Ici à metalship on aime le gothique et donc on aime
the old dead tree. Le groupe parisien dont on vient d'apprendre la sortie d'un nouvel album pour 2009 (chouette!) fait figure d'embassadeur du style aux cotés de la team de Stéphane Forté,
Adagio.
The old dead tree évolue à la frontière entre gothique et doom, deux domaines musicaux assez proches. Leur premier véritable opus
the nameless disease en est d'ailleurs la preuve irréfutable.
On entre d'entrée dans l'univers des parisiens avec un "we cry as one" tout à fait approprié: Miguel Munoz (chant guitare) nous délivre un chant clair très mélodique et un bon chant death, bien puissant. La guitare propose de belles mélodies avec un son très sale, caractéristique du genre tandis que basse et batterie imprime un tempo rapide et saccadé. Un excellent titre introductif. Le second titre, "it can't be" est dans la même lignée que le premier mais avec un rythme largement plus lent.
"How could you" (à ne pas confondre avec le "how could I" de
cynic) est une véritable bénédiction: cette chanson emblématique sent bon le doom. La mélodie est simple et entêtante, le chant clair est éblouissant, la batterie assène de grands coups de grosse caisse: cette chanson est belle à chialer (les métalleux ont aussi droit d'avoir des émotions non?)
"I won't follow him" commence avec une très belle ligne de basse avant que les musiciens balancent la sauce et là ça envoie le pâté comme qui dirait! guitare et basse semble très complémentaires sur cette track où le chant clair de Munoz fait encore et toujours des merveilles!
Le vieil arbre mort ne s'arrête pas là puisque suite à ce morceau bien péchu il revient avec "it's the same for everyone" extrait de leur premier ep
the blossom sorti en 1999. Pas grand chose à dire de cette chanson si ce n'est écouter pour comprendre ce groupe. Là encore le doom est à son apogée amené par un superbe arpège. Une pure merveille!
Au même titre que "I won't follow him", "somewhere else" déchire tout. A noter quelques familiarités avec le punk au niveau de la guitare mais le chant clair de Munoz est encore bien présent et nous rappelle que nous écoutons du metal gothique et non des niaiseries punk. Les arpèges sont encore immanquablement présents et distillent une fotrte émotion sur l'auditoire tout entier rangé à la cause des metalleux parisiens.
"Joy and happiness", c'est bon, puissant et "presque" joyeux (ouais faudrait pas exagérer non plus!). Un bon titre.
"Transition": pour expliquer rapidement c'est un petit interlude de guitare ultra doom: là encore beau à pleurer (que voulez-vous on change pas les sentimentaux).
Séchons nos larmes et plongeons dans "quietly kissing death" où le riff de guitare est un véritable modèle: saccadé, puissant, et répété à l'infini, on est pris dans cette spirale musicale d'où il semble impossible de sortir. Là vraiment chapeau messieurs!
Suite à cette tornade, un interlude s'impose: "all". Petit arpège mais surtout chant clair indescriptible tellement c'est beau. Seule la fin en sonnerie de téléphone fait ombre au tableau.
Dernière chanson, dernier chef d'oeuvre: "the bathroom monologue". La mélodie est tantôt douce tantôt agitée, le chant mi parlé-mi chanté. Un très bel épilogue à ce
the nameless disease qui montre déja toute l'étendue du talent des quatre musiciens franciliens.
Si vous n'aimez pas le gothique, je vous conseille quand même d'écouter ce disque, ne serait-ce que pour votre culture musicale. Pour les autres, un seul ordre: l'avoir!