Le nom est d'une élégance rare, le titre du skeud équivoque: vous l'aurez compris, c'est bien de grind dont on parle ici.
Ultra vomit, sympathique troupe composée de quatre musiciens propose avec ce
Objectif :thunes 24 chansons de pure parodie et grind parmi lesquelles on pourra reconnaître plusieurs grands noms du metal tels que
Motörhead,
At the gates,
Immortal, etc.
Amateur d'humour bon enfant et de metal qui bouge vous allez être servi par le combo nantais qui propose quelque chose de différent par rapport à leur premier album
Mr.Patate sorti en 2004 (et ressorti en 2008). Votre serviteur va à présent se charger de détailler cette galette:
On commence d'entrée avec l'"Intro" dans laquelle vous reconnaitrez un célèbre générique d'une émission de tv d'une chaîne privée (dont je ne citerai pas le nom) et dans laquelle l'imitation d'un certain Denis Brognard est absolument excellente. Après cette bonne entrée en matière, Fetus (chant, guitare, imitations) incarne avec brio le loufoque Lemmy Kilmister, alias le chanteur de
Motörhead dans une chanson au texte bien cru intitulée "Quand j'étais petit"! Enorme!
S'ensuit le fameux "Darry cowl chamber" où sur une musique dudit combo américain Fetus déclame avec le zozottement caractéristique du regretté Darry Cowl (les saussettes de l'arsidusesse sont elles sèsent arsi sèses!). Le premier morceau phare de l'album fait alors son apparition: "Les bonnes manières" est ce que j'appellerai de la pure parodie de hardcore (musique puissante et clichée, bonne imitation, paroles lourdes de sens), un vrai plaisir!
"Boulangerie pâtisserie" arrive alors sur une rythmique aux bons vieux relents hard rock et punk: un grand cru!
"Maïté ravendark" est le sixième morceau: ici pas de chichis, les nantais nous assènent un bon black metal sertie de belles imitations (Maïté) et d'un texte élégant: pour tous les fans de black.
Septième chanson "Jack Chirac" ou comment rendre hommage à l'ancien président sur un bon vieux hard rock: sympa!
"Pour un mosh" reprend la musique de "Pour un flirt avec toi" de Michel Delpech en changeant toutefois les paroles: une track pour tous les fans de fosse!
"Pov' connard" propose une sympathique imitation de Daniel Prévost: à savourer sans modération!
Ultra vomit vient alors ressusciter le bon vieux Carlos en faisant une reprise personnelle du jovial bonhomme: "Machanical chiwawa" apparait comme un hymne!
"Gremlins at the gates" poursuit l'aventure: piste instru où les fans d'
At the gates seront ravis.
On enchaîne sans temps mort avec une chanson rock aux relents poétiques (je ne t'ai jamais t'autant t'ôter ta culotte maintenant que t'es morte!): puissant et subtil!
Le dyptique "Poil de cul"/ "Croûte de pus": vous l'aurez compris ici lyrisme garanti!
Une petite chanson vous ferai plaisir,
Ultra vomit s'exécute et propose "La flemme" dans laquelle l'ombre de Brassens est bien présente.
"Mountains of maths" est le second titre à retenir: ici retour à l'école avec en arrière fond un rythme à la
Immortal: surpuissant et jouissif.
"Morbid cocker", reprise de la chanson de strip-tease de Joe cocker est ici interprétée dans un registre death d'excellente facture.
Petit jingle radio avec "Welcome to the jingle".
La chanson la plus poétique de ce skeud est sans doute "Je possède un cousin" (qui s'est rompu le frein dans l'anus d'un bambin!). Après ça Ronsard à du souci à se faire!
On enchaîne avec un death monstrueux inspiré des seigneurs du genre
Cannibal Corpse mais à la place de Corpsegrinder, c'est un chien qui aboie: "Canidal corpse" nous fait bien plaisir!
Vous aimez les animaux? (oui je sais y'a pas de rapport à première vue) si c'est le cas vous allez être content car les nantais proposent une reprise metal personnelle de trente millions d'amis: une soundtrack à découvrir d'urgence!
Et là c'est le drame, "Ultra vomit" devient sérieux et balancent une reprise de la "symphonie n°25" qui démontre tout leur talent.
Voici l'hymne indispensable d'
Ultra vomit, une chanson qui respire la joie et la bonne humeur sur un mid tempo aux relents punk: une pure trouvaille que ce "Je collectionne des canards (vivants)".
L'"outro" vient clôre le cd avec une belle imiation des membres du jury de la nouvelle star et de michael jackson: un pur régal!
Comme vous avez pu le constater à travers ma chronique,
Ultra vomit distille avec humour et savoir-faire son univers complètemet déjanté. Les musiciens n'ont rien à envier aux grands noms du metal et leurs compositions tout à fait originales feront plaisir aux amoureux de grind et de metal en général.
PS: je vous conseille d'aller les voir en live car leurs impros sur des musiques de film sont superbes et rien de tel qu'une foule de métalleux aux cheveux longs et bien baraqué en train de chanter à pleins poumons comme des gamins l'hymne fédérateur "Je collectionne des canards vivants"!