Retour à l'accueil
Chronique
Chroniques :: Chronique de The Way Of All Flesh

Chronique de The Way Of All Flesh

Gojira  - The Way Of All Flesh (Album)

Le fils prodigue est de retour



Le fils prodigue est de retour...Gojira ou le groupe qui fait parler de lui, par son talent et sa personnalité. Alors deux choses qui me font chroniquer cet album: personne n'a écrit de chroniques de cet album sur les sites spécialisés et, je veux écrire les chroniques de tous leurs albums (hin hin à moi!). Trêve de plaisanterie, je m'attache donc à dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur le nouvel LP des Landais.

The way of all flesh est tout d'abord un concept album comme, plus ou moins, ses prédecesseurs, c'est à dire un album qui fonde sa recherche autour d'un thème donné. Là où Terra incognita se fondait sur la recherche de soi, la peur, l'inconnu, The way of all flesh se centre sur la mort et l'immortalité de l'âme, thèmes chers au groupe, notamment dans l'album The Link. Qui dit concept album dit artwork travaillé dans cette optique et là, le travail est de qualité. Pas de boîtier ici, l'artwork est un livret (comme les petits livres courts pour les enfants) qui contient donc les paroles et des illustrations sur lesquelles je vais revenir, et à la fin de ce livret, le CD est dans une sorte de compartiment avec un trou au milieu pour pouvoir sortir le skeud en le tenant en son centre. Autant vous dire que cela surprend et attire l'oeil, notamment le contenu. La pochette, vous l'avez déjà vu, est un squelette dessiné avec toute une conception de l'âme avec la présence de ce coeur et de ces deux boules en haut et en bas symbolisant le bon et le mauvais peut être. La pochette a été dessinée par Joe Duplantier le vocal guitar du groupe ainsi que certains dessins présents dans le livret. Ces dessins, de toute beauté, ont évidemment toujours un rapport avec les paroles, elles, très recherchées (quand on cherche le sens ) et autre que les dessins du frontman, les photographies de Gabrielle Duplantier, la soeur de Joe et Mario, accompagnent magnifiquement bien l'univers sombre du groupe dans cet album. Au final, au niveau de l'artwork, le travail est certainement le plus abouti dans toute leur discographie.

Venons en maintenant au principal: la musique. 12 titres, plus de la moitié déjà cultes, Gojira a fait un travail énorme. "Oroborus" et son intro en tapping-legato à la "Global warming" de From Mars to Sirius et ses couplets efficaces, ainsi que son break très ambiance digne de Portishead, ce morceau fait rentrer dans l'album certes mais après la mélodie au clavier (située à la fin de cette chanson après quelques secondes de blancs) très mélancolique arrive de suite "Toxic garbage island" ou la deuxième chanson jouée en exclu à Arras (et traitant écologie: le titre de la chanson renvoie à un endroit dans l'Océan Pacifique où les déchets se regroupent suivant les courants maritimes jusqu'à former une déchetterie de la taille d'un continent !) et on comprend pourquoi! Morceau très efficace avec son intro barrée ponctuée de "tut" et de "shiooo" (comprenez harmoniques et cordes frottées ^^) tant aimés par le groupe, couplet violent, refrain mélodique, second refrain technique et diaboliquement maîtrisé avant un break plus calme et une sortie très violente où un Joe visiblement très en colère hurle: "Plastic bag in the sea!"...énorme je vous dis.
S'ensuit alors la chanson la plus originale de l'album, celui-ci en étant plus dépourvu que ses prédecesseurs, "A sight to behold", morceau sur l'Homme et ses dérives environnementales (les paroles sont très percutantes et vous feront réfléchir) avec ses rythmiques électros , son chant limite robotique et harmonisé et son refrain entrainant jusqu'à un break atmosphérique où l'on croirait ressentir Neurosis et une fin sur le rythme du refrain, magnifique. Le 4ème morceau, "Yama's Messengers" est plus gojirien, le morceau est puissant et massif et il se cloture monstrueusement avec un blast beat incroyablement maîtrisé de main de maître par un Mario en grande forme. "The silver cord" ou l'interlude de l'album qui a le mérite de poser avec ses guitares évasives et mélancoliques. Moins émouvant qu'un "Unicorn" mais beau quand même. "All the tears" arrive comme un bloc, traditionnelle et efficace avec ses paroles traitant de la vie jusqu'à la mort à travers l'image d'un bébé abandonné sur une rivière dans un berceau et qui meurt noyé en se disant au fond de son être que c'est son destin...violent morceau, pas le meilleur mais efficace. Le voilà le morceau en featuring avec Randon Blythe, le chanteur de Lamb of god! "Adoration for none" est un titre visiblement taillé pour le marché américain, violent, direct, sans temps mort avec nos deux chanteurs vraiment énervés tout au long de la chanson. Efficace c'est sûr mais répétitif...LE titre de l'album! "The art of dying"! Intro à la "Connected" dans The Link et entrée des guitares avec une rythmique guitares-batteries très Meshuggah! Couplet massif avec un chant brutal, break ambient court très post-rock et enfin, LE REFRAIN!!!! Très épique et très entêtant avec un chant monstrueux! Coupure blast chant death, reprise du refrain: "Art of dying is the way to let all go!" salive quand tu me prends...Le titre se cloture par un riff assez rock (c'est pas The Rolling Stones non plus!) en fed out (baisse progressive du volume). Autre hymne de l'album, "Esoteric Surgery" avec son riff d'entrée entêtant et son côté très mélodique avec une fin très bizarre, à la limite de la tristesse. 10 ème titre, "Vacuity" est l'autre morceau joué à Arras et le premier en découverte sur le myspace du groupe (son clip est disponible depuis peu). Tube en puissance avec un côté groovy de par une batterie très présente et un refrain qui peut être repris en choeur ou encore son break mélodique, "Vacuity" est accessible et très gojirienne au final.
Les deux derniers morceaux du skeud: "Wolf down the earth" tout d'abord, assez classique et puissante et "The way of all flesh" qui regroupe tout ce qu'on peut aimer de Gojira cloturent l'album avec brio mais avec un certain classicisme donc.

