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Chronique de Posthume

Wormfood  - Posthume (Album)

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Après la Mort...



Parmi les groupes étranges de notre chère scène Française, Wormfood se porte plutôt bien ! Productif ? Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, mais disons plutôt que les rares albums du groupe ne laissent personne indifférent ! Posthume marque le grand retour du groupe ! Il faut dire, après un album nommé France, voilà plus de 5 ans que l’on attendait la sortie d’un nouveau disque. Et le voilà qui débarque en comblant les fans !

C’est avec un visage bien différent que Wormfood est revenu parmi nous. Difficile de vraiment savoir ce qui est passé par la tête de nos français, mais une fois de plus, on ne pourra qu’être bluffé par la richesse musicale de cet album. Wormfood nous livre un disque surprenant, entièrement chanté en français et qui semble être un concept album aux paroles dérangeantes et morbides. Accentuées pas un chant français, ces paroles apportent un côté vraiment dérangé à l’ensemble. Les lignes de chant sont vraiment intéressantes parce qu’on a droit à un chant clair parfois très calme, parfois violent, mais toujours très compréhensible et prenant. Imaginez Ange en train de reprendre du Eros Necropsique, ou l’inverse, et vous verrez un peu mieux de quoi il en retourne. Pour faire simple, Wormfood nous livre un album de Dark Metal aux tendances avantgardistes bien marquées par quelques touches expérimentales. On a aussi des influences puisées plus dans le Rock. On peut penser à The Cure par exemple sur certains passages, mais aussi David Bowie, mais le tout, avec un esprit bien sombre et perturbé par la Mort.

Mais Wormfood ne s’arrête pas là, il pose des ambiances vraiment étranges, glauques, et qui plongent encore plus l’auditeur dans un univers assez spécial duquel on a du mal à percer les secrets. Et pourtant, on sait qu’il y en a un paquet à découvrir, et écoutes après écoutes, on sent clairement que l’album prend une autre dimension. On est bien loin d’un simple disque de Metal ordinaire comme il en existe des centaines. Au contraire, Wormfood développe et explore son univers en le modelant à sa guise et en se détachant de toute influence trop évidente à l’heure actuelle. Il aurait été tellement plus simple de faire du sous-Gojira ou je ne sais quoi d’autre ! Pourtant, le groupe se fiche de la mode et si Posthume sonne aujourd’hui comme ça, c’est grâce à un travail de composition très professionnel, un mixage vraiment à la hauteur, et plus généralement, une production qui colle parfaitement à la musique du groupe et qui fait ressortir le meilleur. Puissant, sombre, mélancolique, dérangé, voilà comment on pourrait qualifier cet opus, mais évidemment, ça serait bien trop réducteur tellement les couleurs changent et se transforment au fil des pistes. Malgré tout, on regrettera que la folie ne soit pas poussée à son paroxysme de manière à avoir un truc complétement barge et psychédélique, mais bon, ce n’est qu’un détail qui ne nous empêchera pas d’apprécier Posthume à sa juste valeur !

Après un long moment d’absence, cet album confirme le retour du groupe parmi les étrangetés de notre scène. Posthume est un album à posséder et à écouter sans modération si l’on veut vraiment pénétrer l’univers du groupe. Il va plus loin que France en proposant des choses que l’on n’attend pas.

(1) Modifier l'article
par Pit, le 4 février 2011
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Bienvenue en Enfer...



...Et il ne sera pas question de l’Enfer de flammes auquel nous, païens, hérétiques, et autres amateurs de musique diabolique sommes promis, non, mais un Enfer sombre, froid, aux relents d’acides, d’éthanol et de chair morte…

Bienvenue dans le monde de Wormfood

Car oui, 5 ans après un France pour le moins dérangé et décadent, et qui avait parfois une fâcheuse tendance à partir dans tous les sens, le groupe Parisien revient avec un nouveau visage, et un nouvel album, le bien nommé Posthume, sorti début 2011 après avoir été maintes fois repoussé.

