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Chroniques :: Chronique de Rocket Ride

Chronique de Rocket Ride

Edguy  - Rocket Ride (Album)

Les meilleurs blagues sont les plus courtes



Edguy, grâce son maître à penser Tobias Sammet, s'était frayé un chemin vers la reconnaissance à la force du poignet, en proposant une succession d'albums de qualité. Le compositeur avait même trouvé le temps de s'illustrer sur un projet d'opéra-metal, Avantasia, qui fut grandement salué par le public et par la critique. Le lutin devenait la coqueluche du heavy metal teuton, parvenant à faire réapparaitre Michael Kiske sur un disque de metal, arrivant à s'octroyer les services de Mille Petrozza (Kreator) sur un titre de Hellfire Club. Et même si ce dernier avance le fait qu'il a accepté parce que Tobias peut être pénible, ça n'enlève rien au charisme du personnage à qui on peut tout pardonner.

Après avoir signé sur Nuclear Blast, le groupe sort rapidement un EP - qui fait également office de super single - à la pochette cartoonesque : Superheroes. Si le morceau titre explore la même veine catchy et mélodique que King Of Fools, le reste avait le mérite de mettre l'eau à la bouche (pensez donc ! Il y a un titre épique sur lequel Kiske participe !). Bref, de bon augure à quelques encablures de la sortie de Rocket Ride début 2006 ! L'album en lui-même présente une pochette dans la même veine : exit l'heroïc fantasy, welcome une SF clownesque, même si le résultat est assez... spécial.

Mais bon, la jaquette reste secondaire, ce qui prime demeure la musique. Et dès les premières notes de Sacrifice, on est rassuré. Edguy n'a semble-t-il pas troqué son savoir-faire contre une image SF. Le passage piano/voix est remarquable, la reprise à la guitare électrique tout simplement excellente. Les diverses cassures rythmiques qui émaillent ce long titre de huit minutes empêchent toute linéarité et les parties solo sont accrocheuses à souhait. Tellement classique pour du Edguy qu'il en devient un, instantanément. Et ensuite...

... Ensuite, le soufflé retombe rapidement. Quelques morceaux font illusion, ce n'est pas immédiat (Rocket Ride, de facture très classique, tire son épingle du jeu, Return To The Tribe brille par un solo exceptionnel). Mais on se rend vite compte que la production, immense, cache un sacré manque de puissance. On peut jouer rapidement et manquer de force, mais là, le groupe est dans la continuité du travail entrepris sur le pourtant très bon Hellfire Club : un ralentissement des compos. Edguy parait même avoir brûlé quelques étapes en se cherchant un nouveau son, proche du metal US, très calibré. De nombreux titres appraissent comme des singles potentiels, mais le gros son fait qu'ils sont tous maquillés comme un camion volé : rythmique simplifiée, riffs immédiats mais bien moins virulents que par le passé, de nombreux choeurs qui viennent amoindrir certains effets, qui donnent un côté plus soft.

Remise en question pour certains, envie de faire autre chose pour d'autres, la recette d'Edguy a perdu de sa saveur. Cela devait arriver un jour avec la boulimie de composition de Sammet (ce dernier est crédité absolument partout, ne laissant de la place à Jens Ludwig que pour le plus remuant Out Of Vogue) : il était impossible de conserver un tel degré d'efficacité et de qualité. La ballade Save Me mérite bien son titre tant elle est insipide et vide, le final de Catch Of The Century se veut une tentative d'humour mais le trait est tellement forcé qu'on a presque honte pour les musiciens. Du coup, on se dit que l'EP Superheroes a été de la poudre aux yeux. Et on ne sait pas s'il faut s'extasier ou pleurer devant Trinitad, loufoque et décalée, qui a le mérite d'être rafraichissante. Rocket Ride manque de jus, manque d'inspiration et n'a pas la saveur particulière des grands albums de Edguy. L'humour est là, mais lourd. La variété est présente, mais on passe du coq à l'âne, de bons titres à d'autres dispensables. Une espèce de montagne russe où les descentes vertigineuses n'apportent pas le grand frisson escompté.

Il n'est pas osé d'affirmer que ce Rocket Ride est l'un des moins bons disque d'Edguy. Même si l'intention de se sortir du carcan "clone d'Helloween" est louable, cet album peut être comparé au Pink Bubbles Go Ape des Citrouilles, dans sa volonté d'aller de l'avant, de se défaire d'une étiquette qui leur colle trop à la peau. C'est louable, mais pas franchement réussi. Une heure de musique qui peut rapidement devenir pénible... Et dire que ce groupe avait pondu un fantastique Theater Of Salvation...

 8 
10

EDGUY : Rocket Ride



Album sorti en janvier 2006. Celui-ci est la continuité directe de "Hellfire Club" (précédent album sorti en 2004). Le style est toujours dans un registre heavy traditionnel mais tout en mélodies tout de même. Toutefois, les "Superheroes" n’hésitent pas à tenter quelques "expériences".... Je vais vous présenter ici l’édition limitée avec un titre bonus en live....

