Illdisposed a toujours mis un point d’honneur à moderniser sa musique au fil de ses sorties. Aujourd’hui fier de fêter ses 20 ans d’existence, le groupe danois sortira en avril le onzième album studio de sa carrière, « There is Light (But It’s Not For Me) », seulement deux ans après « To Those Who Walk Behind Us ».
Une fois n’est pas coutume, l’usine danoise s’est entourée de son compatriote Tue Madsen pour s’occuper de la production de la bête. Pour ceux qui auraient une mémoire défaillante, le producteur s’était chargé d’opus tels que « The Dead Eye » de
The Haunted, « Fiction » de
Dark Tranquillity ou encore «
Slaughter and Apparatus » des Belges d’
Aborted.
Bo Summers et ses sbires doivent se rassurer après un « To Those Who Walk Behind Us » à demi-teinte. Les premières minutes d’un opus se veulent cruciales et c’est « Your Own Best Companion » qui a la lourde de tâche d’entamer les hostilités. Trois minutes et quelques de violences gratuites, typiques de la formation : death metal mélodique, samples électriques et voix d’ours. Mais
Illdisposed ne se contente pas de bourriner, il performe là où il est le meilleur, et fait mouche.
L’efficacité prime sur l’originalité et rappelle l’époque de l’illustre « 1-800 Vindication ». Les titres « Heaven Forbid » et « Rape », où une introduction froide et moscovite anime les débats, sont dans cette veine. Parlons d’ailleurs de ces samples, qui font preuve d’une omniprésence naturelle, et qui se fondent littéralement à ce déluge musical. Les riffs, quant à eux, sont gras et n’allument pas dans tous les sens, les guitares savent se tenir et font un travail exemplaire. Contrairement à ces dernières, le frontman (et unique membre permanent depuis les débuts), Bo Summers, se montre agressif au possible. Sa voix, reconnaissable entre mille, varie entre cri braillard et enragé, et growl caverneux.
Ajoutons à cela une production lisse et limpide, et ce « There Is Light (But It’s not for Me) » semble avoir tout pour plaire aux amateurs du groupe et plus particulièrement aux fans de« 1-800 Vindication ». Sans pour autant révolutionner le style, nous avons ici affaire à un disque tout à fait honorable. Il affiche en tout cas une grande remise en question du groupe, et la preuve qu’il est possible de retrouver de l’inspiration là où il n’y en avait plus.
Pour fêter ses vingt ans de carrière,
Illdisposed se paye le luxe de sortir un opus de bonne facture et de pouvoir tailler les routes de l’Europe. Musicalement,
Illdisposed se remet à faire du
Illdisposed et propose une formule moderne d’un death metal typiquement à la danoise.