"Attends,
Domination c'est ZE album de
Morbid angel mon coco! Du vrai Death bien varié, avec de l'atmosphère, des instrumentales, du vrai mélange des genres quoi!
- Ouais mais il y a
Blessed are the sick aussi et puis
Covenant quand même!
-
Covenant? Connais pas. Faudra que je l'écoute..."
Quoi?! Être sans valeur, tu ne connais pas le
Covenant de
Morbid angel?
Covenant ou l'un des albums du top 3 de leur carrière?! L'affront se doit d'être lavé pour cet homme et pour les générations actuelles et futures.
Si
Domination est effectivement l'album le plus connu de
Morbid angel et aussi l'un des mieux construits, ce n'est pas la seule réussite du groupe.
Covenant, sorti en 1993, soit 2 ans après le monstrueux
Blessed are the sick, est un album Death oui, mais pas seulement. Album le plus violent aux côtés de
Blessed are the sick (sans compter
Altars of madness moins travaillé et plus proche de leurs influences Thrash de base), il est aussi celui du mélange, de l'exotisme. "Nar Mattaru" par exemple, instrumental tout aux claviers sombre, sort des confins du Death metal de base. Alors oui, ce n'est pas du
Opeth, c'est du old school quand même, c'est Death mais ce Death Morbidien mélange des éléments Thrash et Black. Un maître du genre en plus.
Maître du riff également, en bon groupe de Death qui se respecte, le rythme est essentiel. L'atmosphère aussi. L'album est pesant de bout en bout et difficile à digérer. Des titres comme "Pain Divine" envoient dur, ça blaste sévére, on sent les prémices de ce que deviendra le Brutal. "Rapture" comme premier morceau ça fait mal aussi. Pete Sandoval est excellent à la batterie et la double turbine. A l'écoute d'un "Lion's Den" ou d'un "Vengeance is mine", on sent toute la créativité de Trey, les guitares sont extrêmement bien travaillées, les nuances prononcées, les solis diaboliquement barrés et très nombreux dans la plus pure tradition d'un
Slayer. Comment dès lors ne passe laisser prendre par le groove de "Vengeance is mine"? La rage est là et David Vincent apporte enormément, son chant est Death mais il sort du coeur et non du corps. La haine ressentie est profonde et le plaisir engendré est absolument obscène.
Un album excellent donc, qui donnait aux fans une raison de plus de croire en
Morbid angel et à raison. Deux ans après sortait
Domination, moins violent, plus ouvert. Ce
Covenant est donc, à l'image de
Blessed are the sick, un CD violent et un must du genre. Un très bon album pour découvrir le groupe également. Certains pourront alors critiquer une certaine répétitivité entre les morceaux mais c'est l'une des pattes de
Morbid angel, qui fait du Death metal une religion, à l'image de la pochette.