Outre le titre, qui fait irrémédiablement penser à la mort, chacune des plages composant cette nouvelle offrande (à l’exception de «Des Hauts, Des Bas», qui est une reprise du chanteur Suisse Stephan Eicher) semble avoir été forgée par la grande faucheuse elle-même...
Fruit d’un processus de composition long et douloureux, que nous pourrons qualifier de cathartique, avec ses textes d’inspiration Gainsbourgienne, (dont Emmanuel «El Worm» Lévy est un grand fan), entièrement en français, et traitant de thèmes comme le dépit amoureux, les addictions et le suicide, ce dernier apparaissant comme une finalité libératrice (évident sur «Les Noces Sans Retour»), Posthume consume toute trace d’amour, de joie, de bonheur, et ne laisse rien d’autre qu’un profond dégoût de la vie, face auquel personne ne peut rester insensible...
Malsaines, sombres et écrasantes, les compositions du groupe ne nous accordent aucun répit, et ce n’est pas avec la ballade «Salope», faisant penser à du Marc Lavoine sous antidépresseurs, et placée en milieu de parcours, que nous trouverons un quelconque réconfort. Il faudra pour cela attendre que l’outro («EWB28IF») nous apporte la délivrance tant espérée, même si le morceau en lui-même paraît parfois quelque peu anecdotique, notamment sur la fin.
Notons aussi le travail extraordinaire réalisé sur les pistes de chant.
La voix d'El Worm, grave, profonde et plaintive, est volontairement mise en avant, ce qui favorise l'immersion de l'auditeur dans l'univers neurasthénique de Wormfood...

Malgré son propos pour le moins abrasif, Wormfood ne se passe pas de clins d’œil plutôt bien sentis et d’invités prestigieux. On retrouve notamment Paul Bento de Type O Negative au sitar et au tanpura électronique, sur «Les Noces Sans Retour» et «Troubles Alimentaires», ce qui donne une dimension particulière aux morceaux.
Le groupe ayant été par le passé comparé au géant gothique américain, ce guest apparaît comme une véritable consécration.
On note également que Wormfood n’a pas totalement délaissé le monde du spectacle brièvement dépeint dans «Daguérreotype», sur le précédent album, puisqu’on retrouve une référence à Joséphine Baker et ses «deux amours» sur «Passage à Vide».
La production n’est quant à elle pas en reste, et confère un grain particulier au son de ce nouvel effort, donnant une impression d’insalubrité, et plus d’ampleur encore à la musique torturée du quintette...

Avec Posthume, Wormfood joue avec nôtre corde sensible, et prend manifestement un malin plaisir à nous entraîner dans son délire autodestructeur, et mis à part le dernier morceau, aucun faux pas ni aucune faute de goût ne viendront troubler notre éprouvante, mais ô combien envoûtante, traversée des Enfers.
Non content de baigner dans l’excellence, Posthume tutoie la perfection.

A posséder.



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Avis des chroniqueurs :    
 8 
10
Pit
Imperatoris  



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Commentaires


9.5 ? Eh ben dis donc... Ce disque semble t'avoir profondément marqué ! XD
Sans rire, sans aller jusqu'à le considérer comme un classique absolu, j'adore aussi Posthume. Encore une œuvre singulièrement excellente issue de notre scène. Et très bonne chro au passage. Du coup, je vais me le réécouter de ce pas !

mer. 26 oct. 11- 10:03  
Haha, merci !
Pour moi, c'est l'album de l'année : malsain, sombre, sale, écrasant... et chanté en français ! J'adôôôôôôre ! ^^

mer. 26 oct. 11- 10:54  


Posthume - Infos

Voir la discographie de Wormfood
Infos de Posthume

Sortie : 7 janvier 2011
Genre : Avantgarde Metal, Rock
Playlist :
1. Les Noces Sans Retour (08:31)
2. Vanité Des Amants (07:27)
3. Troubles Alimentaires (05:52)
4. Passage A Vide (07:51)
5. Salope (04:20)
6. Des Hauts Et Des Bas (Stephan Eicher cover) (06:25)
7. Le Seul Amour (09:00)
8. EWB28IF (04:28)
écouter : Ecouter l'album



Wormfood


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