En 2002, Helloween traversait une nouvelle période trouble de sa carrière. En effet, le guitariste
Roland Grapow et le batteur
Uli Kusch ont été limogés sans trop de ménagement. Eux, ce qu'ils voulaient, c'était poursuivre dans la voie ouverte par l'excellent
The Dark Ride,
Michael Weikath, lui, voulait revenir à un style plus fun. Pour remplacer Kusch, le groupe avait réussi à débaucher
Mark Cross de
Metalium tandis que la place de second guitariste restait pour le moment vacante. En attendant le nouvel album, le groupe sort un best of un rien trop consensuel pour être honnête.
Disons que lorsque l'on a à son actif deux best-of (
Pumpkin Tracks et
The Best The Rest The Rare, il serait bien d'éviter les doublons; Manque de pot, le premier disque tape en plein dedans : axé sur les deux Keepers et le
Walls Of Jericho, justifiant ce choix par des remixes douteux (les versions originales ont plus de finesse) et une version de Starlight chantée par
Michael Kiske. Mouais... Disons que ce sont des versions pas franchement attractives. Le second disque est quant à lui concentré sur la période
Andi Deris à l'exception de quatre titres. Deux provenant du
Keeper Of The Seven Keys Part II, un du
Pink Bubbles Go Ape et un autre du
Chameleon. Et oui, sur un best of, ils ont osé Windmill. Choix très surprenant. Enfin non. Weikath a toujours défendu ce titre bec et ongles. pourquoi ne pas avoir mis une version chantée par Deris alors ? Quant à la partie concernant le chanteur actuel des Citrouilles, que dire sinon qu'elle n'est pas franchement étonnante, donc prévisible. Le coup, c'est d'avoir "oublié" If I Could Fly.
Et là, avec l'édition limitée, on trouve un troisième disque qui contient des face B de single. Et là, pour ceux qui connaissent assez mal le groupe ou qui ne se sont jamais intéressés aux maxis que sort régulièrement Helloween, c'est une mine d'or même si encore une fois, le choix est relativement discutable (cette concentration agaçante de l'époque Chameleon : le groupe cherche-t-il à montrer que les face B sont meilleures que l'album ?). Mais comment résister à A Game We Shouldn't Play ou au guitar-hero Grapowski's Malmsuite 1001 (In D-Doll) qui comme son nom l'indique, est un clin d'oeil au style de Malmsteen. Enfin, c'était l'intérêt jusqu'à il y a peu.
En effet, depuis, l'ensemble des albums sont ressortis en édition remasterisées, un ou deux disques, comprenant toutes les faces B et autres rareties du groupe. Du coup, cette triple compilation fait pâle figure. En revanche, quelqu'un qui ne connait absolument pas le groupe peut trouver ici son bonheur en le découvrant sur une période très large. Sinon, il reste juste l'intérêt d'avoir "la totale" du groupe chez soi...