En conclusion, The way of all flesh, 4ème album du groupe, conforte Gojiradans son statut: celui de groupe incroyable qui évolue sans cesse. Ici cependant, l'évolution est minime par rapport à celle engendrée par son prédecesseur, l'énorme From Mars to Sirius mais, après quelques écoutes nécessaires pour rentrer dedans, vous découvrirez un album violent et mélodique avec une petite évolution à ressentir. Bénéficiant d'une production soignée (le travail sur la batterie fait par Logan Mader, qui travaille aussi avec Machine head est énorme), de l'artwork le plus travaillé à ce jour dans leur histoire et de morceaux techniques et maîtrisés, The way of all flesh apporte la pierre de la confirmation à l'édifice batit par les Landais, confirmation que le groupe est futurement culte, futurement une référence dans le monde du métal, même si, vous le découvrirez, l'émotion est moindre et la recherche moins poussée dans cet opus. A se procurer très vite.

P.S: attendez un peu après avoir fini d'écouter la dernière chanson...



Chroniquer cet album

Avis des chroniqueurs :  
NanoRoux  



Chronique précédente

Tout

Chronique suivante


Commentaires


Voir les 5 commentaires précédents
Je les aime tous en fait mais celui-ci légérement moins. Il n'a pas fait aussi longtemps ans ma chaine. Trop accessible peut être...
sam. 10 oct. 09- 13:07  
Le voilà le morceau en featuring avec Randon Blythe, le chanteur de Lamb of god!


Randon ? :D

mar. 24 nov. 09- 23:54  
Moi je suis d'accord avec Nano
ven. 13 janv. 12- 23:28  


The Way Of All Flesh - Infos

Voir la discographie de Gojira
Infos de The Way Of All Flesh
acheter sur Amazon
Sortie : 13 octobre 2008
Genre : Death Metal
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Oroborus (05:21)culte !culte !listenparoles de Oroborus
2. Toxic Garbage Island (04:06)culte !culte !listenparoles de Toxic Garbage Island
3. A Sight to Behold (05:09)à écouter en premierlistenparoles de A Sight to Behold
4. Yama's Messengers (04:04)paroles de Yama's Messengers
5. The Silver Cord (02:32)paroles de The Silver Cord
6. Adoration for None (03:41)listenparoles de Adoration for None
7. All the Tears (06:19)à écouter en premierlistenparoles de All the Tears
8. The Art of Dying (09:53)culte !culte !listenparoles de The Art of Dying
9. Esoteric Surgery (05:44)paroles de Esoteric Surgery
10. Vacuity (04:51)culte !culte !listenparoles de Vacuity
11. Wolf Down the Earth (06:25)à écouter en premierparoles de Wolf Down the Earth
12. The Way of All Flesh (17:02)paroles de The Way of All Flesh
écouter : Ecouter l'album



Gojira

Gojira
Gojira
Voir la page du groupe
Création : 1996
Genre : Death Metal
Origine : France

Rapports de concerts:



Groupes en rapport


Death
Death
Voir la page du groupe
Création : 1983
Genre : Death Metal
Origine : États-Unis


Albums chroniqués :
Chronique de Heritage
Heritage
2011

Chronique de Watershed
Watershed
2008

Chronique de The Roundhouse Tapes
The Roundhouse Tapes
2007

Chronique de Ghost Reveries
Ghost Reveries
2005

Opeth
Opeth
Voir la page du groupe
Création : 1990
Genre : Death Metal
Origine : Suède

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Evangelion
Evangelion
2009

Chronique de Demigod
Demigod
2004

Behemoth
Behemoth
Voir la page du groupe
Création : 1991
Genre : Death Metal
Origine : Pologne

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Titan
Titan
2014

Chronique de The Great Mass
The Great Mass
2011

Chronique de Communion
Communion
2008

Chronique de Mystic Places of Dawn
Mystic Places of Dawn
1994

Septicflesh
Septicflesh
Voir la page du groupe
Création : 1990
Genre : Death Metal
Origine : Grèce

Rapports de concerts:

Cannibal Corpse
Cannibal Corpse
Voir la page du groupe
Création : 1988
Genre : Death Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Mithridatic
Mithridatic
Voir la page du groupe
Création : 2007
Genre : Death Metal
Origine : France

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Necrobreed
Necrobreed
2017

Chronique de Carnivore Sublime
Carnivore Sublime
2014

Chronique de Asylum Cave
Asylum Cave
2011

Chronique de Icon
Icon
2007

Benighted
Benighted
Voir la page du groupe
Création : 1998
Genre : Death Metal
Origine : France

Rapports de concerts: