Retour à l'accueil
Chronique
Chroniques :: Chronique de Disco Zombie

Chronique de Disco Zombie

Cadaveric Hunter  - Disco Zombie (Album)

 7 
10

I'm walking with a funny Zombie Mom's !



Cadaveric Hunter est au grind ce que le vomi est au mec qui a trop bu un samedi soir. C’est crade mais directement après on en redemande et on se replonge dedans . Après deux démos, c’est en 2006 que sort « Porcinet ». Trois ans après, « Disco Zombie » voit le jour et pousse son premier cri, ou premier rot, au choix, celui-ci s’annonçant aussi tordu que son prédécesseur.



L’artwork se veut relativement soigné : un espèce de zombie à l’air con, toutes dents dehors, nous toise du regard, comme s’il se bidonnait déjà de l’album que nous nous apprêtons à découvrir. Cependant, cet artwork se veut plus original et moins commun aux groupes de death/grind, toujours prêt à nous bombarder de sang et de merde. Au moins, on reste propre, du moins pour le moment.


Le Papayou Grind Death Metal que nous envoie en pleine tronche Cadaveric Hunter avec ce « Disco Zombie » est efficace. En effet, l’album se veut complètement barré et décalé, nous voilà face à une montagne de second degré que nous nous apprêtons à gravir. Vous êtes prêt… ? Même si vous ne l’étiez pas, cela aurait été égal car Cadaveric Hunter n’attend pas.


« Disco Zombie » ouvre avec « Hentai Samourai », au titre plus qu’évocateur, étant donné le genre de sampler dont nous affuble le groupe. Comment ça ce n’est pas clair ? On se croirait en plein milieu d’un…HENTAI ! Nous voilà calé entre les gémissements d’une demoiselle et les growls caverneux de Fleu. C’est un peu ça, Cadaveric Hunter, nous coincer entre de la bonne grosse déconnade tout en saupoudrant d’un zest de sérieux. Et ça, c’est le top. En effet, nous n’avons pas à faire à un vulgaire groupe de Grind nous balançant des morceaux durant 2 secondes chronos en main, mais nous sommes bel et bien en face de bons musiciens ne se prenant pas la tête. Soucieux de nous envoyer en plein estomac l’uppercut de leur musique, les morceaux se veulent soignés, comme par exemple avec « Napalm Croute » ou encore « C.S.A », dans lequel nous retrouvons ce sampler de jouissements si cher à notre petit cœur mou.


Le second degré est présent tout au long de l‘album, des piqûres de rappel telles que « Mike Bande » et « Enrico Machiasse » sont effectuées afin de ne pas nous faire perdre la trame générale de « Disco Zombie« . Soit dit en passant, une très belle chanson d’amour, si jamais vous avez un rendez vous, n’hésitez pas. J’espère que vous avez retenu la leçon : à quatre pattes dans les chiottes, en suçant ma… Comment ça stop ? Bon, d’accord.
Ce faisant, ces morceaux nous donnent une autre vision de la variété française, remise au goût du jour par les Chasseurs de Cadavres.

Toutefois, mention spéciale à « Mimi Krakra », qui nous donne l‘impression de mettre les doigts dans la prise tant la rafale musicale est virulente, et « Vikingsbrau » où Cadaveric Hunter opère sa décharge de testostérone mais fini toujours par partir en vrille un moment ou un autre, c’est ça qui est bon !


Malgré le second degré et la rigolade assurée, il est important de préciser que Cadaveric Hunter nous sert avec « Disco Zombie » un bon death/grind comme on les aime. Stuck et Aleks, à la guitare, nous expédie des riffs lourds et efficaces, permettant ainsi aux morceaux d’acquérir toute sa structure et sa méticulosité. Balti, dont les doigts manient la basse, apporte toute cette dimension écrasante à l’album. Quant à Jam, officiant à la batterie et au chant aux côtés de Fleu, c’est avec vigueur que les deux Chasseurs de Cadavres nous assène de growls puissants et énergiques avec des parties de batterie complétement dingues. Le chant jouant sur une palette de registres vocaux intéressante et variée, nous permettant de ne pas nous endormir sur le chant et d’en apprécier les moindres notes. Il est clair que les morceaux sont soignés et structurés, malgré cette impression de « fait à l’arrache » que le groupe souhaite nous donner.


C’est avec succès que Cadaveric Hunter opère son retour avec « Disco Zombie », trois ans après « Porcinet ». L’album se veut sans prise de tête de tête aucune et s’auto parodie avec humour. Cet album mêle deux éléments essentiels : le second degré et la méticulosité de musiciens passionnés, et ça, c’est tout ce qu’on recherche et le voilà concentré en un album : « Disco Zombie ».

(0) Modifier l'article
par Dirty Cat, le 17 octobre 2010
Voir toutes les chroniques de Dirty Cat


Chroniquer cet album

Avis des chroniqueurs :
 



Chronique précédente

Tout

Chronique suivante


Commentaires




Disco Zombie - Infos

Voir la discographie de Cadaveric Hunter
Infos de Disco Zombie

Sortie : 2009
Genre : Grindcore
Playlist :
1. Hentaï Samouraï (1:57)
2. Napalm Croute (1:13)
3. C.S.A (2:47)
4. Enrico Machiasse (3:05)
5. Bolino (2:30)
6. Mike Bande (2:27)
7. Pacsman (2:57)
8. Disco Zombie (2:07)
9. Audrey [M.S.T] (2:10)
10. Robot 69 (2:25)
11. Fatal Anal Penetration De Ta Mère (2:25)
12. Mimi Krakra (1:41)
13. Moldavian Very Not Born (1:41)
14. Merguez Partouze (2:34)
15. In Flammenkuche (2:19)
16. Bitch And Juice (2:40)
17. Moria Del Puta (1:13)
18. Vikingsbrau (3:13)
écouter : Ecouter l'album



Cadaveric Hunter

Albums chroniqués :
Chronique de Disco Zombie
Disco Zombie
2009

Cadaveric Hunter
Cadaveric Hunter
Voir la page du groupe
Création : 2004
Genre : Grindcore
Origine : France




Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de Objectif : Thunes
Objectif : Thunes
2008

Chronique de Objectif : Thunes
Objectif : Thunes
2008

Ultra Vomit
Ultra Vomit
Voir la page du groupe
Création : 1999
Genre : Grindcore
Origine : France

Rapports de concerts:

Napalm Death
Napalm Death
Voir la page du groupe
Création : 1982
Genre : Grindcore
Origine : Royaume-Uni

Concerts:
Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de The Fifth Season
The Fifth Season
2009

Inhumate
Inhumate
Voir la page du groupe
Création : 1990
Genre : Grindcore
Origine : France

Rapports de concerts:

Source Of Paranoia
Source Of Paranoia
Voir la page du groupe
Création : 2007
Genre : Grindcore
Origine : France


Psyopus
Psyopus
Voir la page du groupe
Création : 2002
Genre : Grindcore
Origine : États-Unis


Cephalic Carnage
Cephalic Carnage
Voir la page du groupe
Création : 1992
Genre : Grindcore
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Gakichitsu
Gakichitsu
Voir la page du groupe
Création : 2006
Genre : Grindcore
Origine : France