Bouffi et visiblement pas très en forme lors de son passage à l’Elysée Montmartre en novembre dernier,
Max Cavalera revient malgré tout avec son frère, Igor, pour accoucher du deuxième album de
Cavalera Conspiracy, « Blunt Force Trauma ».
« Inflikted » n’a laissé qu’un souvenir « sympathique » du projet, mais c’est maintenant l’heure du jugement pour les membres fondateurs de
Sepultura. Toujours accompagnée du guitariste de
Soulfly, Marc Rizzo, la fratrie a tout de même décidé de se séparer de notre Joe Duplantier national et de le remplacer par le bassiste Johny Chow, qui assurait l’intérim pendant les shows du groupe.
Cavalera Conspiracy est composé aux trois quarts de
Soulfly et cela semble ne déranger personne.
Alors que l'on reste sur un bilan plus que mitigé avec la sortie de «
Omen », le dernier né de l’âme volante, les frères Cavalera tiennent à nous resservir de cette même soupe indigeste. Roadrunner ne semble pas décidé à se séparer de son prolifique frontman et devrait songer à tirer les bretelles de ce dernier puisque le résultat est hilarant.
« Warlord », qui avait été présenté lors du SWU Music and Arts festival au Brésil en octobre dernier (devant Andreas Kisser et Paulo Xisto pour la petite histoire), ressemble à une chute de « Dark Ages ». La suite, quant à elle, rappelle « bizarrement » le dernier brûlot de
Soulfly. Les morceaux s’enchaînent sans grand intérêt, ce qui est notamment dû aux compositions de Marc Rizzo. Il suffit d'écouter « Killing Inside », ou encore « Torture », pour se rendre compte de la pauvreté musicale dont ceux-ci bénéficient.
Roger Miret apparaît sur l’un des seuls titres intéressants de « Blunt Force Trauma », l’hardcore « Lynch Mob », qui pompe 25 Ta Life de bout en bout. D’ailleurs, dans le registre hardcore, Max en connaît un rayon et c’est d’ailleurs dans cette saveur que le Brésilien a décidé de taper. On avait pu s’en rendre compte sur «
Omen » pour
Soulfly, c’est désormais chose faite avec
Cavalera Conspiracy.
Avec des titres aussi inspirés que « I Speak
Hate » ou « Target »,
Cavalera Conspiracy débarque en terrain conquis en déversant une espèce de thrash metal boosté à un hardcore sans inspiration. Igor pointe le bout de son nez, comme sur « Burn Waco » et son introduction à la « Sepulnation » de vous savez qui. Logan Mader aura beau faire une production puissante et claire pour tous, jamais un producteur ne changera une chanson pourrie en un véritable missile nucléaire.
Max Cavalera a sans doute confondu vitesse et précipitation en vantant les mérites de son « Blunt Force Trauma ».
Pour ceux qui ne lisent que les conclusions : n’achetez pas cet album, qui représente 30 minutes d’achat inutile !