Du haut de ses dix ans d’existence, et seulement deux vrais albums au compteur, Black Witchery a su peu à peu acquérir son statut de groupe culte en ce qui concerne le « Black made in the US ». Mais la quantité de splits et EP depuis ses débuts justifie une certaine renommée.
Inferno Of Sacred
Destruction est la nouvelle offrande de Black Witchery, et il s’annonce déjà comme très prometteur !
Très vite, on retrouve cette ambiance cradingue et malsaine qui a été la marque de fabrique du groupe depuis ses débuts. Un son bien Raw, brut et démoniaque nous plonge inévitablement au cœur de l’enfer. Black Witchery nous livre ses incantations au son d’un Black Metal bien cru, teinté légèrement de Death Metal bien blasphématoire. Le tout est savamment mis en valeur grâce à une lourdeur étouffante de la part des compos. Le but est de plomber l’ambiance, d’assommer l’auditeur avec pour seul arme, des riffs démentiels, des accords véhéments, des tempos parfois ralentis pour un effet saisissant !
Chaque note est une
incantation destinée à accueillir le Grand Bouc parmi nous. Chez Black Witchery, aucune concession, aucun artifice, aucune fioriture ne vient entacher sa musique. Son art se veut brut, efficace, et surtout, il vient des tripes, du plus profond des entrailles, et ça, on peut clairement le ressentir grâce à la violence sans limite dont fait preuve le groupe tout au long de cette petite heure de
blasphème.
Les fans de Upheaval Of Satanic Might, seront sans aucun doute comblés ! Si ce précédent opus s’aventurait dans une sorte d’exploration de sonorités « Harsh Ambiant » tout en conservant un aspect résolument Black Metal, Black Witchery revient aux sources tout en gardant ce qu’il avait trouvé bon dans son expérience précédente. Seulement, la lourdeur pachydermique des ambiances du précédent album sont moins présentes et on a donc ici un nouveau souffle bien plus violent, plus chaotique, mais peut-être avec un impact moins hécatombique que par le passé. Mais peu importe puisque quoi qu’il arrive, Black Witchery assoit son statut de groupe culte en prouvant une fois de plus qu’il n’y a pas besoin d’une grosse prod pour démonter la baraque, pas besoin non plus de technique ou autre artifice pour se faire comprendre.
Avec ce nouvel album, Black Witchery revient sur le devant de la scène Black US un peu en perdition ces derniers temps. Heureusement, il n’est pas seul pour ce revival puisque Krieg et
Profanatica connaissent aussi actuellement leurs heures de gloire grâce à leurs nouveaux albums respectifs. Un revival qui devrait séduire une fan-base assez importante dans les milieux undergrounds en tout cas !