Voilà un moment qu’on attendait le successeur d’ICON ! Presque 4 ans d’attente pour avant de savoir jusqu’où le groupe irait ! Après avoir été considéré par un bon nombre de fans comme LE groupe français de Brutal Death incontournable,
Benighted a la pression pour ne pas décevoir son auditoire !
Et voilà qu’il est prêt à nous livrer Asylum Cave, toujours dans un concept qui traite de la maladie mentale, un sujet qui est cher à Julien, le chanteur, étant donné son activité professionnel dans le milieu psychiatrique. Un thème qui est cher au groupe depuis ses débuts et sur lequel l’inspiration ne semble pas manquer ! La folie et la démence semblent en effet être au cœur de ce nouvel opus, et pas seulement d’un point de vue strictement lyrique, mais aussi dans la musique. Brutale, déjantée et puissante, la musique parait surtout complètement folle et aliénée, comme d’habitude ! Là où
Benighted aurait pu régresser, il nous entraîne au contraire dans une musique encore plus technique, plus travaillée et donc, plus dévastatrice. Mais là où on s’attendait à un petit effort, c’est au niveau de la prise de risque. Les fans se souviennent sans doute du côté très légèrement expérimental de ICON (intrusion de passage Rap, mélodies déjantées, etc.), mais là,
Benighted ne se mouille pas trop et reste sur une lignée relativement ‘’’classique’’’ avec de gros guillemets. Ce que je veux dire par-là, c’est que connaissant le potentiel du groupe, on est en droit de s’attendre à des petites surprises, le genre de truc que l’on ne pouvait tellement pas prévoir, que ça nous fout sur le cul direct. Surtout qu’il ne s’agit pas d’une exigence personnelle de ma part, mais plutôt parce que ça collerait encore plus à la musique qui se veut complètement démentielle.
Mais ce détail à part, on ne pourra pas nier la qualité de ce tant attendu album ! Ça tabasse à mort dans tous les sens, et il ne s’agit qu’un quelconque album de Brutal Death où la violence est gratuite. Ici, on sent une certaine réflexion, que ça soit dans la musique ou les paroles. Chaque chose est à sa place, c’est carré, en clair, c’est très professionnel.
Benighted est clairement un groupe qui sort du lot, il nous l’avait montré par le passé avec des disques vraiment inquiétants et agressifs comme Insane Cephalic Productions ou encore ICON. Asylum Cave n’aura peut-être pas la même renommée que les deux albums pré-cités, mais les fans se doivent de le posséder pour un bon bain de violence psychologique.
Au final, Asylum Cave s’annonce être un très bon disque, et surtout, une très bonne chose dans le paysage musical extrême français de cette année 2011 ! Pas grand-chose de vraiment nouveau, ça reste du
Benighted, à savoir une musique vraiment puissante, accompagnée d’une production largement à la hauteur, avec une personnalité forte que l’on reconnaitrait entre mille. Si beaucoup de groupes se ressemblent dans ce style, on peut dire que
Benighted continue malgré tout à développer sa propre identité, ce qui est sans doute l’atout majeur du groupe qui, en plus, propose des concerts vraiment dingues et surprenants ! Attention à votre cou tout de même !