Avis aux cow-boys, vachers, fermiers, alcooliques, ivrognes, pochards, poivrots et surtout, fans de
Pantera, voici Face Down qui débarque avec « The Runaways », son premier EP.
Depuis sa sortie au mois d’octobre, le maxi a reçu des critiques des plus élogieuses sur les différents webzines hexagonaux. Après plusieurs écoutes de l’objet, on finit charmé par cette énergie débordante et cette simplicité à exprimer une envie musicale bien précise. Un hommage à
Pantera plus subtil qu’il n’y paraît, puisqu’il regorge de compositions allant chercher du côté de
Lamb of God et de Down. Bien entendu, le tout est agréablement burné et le combo d’Ile-de-France, seulement formé cette année, s’en prend à juste titre au grand classique du metal américain.
Le style pratiqué est connu de tous : un rock ‘n roll décadent, bourré aux hormones thrash/groove. Personne n’a besoin d’être un expert en la matière pour savoir qu’en concert, ce sera « in your face », en particulier grâce au chant de Warren. En effet, le frontman allie la force vocale à la
Randy Blythe et un feeling à la Chad Gray. L’aisance technique des musiciens est également à souligner, car niveau guitare, la paire Cédric/JA apporte du souffle aux compositions. Les riffs, quand ils ne sont pas agrémentés de sifflantes dignes d’un
Dimebag Darrell, sont tantôt thrash, tantôt southern, avec un apport bluesy agréable. Le morceau éponyme, « The Runaway », rappelle Kingdom of Sorrow pour son côté punchy et figure parmi les meilleurs titres du EP. Ces montées en puissances sont à noter dans la musique des Français, qui utilisent avec brio leur panel artistique.
« The Runaway » est un EP couillu, aux moments forts et qui focalisent sa force sur un metal redneck à l’américaine. Face Down offre une première mouture qui brûlera les planches des salles de concerts et qui démontre une nouvelle fois que l’on peut être fan de Jack Daniel’s et faire de la bonne musique. Avec leurs compositions ouvertement directes et pêchues, il ne faudra pas longtemps à nos Français (s’ils en ont l’ambition) pour se tailler un nom au sein de la scène metal hexagonale. Maintenant, il ne reste qu’à Face Down de concrétiser cela sur un disque de plus longue durée et d’offrir aux rednecks un autre shot.