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Chroniques :: Chronique de Glory To The Brave

Chronique de Glory To The Brave

Hammerfall  - Glory To The Brave (Album)

Un vent "nouveau"...



Dans ce paysage désolé, d’une scène Heavy Metal tragiquement déserté par des adeptes, essentiellement avides de nouvelles sensations, mais qui, aussi, ne se retrouvent plus vraiment dans les frasques toujours plus grotesques de groupes qui, pourtant, ne cessent de clamer leurs magnificences en des caricatures de plus en plus fastidieuses, occultant de ce fait le regain d’intérêt qu’aurai pu susciter un album enthousiasmant (Manowar - Louder Than Hell), et où seul les certaines icones survivantes les plus emblématiques, arrivent, encore, à exhaler quelques soupirs tièdes de cette haleine fétide à l’inspiration bâtarde (Iron Maiden - The X Factor), et où d’autres encore, après avoir révolutionner le genre, prendront la décision d’emprunter les chemins troubles d’une musique plus lourdes, plus sombres, pour un album pas forcement mauvais mais indéniablement déconcertant (Judas Priest – Jugulator). Même l’école allemande du heavy, pourtant réputé pour son traditionalisme, est désorienté et tentes de se positionner dans cette ère de changement, en proposant une vision plus moderne, plus inspiré par les riffs groovy de la scène Power et Neo américaine, dans des albums hétérogènes où ils tentent, sans y parvenir, de faire l’amalgame entre un passé classique, et un futur contemporain (Accept – Predator). Au milieu de ce marasme, où les repères explosent, les adeptes du genre, forcement égaré, auront préférés la vélocité et la musicalité d’un Power Metal, ou encore le radicalisme de musiques extrêmes qui ne cessent de prendre une place de plus en plus prépondérante à l’image du Death Metal, ou du Black, ou bien encore la nouveauté attrayante de genre bien plus créatif tel que le Neo. Le conservatisme de cette scène semble donc révolu, et parait devoir le condamner irrémédiablement. Et pourtant…

Des profondeurs les plus enfuis de sa Suède natale, Hammerfall, bien relayé par son label Nuclear Blast, saura, avec neuf titres d’un insolite conformisme, panser les plaies de cette scène moribonde. On peut raisonnablement s’interroger sur les causes de cet engouement triomphal, qui vaudra même à ces "nouveaux" acteurs méritants du renouveau du Heavy d’être estampillé sous le sceau de l’appellation "True" Metal. On le peut véritablement en écoutant ce Glory to the Brave qui, bien que pétrie de qualité, n’est pas exempt de tous défaut. Mais cet album, en véritable héritage (et non pas hommage) de la scène Heavy, saura en offrir, de manière très intéressante, la combinaison réussis de tout les éléments qui en façonnèrent les aspects les plus attrayant. En effet là où les autres, peut-être lassé par des années de pratiques, se perdirent dans des évolutions ineptes et inutiles, Hammerfall se contentera d’une simplicité évidente. Se contenter ? Oui, mais de quelle manière. Dans un premier temps, il aura su, avec cette œuvre, offrir au Heavy un son plus actuel. Dans un deuxième il aura su épuré ses mélodies de toutes fioriture de composition se tournant vers un propos plus "épique" que réellement "musical",et ce, surtout, en usant de riffs simples mais efficaces et incisifs. Et enfin il aura su composer de véritables hymnes aux refrains fédérateurs concernant. Ainsi aux sons et aux rythmes plutôt enlevé d’un bon The Dragon Lies Bleeding (le seul empreint de power metal), ou encore des excellents The Metal Age, Hammerfall, Child Of The Damned, Steels Meets Steels et Unchained, mais aussi d’un Stone Cold mid-tempo délectable, au riff très allemand ; Hammerfall nous offre les charmes, délicieusement modernes et désuets à la fois, d’un plaisir incontestables. Seul la ballade dispensable I Believe est ratée, et elle l’est d’autant plus que Glory To The Brave, l’autre romance de ce disque, en comparaison, est étonnamment réussi.

Glory To The Brave, est une œuvre emplis d’une sincérité et d’une fougue qui faisait cruellement défaut à l’époque. Pleine, aussi, d’une simplicité d’une justesse incroyable et de l’enthousiasme évident, pas toujours maitrisé, d’une jeunesse fougueuse, ce disque constitue une œuvre qui, si elle n’excelle pas tout à fait, n’en est pas loin.

Toc toc toc, voilà les Tommyknockers !



La situation du heavy metal en 1997 était préoccupante... Le style était sur un déclin qui semblait sans fin. Les ténors du genre pataugeaient dans leur fange, les fans leur ayant tourné le dos depuis longtemps. Seuls Gamma Ray, Stratovarius et Angra semblaient tirer leur épingle du jeu tandis que Helloween renaissait lentement de ses cendres. Les légendes que sont Iron Maiden, Judas Priest ou Saxon peinent à convaincre pleinement, Scorpions semblent avoir jeté l'éponge depuis un moment. De nouveaux genres émergent et les nouveaux héros se nomment Paradise Lost, Anathema, Cradle Of Filth, Emperor ou Dimmu Borgir. Aux USA, Korn a redonné vie au genre, secondé par la suite par Linkin Park ou Fear Factory. A la croisée des styles, le heavy semble bien loin, quoique présent dans de nombreuses influences communes.

