C’est après avoir sorti à la chaine deux albums, en 1996 et 1997et cinq ans plus tard « The Sham Mirror », qu’
Arcturus nous revient revient sur le devant de la scène metal avant-gardiste avec un «
Sideshow Symphonies » qui nous laisse quelque peu… De marbre. Contrairement à «
La Masquerade Infernale » sorti en 1997 ou encore à « The Sham Mirror », paru en en 2002, qui valait réellement le coup d‘œil (ou d‘oreille si je puis me permettre).
On connait l'intérêt que porte
Arcturus pour des thèmes tels que l’espace et le cosmos, et le groupe nous le fait très bien ressentir : les morceaux sont planant, quelque peu abstraits à des moments (notamment « White Noise » ). On sent une très forte présence du clavier sur cet album : le clavier c’est bien, mais à petites doses c’est encore mieux…
Plus les morceaux sont longs et plus l’ennui se fait sentir car à force de nous faire passer une trop forte dose de symphonique, on ne sait plus où donner de la tête : en effet, l’atmosphère paraît quelque peu « brouillonne », bref, on a du mal à se positionner par rapport aux morceaux, à prendre réellement notre place au sein de cet album, comme par exemple avec « Evacuation
Code Deciphered» qui nous déstabilise, oui, mais pas dans le bon sens du terme.
Toutefois, la production reste un des gros points faibles de «
Sideshow Symphonies » : le clavier prend le dessus sur ces pauvres guitares qui sont véritablement trop relayées au second rang. La présence de la basse paraît inexistante, comme pour renforcer cet effet d'instrumental transparent et répétitif. Contrairement au calvaire combattu de front par les guitares, menées cependant dignement par Knut Magne Valle et Tore Moren, et la basse, quant à elle caressée par les doigts de Hugh Steven James Mingay, le chant est véritablement mis en avant, voir même un peu trop...
Or le chant est un des points forts de cet album : en effet, après avoir subit beaucoup de changements de line-up concernant le chant, c’est finalement Simen Hestnaes alias ICS Vortex (bassiste de
Dimmu Borgir, s’il vous plait !) qui reprend le flambeau. En effet, Vortex possède une voix que l’on reconnaitrait parmi 100, une véritable signature vocale qui donne à cet album beaucoup plus de crédibilité qu’au départ.
De plus, on note également l’apparition de Silje Wergeland, la chanteuse du groupe
The Gathering, sur les morceaux « Shipwrecked Frontier Pionner » et « Evacuation
Code Deciphered » ce qui apporte un peu de changement et de nucance au chant de Vortex. On peut également s’étonner de quelques cris hurlés dans « Shipwrecked Frontier Pioneer » nous rappelant les cris de
Abbath d’
Immortal.
Néanmoins on remarque la présence de divers samples tels que dans « Hufsa », morceau entièrement chanté en norvégien, une porte qui grince ou encore sur l’intro de « Shipwrecked Frontier Pioneer » des bruits semblables à ceux que pourraient faire le cockpit d’une fusée, nous rappelant étrangement l’atmosphère spatiale qui est si précieuse et chère au cœur du groupe.
«
Sideshow Symphonies » n’est pas un album à la hauteur de ceux qu’
Arcturus nous a précédemment présenté, il est même terriblement moyen, provoquant irrémédiablement l’ennui de nos pauvre oreilles. C’est tout de même dommage car beaucoup de bon ingrédients y sont réunis. N’oublions pas cependant la présence d’un chant accrocheur qui ne nous laisse pas totalement surt le carreau. Bien qu’
Arcturus soit en constante recherche d’originalité, «
Sideshow Symphonies » est allé bien trop loin paraissant alors presque ridicule (on a dit presque).