L’album démarre avec "Sacrifice", c’est un titre qui alterne entre passage en piano/voix et passage en son électrique. C’est en fait un morceau péchu et dynamique avec un refrain d’enfert! C’est très efficace, ça vous trotte dans la tête, la mélodie superbe et les chorus puissants. Il y a une super partie de guitare, puis le rythme piano/voix reprend avant de revenir vers un style tout en électrique. J’adore la façon de chanter de Tobias.
Dans le même registre de chanson il y a "Catch of the century" et "Superheroes".
"Catch of the century" a une super mélodie, à la fin du titre, Tobias part dans un délire, il continue de hurler alors que le titre est terminé. Ses camarades tentent de l'arrêter : "Tobi, Tobi it’s finished TOBI !" Et lui : "HEIN?" C’est très marrant! Sacré Tobi!
"Superheroes" et son rythme du tonnerre qui vous fais battre la mesure, c’est terrible! (voir ma chronique du EP "Superheroes"
Des rythmes rapides et nerveux avec des titres comme "Rocket Ride" , "Return to the tribe", "Ou of vogue" et " Fucking with fire (hair force one)". Ces quatre titres ont tous une super mélodie avec des refrains faciles à retenir. Dans "Return to the tribe" j’ai longtemps hésité sur cette interrogation : qui rigole? La guitare ou Tobias? J’en ai déduis que c’était la guitare, en tout cas, belle prestation du guitariste!
J’ai trouvé que " Fucking with fire (hair force one)" avait un petit côté Pink Cream 69 (leur 1er album) dans la façon de chanter de Tobias qui me fait penser à Andi Derris.
Les rythmes se font aussi mid-tempo avec "Wasted Time" . L’intro de ce titre se greffe dans votre esprit. Une super mélodie qui démarre en électro-accoustique avant de s’endiabler de façon électrique. Un refrain du tonnerre tout en chorus et mélodie musclée qui vous trottent dans la tête. J’adore la façon de chanter de Tobias. Génial!
Toujours dans le même registre mid-tempo "The Asylum". Ce titre démarre en accoustique/voix. C’est en fait un morceau bien musclé. Ce titre me fait penser a "The Piper never dies" du précédent album "Hellfire Club" dans sa façon d’approcher la mélodie et les chorus. C’est facile à retenir, les chorus sont supers puissants, c’est sublime, j’adore!
"Matrix" est un morceau cyber-mid-temporel (je viens d’inventer le terme, que personne n’y touche sans mon authorisation...;-) J’adore cette intro un peu "space", une super mélodie avec un super refrain qui vous reste bien en tête. C’est un morceau très enthousiasmant! J’aime beaucoup une fois de plus la façon de chanter de Tobias : beaucoup de nuances dans sa voix.
Dans les "inclassables", je mettrais "Trinidad" qui est plutôt surprenant dans un album comme celui-ci. Toutefois, c’est plaisant et j’apprécie même ce morceau. C’est tout de même risqué et un peu le genre (excusez-moi du terme) "casse-gueule" comme choix. Mais c’était gonflé de mettre ça dans un album de hard et je dis bravo les gars!
Je termine avec "Save Me" qui est "la ballade" de cet album. Une fois de plus, une superbe mélodie bien balancée, c’est une ballade musclée qui vous trotte dans la tête. Des chorus plein le refrain en font un morceau facile à retenir. J’ai lu une interview dans un mag de hard français où la journaliste comparait ce titre à du Bon Jovi.... Personnellement, je ne suis pas du tout d’accord avec elle. Ceci dit, j’adorerais, que, de nos jours, Bon Jovi soit capable de nous faire une "ballade" comme celle-ci... Aussi musclée et aussi inspirée. Mais faut pas réver... Tobias n’était pas d’accord lui non plus avec la comparaison avec Bon Jovi. Cool, nous avons un point commun lui et moi. Bref, en tout cas, c’est une superbe ballade!
"Land of the miracle" (live in Brazil) : termine l’album en beauté, c’est une jolie prestation live qui donne vraiment envie de voir Edguy en live. Merci!

Pour résumer, un CD tout en mélodies musclées et bien balancées. Un album très enthousiasmant, le rythme est positif, fun, ça fait plaisir à entendre. Le point commun entre toutes les chansons de l’album est que toutes ont un refrain d’enfert, qui, d’entrée vous trottent dans la tête. C’est génial!
Tobias, encore une fois chante merveilleusement bien, de mieux en mieux même. Après le mini EP "Superheroes" qui m’avait enthousiasmé, j’attendais beaucoup de cet album. Mission accomplie, l’album ne m’a pas déçue, bien au contraire. Bravo les gars, et merci!



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Commentaires


bah pour moi c'est l'inverse question appréciation..par rapport aux anciens albums j'ai été super déçu..encencé dans la presse spécialisé je me suis rué dessus,j'aurais mieux fait de me casser une patte tiens..
dim. 12 juil. 09- 12:21  
Un peu pareil.

Cet album n'est pas top top à mon humble avis, il manque un peu de pêche et enfonce Edguy dans un trip où le renouveau est, en définitive, moins intéressant que la stagnation.

dim. 12 juil. 09- 14:28  


Rocket Ride - Infos

Voir la discographie de Edguy
Infos de Rocket Ride
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Sortie : 20 janvier 2006
Genre : Power Metal
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Sacrifice (08:03)paroles de Sacrifice
2. Rocket Ride (04:49)paroles de Rocket Ride
3. Wasted Time (05:48)paroles de Wasted Time
4. Matrix (04:10)paroles de Matrix
5. Return to the Tribe (06:07)paroles de Return to the Tribe
6. The Asylum (07:39)paroles de The Asylum
7. Save Me (03:47)listenparoles de Save Me
8. Catch of the Century (04:03)paroles de Catch of the Century
9. Out of Vogue (04:36)paroles de Out of Vogue
10. Superheroes (03:20)écouterlistenparoles de Superheroes
11. Trinidad (03:29)paroles de Trinidad
12. Fucking With Fire (Hair Force One) (05:49)paroles de Fucking With Fire (Hair Force One)
écouter : Ecouter l'album



Edguy

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