Dååth ?
Comment ça Dååth ? Un de plus dans les bataillons du Death ?...
Oui et non, c'est un jeune groupe de Death assez innovateur, fricotant avec des sons electro qui rajoute un grain de folie à ses hymnes destructrices. Alliant une atmosphère moite et violente, The Hinderers s'amuse en un élan caractériel a extasier l'auditeur avec ses passages doux et mélodieux et lui décrocher la tête avec ses passages brütal death à la
Nile envoutés de nappes electro qui donnent un effet angoissant. Un sens du rythme excellent, des riffs dévastateurs, une idée pas si bête que ça... The Hinderers, c'est l'album de la maturité, c'est un album avec un fort caractère, seulement quatre ans d'âge et déjà un goût si prononcé !
Parés à la guerre, les mecs de Dååth le sont assurément ! Des rythmiques qui font craquer les cervicales que Dez Fafara n'aurait pas renié, une batterie machinale et un chant grave... Une chose est sûre, on est pas là pour conter fleurette ! Tout en étant axés sur la tonalité mineure, donc pas forcement joyeux, les airs sont prenants, gras, lourds... Mais bien que parfois les claviers aux sons étranges fournissent un effet plus qu'indispensable - sans quoi leur musique serai tout de même vide - le bémol est leur côté artificiel allant parfois jusqu'à dénaturer ou même décrédibiliser le Death de nos amis des USA. Allier la musique indus avec le Metal reste réservé à un petit cercle d'artistes (
The CNK, Dodheimsgard...) et bien que la galette ici présente ne soit pas mauvaise, elle ne tient qu'à moitié la route face aux gros groupes d'Indus.
De bonnes idées, un tout un peu bancal au final... que dire de plus ? Dååth n'arrive pas à nous entraîner dans son univers, la galette livrée n'est pas non plus transcendante, certains titres sont assez bien sortis dans leurs phrasés mais ça ne va pas plus loin. Les envolées de soli dans chaque morceaux font un peu débutant, dans le sens "j'ai beau faire du death avec de gros accords, je suis super bon aussi en solo !". Un peu artificiel - encore une fois ! - donc. Pour un second album, ce n'est pas si mal, mais peut mieux faire. L'album de la maturité était en peut-être en fin de compte Futility...
Au final, c'est dommage, car ce second album a une ambiance moins personnelle que leur premier opus (Futility).
Régression ?...