Et un groupe va venir donner un gros coup de pied dans les joyeuses des fans de metal et ce groupe c'est Hammerfall, par qui le scandale du true metal éclatera. Formé autour du guitariste Oscar Dronjak, qui en avait assez du death et qui voulait jouer la musique qu'il affectionnait le plus, à savoir le heavy, Hammerfall voit le jour en 1993, mais ne publiera ce Glory To The Brave, premier album du groupe, qu'en 1997.

Et il faut dire que ce disque tient un peu du miracle. Avec un chanteur dont le précédent groupe faisait du grunge, on pouvait s'attendre à tout, sauf à cela. Il faut dire que Dronjak a plus d'un tour dans son sac et qu'il ne triche pas en faisant appel à son ami Jesper Strömblad d'In Flames pour lui donner un coup de main. Si ce dernier est crédité à la batterie, il n'a quasiment rien joué, il aura surtout composé. Et bien malin celui qui parviendra à retrouver la patte d'In Flames dans Glory To The Brave, même en faisant abstraction de la voix de Joacim Cans. Hammerfall fait du Hammerfall, c'est à dire ici un énorme hommage au heavy metal, avec une flopée de titres parfaitement calibré, non pas pour les radios, mais pour raviver la flamme dans le coeur des vieux fans du genre. Je préviens le gars du fond qui a dit que je suis un vioque de toute façon que le vioque n'est pas d'humeur à rigoler avec ce skeud ! Non mais...

Glory To The Brave, c'est simple à expliquer : du heavy metal qui se construit autour de riffs simples, souvent speedés, avec une rythmique carré, bien calibrée. Un chanteur à la voix assez aigüe et qui maîtrise bien son sujet, des soli simples, rapides et efficaces, des choeurs guerriers qui viennent booster ponts et refrains... C'est tout con en définitive... Mais ça le fait. Hammerfall parvient à donner un souffle épique à l'ensemble, qui fait grandement oublier le manque de maturité des propos. Mieux, la formation arrive à composer des titres dont les refrain deviennent des hymnes immédiats et fédérateurs malgré eux et souvent, un souffle épique recouvre l'ensemble, donnant aux compositions une toute autre dimensions. Prenons Hammerfall et Steel Meets Steel par exemple. Pour un peu, on croirait presque se trouver face à Manowar. Dans le style, batailles, guerriers, acier contre acier, Manowar n'est pas un manchot. Pourtant, Hammerfall arrive à apporter un petit plus qui fait que cela fait mouche. Cela ne s'explique pas franchement. Il y a un truc. La subtilité qui fait que le magicien n'aime pas révéler son tour de passe passe au public. C'est classique à mort et pourtant on en redemande. Peut-être parce que l'on sent toute la bonne volonté du groupe derrière, une passion qui n'est pas feinte et qui transpire à chaque note ?

Alors ? Que reprocher à ce disque ? Qu'il y ait deux ballades ? On s'en cogne, elles sont soit pas mal, soit sublimes, comme Glory To The Brave qui en devient épique sur la durée. Non, si on devait reprocher deux choses à Hammerfall, ce serait son manque d'originalité (et là, on soulève le problème que suscite Airbourne, même si chez Hammerfall, ça passe mieux) et une certaine répétition dans les riffs, ce qui fait que l'album ressemble à une espèce de long morceau unique (et Iron Maiden, on en fait quoi dans ce cas ?). Non, Hammerfall n'a pas inventé la poudre, mais il sait la faire parler et c'est tant mieux. Les musiciens doivent être les premiers surpris par l'engouement provoqué par cet opus, de quoi en perdre son latin...

Premier album et coup de maître. Que demander de plus ? Rien, bien entendu... Juste se taire et apprécier les origines du revival true metal qui aura fit couler tant d'encre et de sarcasmes (et qui sera repris à son compte par Joey DeMaio soit dit en passant). Le disque est génial et même s'il n'a rien de bien novateur, il fait plaisir par là où il passe (non, pas par là, coquin ! J'ai dit pas par là ! Oh misère... C'est quoi le numéro du SAMU ?). Bref, une surprise inattendue à l'époque et qui aura provoqué un petit séisme autour de lui. Et la résurrection d'un genre. Alors merci. Merci mille fois.



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Glory To The Brave - Infos

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Infos de Glory To The Brave
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Sortie : 27 juin 1997
Genre : Power Metal
Label : Nuclear Blast
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. The Dragon Lies Bleeding (04:22)à écouter en premierparoles de The Dragon Lies Bleeding
2. The Metal Age (04:27)à écouter en premierparoles de The Metal Age
3. HammerFall (04:45)culte !culte !listenparoles de HammerFall
4. I Believe (04:49)paroles de I Believe
5. Child of the Damned (Warlord cover) (03:40)à écouter en premierparoles de Child of the Damned (Warlord cover)
6. Steel Meets Steel (03:58)culte !culte !paroles de Steel Meets Steel
7. Stone Cold (05:40)paroles de Stone Cold
8. Unchained (05:34)paroles de Unchained
9. Glory to the Brave (07:20)culte !culte !listenparoles de Glory to the Brave
écouter : Ecouter l'album



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