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Chronique
Chroniques :: Chronique de Appetite For Destruction

Chronique de Appetite For Destruction

Guns N' Roses  - Appetite For Destruction (Album)

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C’est de l’univers déjanté, tourmenté et dérangé de certains créatifs aliénés que naissent des œuvres indiscutablement particulières. Tutoyant, parfois, le génie cette douce folie, d’artiste à fleur de peau, engendre, en effet, une singularité décalée dépeinte en des tableaux à la fois instables et dérangeants, à la fois sensuels et excitants, à la fois charnels et délicieux. Si la démence constitue un des revers systématique de ce génie créatifs, elle n’en consacre, bien évidemment, pas tous ces esclaves comme de formidables artistes. Tous les génies furent fous, tous les fous ne furent pas géniaux.

Alors que le Hard Rock, en cette lointaine années 1987, n’est qu’une terre brûlé sur laquelle se nourrissent des ancêtres vampiriques oublieux de l’esprit autrefois subversifs de ce Rock’n Roll dont ils sont les légataires et qui se complaisent chichement dans une oisiveté commodes régnant sur une cours de jeunes héritiers pas nécessairement plus encline à rendre cette scène plus vivante ; un homme va débarquer et réveiller ce monde assoupis en une léthargie confortable. Que dis-je, un homme ? Non, un artiste. Le personnage étrange, baptisé W. Axl Rose, fondateur de Guns N' Roses va donner un formidable coup de pied dans cette fourmilière endormis. L’homme est affublé de toutes les tares les plus psychologiquement handicapantes. Le monde découvre alors, horrifié, ses frasques, ses névroses, ses ressentiments, ses colères, ses angoisses, son mépris et tous ses traits caractéristiques qui offrent à l’artiste une aura légendaire digne de ces illustres prédécesseurs les plus mythiques qui hantèrent les scènes durant les années 70. Car si les vices lèsent les hommes, elles enrichissent indiscutablement les artistes.

C'est cette aura qui fera naître la légende de laquelle on ne peut dissocier Slash, talentueux et dérangé guitaristes du groupe. Mais au delà de cette réalité excitante sulfureuse qui entoure délicieusement ces artistes, il en est une plus flagrante encore. Guns N' Roses est un excellent groupe composé d’excellents musiciens.

Appetite for Destruction, premier album de ces américains sort en 1987. Il faut, tout d’abord en évoquer sa pochette originale peinte par Robert Williams. Elle représentait une scène de violence après le délit dont la victime féminine, vendeuse de jouets automates, restait pantelante et à moitié dévêtue et dont le coupable, un robot, allait être, apparemment, châtié par une entité vengeresse aux crocs représentés par des poignards. Le dessin équivoque allait bientôt être censuré.

Mais au delà de tous ces aspects déjà évoqués Guns N' Roses n’est pas seulement une icône apparente de cet esprit libertaire et indocile . Et le groupe nous propose simplement, avec ce Appetite for Destruction, la quintessence de son talent dans une vision très efficace d’un Hard Rock simple, plein de feeling et d’insouciance, descendant directement de ce Rock indiscipliné d’autrefois et saupoudré de quelques soubresauts aux relents légèrement Punk. Axl Rose de sa voix au timbre suraigu, et écorchés, en artiste trouble et troublé, y souligne admirablement l’aspect très primaire et très crû de cette musique. Immédiat et efficace, il règne alors dans cette expression une évidence qui, des années après, demeurent toujours aussi séduisante. Ainsi comment taire l’excellence de titres tels que Welcome to the Jungle, My Michelle, ou, par exemple, le prompt You’re Crazy.

A ce talent d’une musique brut et sans concession, d’une liberté sans condition, d’un esprit sans compromission, Guns N' Roses ajoute celui d’un incroyable don pour la mélodie et, notamment, pour la composition de refrains immédiatement assimilable et communicatifs mais suffisamment variée pour ne pas devenir redondant. Et aussi celui d’un sens incroyable du riff approprié. Ainsi des titres tels que les remarquables Paradise City ou encore, par exemple, Sweet Child O’Mine en révèle les aspects les plus exceptionnels.

