Retour à l'accueil
Chronique
Chroniques :: Chronique de Ballbreaker

Chronique de Ballbreaker

AC/DC  - Ballbreaker (Album)

 7 
10



Si The Razors Edge avait indéniablement des sonorités de guitares et des rythmes aux accents "Heavy", Ballbreaker, nouvel effort des australiens d'AC/DC, en cette année 1995, est, quant à lui, presque dénué de cette agressivité et de ces intonations là. Il marque donc incontestablement le retour du groupe à un propos Hard Rock aux effluves bluesy et aux accointances Rock très prononcées. Ce changement notoire, ramenant la formation australienne à son glorieux passé, est sans aucun doute le résultat de la réintégration en son sein de son illustre batteur originel, Phil Rudd dont on se souviendra qu'il fut, pour d'obscures querelles avec Malcolm Young lié à l'alcoolisme du batteur, renvoyé après l'enregistrement du moyen Flick of the Switch (1983). Le musicien aura sans aucun doute, de par sa sensibilité manifestement différente de celle de Chris Slade et de par son aptitude particulière à faire swinguer ses interventions, contribué à rendre ce disque moins âpre, moins agressif et, en un sens, moins froids.

L'autre élément important qui offre indubitablement un aspect moins brut à cet opus est son traitement sonore dénué de tout artifice superflu. Un résultat dont la responsabilité incombe à l'éclectique Rick Rubin qui officia pour des artistes aussi antinomiques que, par exemple, les défenseurs du Thrash Metal, Slayer et les rappeurs de Run-DMC. Résolument plus naturel et accessible que son prédécesseur, ce disque bénéficie donc, en effet, d'une production très épuré mais très efficace.

Non content de profiter de facteur aussi propice, Angus Young et ses complices vont s'appliquer à construire ici un opus très séduisant. Pour ce faire ils vont donc nous proposer des titres aussi réussi que, par exemple, Hard as a Rock et The Furor, que le superbe Boogie Man aux arômes enfumées et à l'expression très empreinte de Blues, que Burnin' Alive, que Caught With Your Pants Down aux allures succincts de Whole Lotta Rosie, Hail Caesar, ou Ball Breaker.

Notons aussi que ce manifeste s'agrémente d'un livret intérieur dans lequel figure des esquisses dont certains dessinateurs de la célèbre maison d'éditions américaine de Comics Book, la Marvel, sont les auteurs. Certaines de ces illustrations aux détails très fouillés donne un visage très mature à ce cahier alors que d'autres plus simplistes sont presque caricaturales. Le résultat est donc assez étrange puisque très hétérogène. Un aspect composite et déconcertant renforcé par le contraste que ces esquisses imposent avec l'artwork de ce Ballbreaker qui semble être le fruit d'une volonté différente.

En définitive Ballbreaker s'affirmera donc comme un album s'éloignant quelques peu des facettes les plus incisives et les plus aiguisées de son prédécesseur mais qui, néanmoins, n'en demeurera pas moins attrayant au final. Suivant les désirs de chacun, il vous incombera donc de savoir si vous préférez l'aspect plus abrupt de la musique de ce quintette ou si l'expression de certaines nuances vous convient davantage.

AC/DC : un regain d'énergie ?

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


Nous sommes en 1995. Le dernier album d'ACDC, The Razor's Edge est sorti 5 ans plus tot. Et on n'avait rien eu du combo si ce n'est ce somptueux Live At Donnington.
Le retour est donc, comme pour chaque album, attendu comme le messie. Ce qui est encore plus vrai maintenant.
La pochette, fait relativement important, est dessinée ( du moins pour le livret à l'intérieur ) par la maison d'édition Marvel.

L'album s'ouvre sur un morceau résolument porté sur le sexe. Hard As A Rock. Nul besoin de vous faire un dessin sur le sujet de la chanson. Au pire, le clip vous éclairera. Toujours est-il que ce morceau assoit la qualité de l'album. Après les albums qui sont sortis ( Flick On The Switch, Fly On The Wall ) qui sont loin de faire parti des albums incontournable du combo. Pour revenir sur le titre, il sonne très bien, il donne envie de danser enfin du ACDC quoi.

Cover You In Oil est dans la même lignée. Les riffs sont plus travaillés que précédemment. Ca sonne très bien, et les refrains sont entrainant et simples à retenir. On sent que le groupe a retenus quels ont été les élément qui ont fait que la machine ACDC a si bien fonctionner et les ressorts pour cet album.

The Furor Est dans la même veine. Une intro qui fait un peu penser, de loin, à un certain Love Song ( chanson paru sur l'album australien High Voltage ). Le titre est un peu plus rock, toujours du ACDC, du ACDC qui traverse le temps sans vieillir, se servant d'éléments marchant selon les décennies et les utilisant à sa sauce. Le titre pourrait paraitre un peu inquiétant. Les paroles mêmes ne parlent plus forcément de sexe, alcool, rock and roll, mais de fait plus ancrés dans la réalité de tous. Ceci dit, la chanson est très bonne pour autant. Elle donne toujours autant envie de bouger.

