HIM, dans le milieu du metal, c'est devenu une espèce de farce (hihi). Imaginez, un groupe qui se revendique comme faisant du love metal (mouarf !), ça a de quoi provoquer quelques fou-rires (héhé), surtout quand la formation, menée par
Ville Valo, a poussé le paroxysme jusqu'à devenir plus love et de moins en moins metal à mesure des albums (arrêtez, j'en pleure presque !).
Si
HIM s'est surtout fait connaître grâce à Razorblade Romance, le premier album qu'est ce Greatest Lovesongs Vol. 666 n'est pas à ignorer (hihi). Enfin, si, on pourrait si on décide d'être réellement réfractaire à
HIM, mais ce serait quand même dommage. A l'époque (1997 - et non toutes les parenthèses n'indiquent pas un fou-rire, un peu de sérieux ne fait pas de mal ! héhéhé), le groupe avait une optique bien plus metal que ce qu'il représente à présent. Les rythmiques étaient plus lourdes, la guitare plus mordante et on avait droit à des morceaux d'une certaine robustesse, entre vitesse et précision.
Mais déjà, on peut remarquer quelques travers (de porc, hihi), qui se retrouveront aussi sur l'opus suivant, à savoir trop de ballades dont certains peuvent rapidement devenir sirupeuses. Cela déséquilibre forcement l'album, qui est séduisant dès que le groupe hausse le ton. L'intensité devient moindre et arriver au bout des neufs titres sans être un parcours du combattant peut devenir bien longuet (ne vous inquiétez pas pas si votre lecteur CD vous indique 66 pistes pour une durée de 66 minutes et 66 secondes, c'est une blague de mauvais goût qui n'est pas franchement drôle).
Autre détail qui peut faire tiquer, Greatest Lovesongs Vol. 666 contient deux reprises. Pour neuf morceaux, ça fait beaucoup. La première est une version carabinée du célèbre
Wicked Game de
Chris Isaak (héhéhé). Le rendu heavy colle très bien à la chanson qui prend ici une autre dimension. Le seconde porte bien plus à caution. S'attaquer à
(Don't Fear) The Reaper de
Blue Öyster Cult n'est pas sans risque et des risques
HIM en a pris pour le coup. Certains reprocheront au groupe d'en avoir servi une relecture molle qui va à vau l'eau (hihi, ça peut faire un jeu de mot avec Valo ! Hahaha ! Mais pourquoi je rigole comme ça, moi ? Hem...). D'autres, au contraire, diront que
HIM se l'est parfaitement approprié en lui donnant son style, en lui insufflant de nouveaux éléments romantiques et que l'opposition entre la voix féminine et celle de Valo n'est pas pour déplaire. Là, chacun est lire de choisir son camp, entre le coup de génie et le coup passable de lynchage en règle.
En revanche, quand
HIM décide d'envoyer la sauce, il devient très convaincant même s'il n'est pas original pour un sous. La voix de Valo joue beaucoup en ce sens, toujours mélodique et agréable, pleine de sensualité.
It's All Tears en devient l'exemple le plus frappant, heavy et accrocheur à souhait, dans le style de la vague finlandaise initiée par
The 69 Eyes. L'aspect électrique convient bien au groupe que l'orientation future reste un mystère et un sacré gag (qui a dit que les Finlandais n'ont pas d'humour ? Mouarf !).
Même si Greatest Lovesongs Vol. 666 est un peu lassant sur la longueur, il reste plutôt agréable à écouter. S'il ne fallait en avoir qu'un, ce serait celui-ci. Sans la moindre hésitation.
HIM a part la suite suivie une voie étrange, mais qui a le mérite de bien faire rire (j'en pleure presque tellement c'est tordant ! Y en a qui ont peur de rien !). Oh, et pour terminer la blague entamé en sous-titre... Un autre fou arrive et lui dit "accroche-toi bien au pinceau, je retire l'échelle !" Héhé. Héhéhé. Il n'y avait pas de chute plus grotesque pour la chronique la plus navrante du site...