Ajoutons encore toutes ces nuances qui font de Guns N Roses, musicalement , définitivement un groupe d’exception. Quid de ces modulations vocales plus graves et lancinantes, par exemple, sur It’s So Easy.

Appetite for Destruction est donc une œuvre accomplis intemporel dans laquelle l’essence même du Hard Rock s’exprime avec une redoutable excellence. Difficile d’oublier une telle débauche, difficile de ne pas la vénérer, difficile de s’en défaire, difficile de la haïr, difficile de ne pas la considérer comme ce qu’elle est. Et vouloir comprendre toutes les arcanes de cette scène sans appréhender tous les aspects de cet album serait pure perte. Car, en effet, ici demeure écrite une partie non négligeable de l'histoire.

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par dark_omens, le 11 juin 2010
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Welcome to the jungle baby !



Y a pas à dire, il y a des albums, comme ça, qui font plaisir. Des disques qui donnent un grand coup de pied dans la fourmilière d'une scène qui devenait aseptisée à force de conformisme. Appetite For Destruction est de ceux là. Un album sale, qui suinte le rock'n'roll teigneux par tous les pores et qui suinte d'un nihilisme proche du punk des Sex Pistols. Guns N'Roses balance là sont premier véritable album et c'est une véritable bombe. Que dis-je ! Peut-être bien l'album des années 80 ! Celui qu'il faut absolument avoir dans sa cdthèque quand on est un métalleux qui se respecte.

Il est bien facile de se gausser aujourd'hui des frasques d'un Axl Rose qui pousse sa mégalomanie despotique à un niveau qui ferait frémir de plaisir un Alain Delon sous amphétamines. Mais quand on va plus de vingt ans en arrière, on découvre un ensemble de cinq musiciens qui formaient un véritable groupe et qui était passionné, un groupe qui n'hésitait pas à dresser un majeur haineux au système. Déjà avec leur premier EP, le délicieux Live ?!*@ Like A Suicide, les Guns avaient fait parler la poudre en se montrant dignes héritiers du hard n'roll groovy d'Aerosmith et du sleaze rock bien bavant de Rose Tattoo, avec un chanteur qui semble avoir tout appris de Dan McCafferty (Nazareth). Appetite For Destruction est dans la continuité de cette première oeuvre.

Si la pochette actuelle a fait le tour du monde, il faut savoir que le groupe a sacrifié l'originale, une peinture de Robert Williams, un visuel violent, pour céder à MTV qui jugeait le contenu bien trop sale et de mauvais goût pour passer un clip. Mais quand enfin est diffusé la vidéo de Welcome To The Jungle, c'est l'explosion et le disque se vendra comme des petits pains. Il faut dire, Welcome To The Jungle est un morceau intense, qui déborde de guitares avec un son gras, crade juste comme il le faut, avec la voix éraillée d'Axl qui fait des merveille, sans oublier cette jam tribale juste après le solo de Slash. Mais résumer ce disque à ce seul morceau serait une injure. On peut facilement prendre le même pied sur It's So Easy, sur Paradise City ou encore Rocket Queen, par exemple.

Car ce qui fait la force de cet album, c'est cette qualité présente jusqu'au bout. Il n'y a pas de morceaux réellement faibles, juste des titres qui auraient été bons sur des albums d'autres groupes à la même époque et qui, sur celui-ci, ressemblent gentiment à du remplissage (Think About You...). Tout était alors enregistré en prise unique, le groupe jouant ensemble, ce qui explique ce sont très chaud, cette ambiance live qui se détache clairement. Les musiciens avaient beau être souvent plombés par la drogue ou l'alcool, ils n'en étaient pas moins précis et généreux.

