)
2. Dancing on the Wire (3:11)
3. Back in the Fire (5:38)
4. Love's Not Made for My Kind (3:28)
5. Never Forever (3:16)
6. Spell of Iron (3:32)
7. De Mortui Nil Nisi Bene (3:29)
8. Pharao (3:01)
9. Wings of Darkness (3:40)
10. Things That Crawl at Night (5:54)
écouter : Ecouter l'album



Tarot

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The Spell of Iron MMXI
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