Quasiment inconnu par nos contrées françaises, Artep évolue tout de même depuis quelques temps déjà dans un registre passé de mode, voire même décrié, il s’agit évidemment du Black Metal Symphonique. Mais les canadiens se fichent bien de tout ça et ça ne l’es empêchera pas de jouer la musique qu’ils aiment !
Si la plupart des détracteurs du Black Sympho ne font en fait que suivre une mode, des codes préétablis, ils n’osent pourtant pas cracher sur des groupes comme
Emperor, ou sur les premiers
Dimmu Borgir qui sont des piliers dans l’histoire du Metal extrême et même du Metal en général. Pas besoin de chercher plus loin les influences d’Artep ! Dès les premières notes, on croit tomber dans un nouvel album de
Dimmu Borgir. Les orchestrations, les mélodies, et même le chant ( !) nous plongent dans l’univers étrange des norvégiens ! Ce ne sont que les aspects plus violents qui nous font justement hésiter avec le grand
Emperor, mais en moins bien évidemment, faut pas pousser… Comment de nos jours un groupe arrive-t-il à faire un tel plagiat ?
Parce que soyons honnêtes, à part la batterie qui en chie un peu pour accélérer la horde, on retrouve les mêmes ingrédients que dans les groupes précités. On peut même sentir un peu de
Cradle Of Filth sur certains plans. Artep semble tout droit sorti d’un album tribute à ces groupes cultes sans faire transparaître la moindre touche personnelle. Ah, si, sur quelques passages on pourrait voir là l’œuvre d’un groupe plus mature qu’il y parait, mais le problème arrive quand on pose une oreille à
Arcturus juste après… Là, on voit évidemment que Artep n’a rien inventé… Et pourtant, un petit côté old school dans la prod pas désagréable montre que les canadiens ne font pas ça uniquement pour le fric. C’est vrai, on aurait pu croire le contraire puisque le style reste très prisé par les ados qui découvrent le Metal Exrtême, et pourtant nan, même ces ados ne se retrouveront pas parce que le son manque quelque peu de puissance.
Ce nouvel album est donc réservé à un public tout autre, un public qui saura apprécier à sa juste valeur l’admiration que porte Artep pour ces groupes précurseurs du Black Sympho, au point de faire la même musique qu’eux ! Si certains groupes du même style sont décriés, c’est souvent pour leur manque d’idée, pour une utilisation pompeuse des orchestrations, pour une mauvaise utilisation des claviers, pour véhiculer un côté kitsch sans âme, etc. Ici, non, Artep sera décrié pour son plagiat impersonnel, mais surtout, pour une musique qu’il ne pourra jamais s’approprier réellement !
Thy Will Be Done on Earth as Is Done in Hel lest donc un disque à oublier parce qu’il n’apportera absolument rien au monde du Metal… C’est dommage, parce qu’on sent que le groupe a un certain potentiel, on sent même qu’il tente de proposer des choses personnelles, mais sans jamais y parvenir, sans jamais oser.
A suivre tout de même, ils pourront difficilement faire pire…