Appetite For Destruction, c'est un peu le saint Graal du hard'n'roll, un disque qui transpire le rock, un disque d'une honnêteté touchante, surtout quand on connait la suite de l'aventure. Comme dit plus haut, ce disque, il faut l'avoir, au même titre qu'un Number Of The Beast ou d'un Master Of Puppets et d'un Highway To Hell. Une référence incontournable, tout simplement.

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par Elric des Dragons, le 15 septembre 2008
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Un premier essai ahurissant

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


Il y a peu de groupes qui ont tout révolutionné dès leur premier album. Un de ces groupes, c'est « Guns'n roses ». Armé d'une solide technique, ces gaillards sortent cet album en 1987, album qui apparaît comme un coup de pied dans une fourmilière. Retour sur cet album mythique...

Tout commence avec « Welcome to the jungle ». Que dire de ce morceau ! Incroyable. Son introduction me fait toujours frissonner. Quant aux paroles, elles décrivent l'état d'esprit de l'album : Axl Rose compare Los Angeles à la jungle. C'est une des meilleures chansons de l'album, le rythme ne laisse aucune seconde de répit jusqu'au break. Là, tout se calme jusqu'à ce que Axl pousse son cri et tout recommence. Un vrai régal !

L'introduction de basse de « It's so easy » ouvre la deuxième chanson. Axl nous offre une voix différente, bien plus grave...assez strange quand on est habitué du Guns. C'est une chanson assez agressive. On commence à bien entendre Slash derrière qui petit à petit commence à toucher à son précieux...sa guitare...

« Nightrain » débute déjà. Dans le podium des meilleures chansons de l'album je pense. Le refrain est très entraînant. Un des meilleurs. Quant à Slash, il nous montre enfin son talent, avec un solo de génie, beau et techniquement bon. Que du bonheur pour ce troisième morceau. Et enfin, à la fin, c'est la montée en puissance de l'album, Axl crie tandis que Slash se défoule derrière. Brrrrrr...

« Out ta get me » est assez agressive, la chanson fait moins dans la finesse ou dans le joli refrain, même le solo est plus anarchique. Ce n'est pas une de mes chansons favorites mais ça reste assez sympa à écouter.

J'adore depuis toujours « Mr. Brownstone ». Je ne sais pas pourquoi...il m'est difficile de me pencher sur ce tracas psychologique. Depuis que j'ai le cd, j'ai tout de suite accroché à ce morceau. L'introduction commence sur des percussions. La musique se rajoute petit à petit. Le refrain est vraiment très bon. Et le solo c'est un de mes préférés...mais je ne sais pas pourquoi. Il ya une partie qui m'a toujours très touché, c'était vers les 2 minutes avec la montée avec le bend et le note qui monte en hauteur. Très bonne chanson donc...

Et la suite est encore mieux avec « Paradise City ». La mélodie de départ, belle et le refrain est entêtant (take me down to the paradise city when the grass is green and the girls are pretty la la la). Finalement, à la fin, c'est de la folie, les instruments jouent comme si leur vie en dépendait, et le morceau s'accélère. On a droit à une prestation de Slash impressionnante.

« My Michelle » possède une introduction très belle, tout en douceur mais se durcit rapidement. Finalement la mélodie est assez accrocheuse. Slash n'en fait pas des masses, tout comme les autres membres. C'est une chanson plus que sympa.

Dans un style plus nerveux s'installe « Think About You ». Le rythme est plus soutenu, Axl doit monter la voix, même si le refrain reste vachement accrocheur, car plus calme, plus beau. En plus, on a droit à une ondulation de la voix d'Axl :) . Slash continue à faire ses solis, toujours aussi bons, quel génie ce type !

Nous arrivons au mythe de l'album, la chanson qui dépasse tout : « Sweet Child o'mine ». La mélodie, pourtant simple, est magnifique lorsque les autres instruments se rajoutent dessus. Le chant d'Axl est calme est beau, les paroles jolies. C'est une vraie petite chanson calme avec son solo final, digne des meilleurs. Là, Slash montre qu'au-delà de la technique, il y a l'émotion.