S'ensuit alors Boogie Man. Un titre résolument bluesy. Les australiens n'oublient pas leurs influences. Et on peut voir toute l'ampleur de la voix de Brian, même si plus fatiguée, elle n'en perds pas en saveur. Cependant la chanson peut présenter certaines longueur. La qualité est là, mais le riff un peu trop répétitif. Cela en casse un peu la saveur. Pourtant l'album partait sur les chapeaux de roues avec ses trois précédentes chasons.

The Honey Roll Semble être sur la même lignée que le morceau précédent. Un tempo assez lent et quelque peu "lourd" pour du AC/DC. Le refrain vient pourtant remonter le niveau de la chanson. Ce qui fait bouger pas trop mal. Mais pas un incontournable pour autant.

Burnin' Alive laisse présager que du bon. Et d'ailleurs le morceau l'est. Le refrain est accrocheur, et le morceau laisse place à une guitare rythmée bine sympathique. Les breaks relancent le morceau sans pour autant être trop longs. Le solo est tout simplement bien senti. Bref un bon petit morceau.

La dessus s'enchaine Hail Caesar, un morceau tout aussi bon. Morceau qui relance aussi l'album. d'ailleurs on peut entendre la voix d'Angus sur le refrain. Reconnaissable entre milles. Le morceau est très simple mais diablement efficace. Pas un incontournable, mais un très bon morceau quand même.

Avec le morceau suivant on rentre pleinement dans les années 90. Love Bomb a une intro très heavy rock qui se fait beaucoup dans cette décennie et des riffs très accrocheurs. Le titre est plus dans la lignée des ACDC d'antant. On y parle de...vous le savez déjà. Bref un morceau qui balance et qui est beaucoup plus léger que ce qui a été entendu précédemment. Il fait en quelques sortes écho à Hard As A Rock.

Et la machine continue de se mettre en route avec Caught With your Pants Down. Morceau qui tout de suite donne la patate. On se surprend à headbanger et les syncope, les soupirs, le tout est très bien orchestré pour tout mettre en place de façon très légère.

Whiskey On The Rocks reste encore dans cette lignée beaucou plus légère et sympathique. Le morceau peut sembler bizarre de par la mise en place. On pourrait croire que chaque instrument à voulu jouer quelque chose de différent et que la voix tente de se greffer par dessus, et c'est cette étrangeté qui rend le morceau si sympathique.

Ballbreaker Est l'apothéose de l'album. Un démarrage léger, mais le tempo de la basse laisse entendre un morceau bien rythmé. On y coupe pas. Le refrain avec son "BALLBREAKER" quasiment hurlé par Brian et repris en choeur par le groupe est très entrainant. Le morceau est donc très bien choisi pour cloturer cet album fort sympathique malgré quelques morceaux en dessous de ce que l'on pourrait attendre d'un groupe comme ACDC. Mais peut être que l'on l'en leur demande un peu trop, ô fan exigeant que nous sommes.



Chroniquer cet album

Avis des chroniqueurs :
 



Chronique précédente

Tout

Chronique suivante


Commentaires




Ballbreaker - Infos

Voir la discographie de AC/DC
Infos de Ballbreaker
acheter sur Amazon
Sortie : 22 septembre 1995
Genre : Hard Rock
Label : Warner Bros
Playlist :
1. Hard As A Rock (4:30)à écouter en premier
2. Cover You In Oil (4:33)culte !culte !
3. The Furor (4:10)
4. Boogie Man (4:06)
5. The Honey Roll (5:34)
6. Burnin' Alive (5:05)à écouter en premier
7. Hail Caesar (5:14)
8. Love Bomb (3:13)à écouter en premier
9. Caught With Your Pants Down (4:14)
10. Whiskey on the rock (4:44)culte !culte !
11. Ballbreaker (4:32)
écouter : Ecouter l'album



AC/DC

Albums chroniqués :
Chronique de Black Ice
Black Ice
2008

Chronique de Black Ice
Black Ice
2008

Chronique de Ballbreaker
Ballbreaker
1995

Chronique de Ballbreaker
Ballbreaker
1995

AC/DC
AC/DC
Voir la page du groupe
Création : 1973
Genre : Hard Rock
Origine : Australie




Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de Hair Of The Dog
Hair Of The Dog
1975

Nazareth
Nazareth
Voir la page du groupe
Création : 1968
Genre : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni


Slade
Slade
Voir la page du groupe
Création : 1966
Genre : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni


Slayer
Slayer
Voir la page du groupe
Création : 1981
Genre : Thrash Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Razor
Razor
Voir la page du groupe
Création : 1983
Genre : Thrash Metal
Origine : Canada