« You're crazy » revient avec le rentre-dedans. Plus agressif, du style Out ta get me. Ce style-là me plaît moins, car moins mélodique, mais la qualité est là, le rythme est soutenu, on n'est pas déçu. De plus, ces chansons, animent vraiment...ça donne envie de se lever et de lever le poing vers la société...bon je me tais.

« Anything Goes » est du style de la précédente, plus hard. La voix d'Axl me dérange toujours au début mais finalement je l'aime assez bien. Le refrain est plus sympa que le précédent. Le solo est assez intéressant aussi avec des effets, ce qui change des effets originaux de Slash.

L'album se termine avec la pièce phare d'après moi, en tout cas la mieux écrite car elle relève d'une composition plus raffinée. C'est pas du Pink Floyd, comprenons nous, mais ça fait déjà plus...pro ? En tout cas « Roquet Queen » me plaît beaucoup le riff de départ est excellent et à un moment change complètement. Le chant d'Axl est excellent, mieux que d'habitude, et l'effet donné à sa voix dans le refrain est tout juste parfait. La fin est magnifique, avec les touches poignantes de Slash. Quelle fin les amis, quelle fin !!

Vous l'aurez compris cet album est un vrai chef d'œuvre, l'album des Guns par excellence, bien mieux que ce qu'ils (fin, Axl je veux dire) auront fait ces temps-ci. Cultissime, c'est tout !

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par Filofax, le 9 mai 2009
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Avis des chroniqueurs :  
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dark_omens
 



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Commentaires


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Putain, j'avais pas vu cte chro'. J'ai acheté le skeud quand j'avais 13 piges sans savoir à quoi m'attendre et quand je suis arrivé chez moi, j'ai pris une tarte. Un skeud intense.
ven. 21 août 09- 02:02  
J'ai déjà commenté la chro, mais je recommence.

Depuis mon dernier comment', j'ai bien écouté le disque, et j'en suis devenu un fan hardcore. Cet album est le Rock. Tout simplement. Il a tout. C'est presque une expérience spirituelle tellement la sensation de redevenir un ado rockeur qui fait la fête dans l'insouciance, la drogue, l'alcool, le sexe et le succès est intense, je n'ai rarement autant ressenti un tel effet de "oeuvre d'art qui atteint mon moi profond, et qui me donne l'impression d'être un autre, de vivre à une autre période dans d'autres circonstances, ne serait-ce que pendant trois quart d'heures".

Enfin je me branlerai dessus plus longuement en chronique. Un très très grand album, point. Vive Rocket Queen.

Ta chro est ptet pas assez longue par contre, on reste sur sa faim je trouve, j'aurais aimé lire plus de commentaires mordants que d'anecdotes purement objectives.

lun. 12 oct. 09- 20:48  
Plus les années passent et plus elles rendent justice à ce formidable album.
mar. 12 oct. 10- 20:29  

Appetite For Destruction - Infos

Voir la discographie de Guns N' Roses
Infos de Appetite For Destruction
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Sortie : 21 juillet 1987
Genre : Hard Rock
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Welcome To The Jungle (4:31)culte !culte !paroles de Welcome To The Jungle
2. It's So Easy (3:21)culte !culte !paroles de It's So Easy
3. Nightrain (4:26)à écouter en premierparoles de Nightrain
4. Out To Get Me (4:20)paroles de Out To Get Me
5. Mr Brownstone (3:46)à écouter en premierparoles de Mr Brownstone
6. Paradise City (6:46)culte !culte !listenparoles de Paradise City
7. My Michelle (3:39)paroles de My Michelle
8. Think About You (3:50)paroles de Think About You
9. Sweet Child O'Mine (5:55)culte !culte !listenparoles de Sweet Child O'Mine
10. You're crazy (3:25)à écouter en premierparoles de You're crazy
11. Anything Goes (3:25)paroles de Anything Goes
12. Rocket Queen (6:13)à écouter en premierparoles de Rocket Queen
écouter : Ecouter l'album



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