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Chroniques :: Chronique de Swamplord

Chronique de Swamplord

Kalmah  - Swamplord (Album)

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L'émergence du seigneur ...



Kalmah naît en 1999 à Oulo en Finlande de l'union de deux frères : Antti et Pekka Kokko. Dès leurs débuts ils évoluent au travers d'un Death Black mélodique technique et complexe ; style alors très en vogue en Finlande avec les premiers pas de groupes comme Children Of Bodom en 1993, Eternal Tears of Sorrow en 1994 puis Norther en 1996.
Leur premier album « Swamplord » sort donc en 2001 chez Spikefarm Records et c'est une brillante découverte ...

Dès les premières notes de l'opus on se laisse entrainer avec plaisir et curiosité dans ce flot de mélodies enivrantes à n'en plus finir qui tiendront l'auditeur en halène tout du long. On comprend tout de suite qu'on à affaire à un groupe qui, bien que tout jeune, possède déjà une grande maturité musicale aquise au terme des 5 démos précédant ce premier album.
Maturité qui se reflète aussi bien dans la complexité et dans l'adresse des compositions de l'album que dans le talent et la technique des musiciens. En effet de la première à la dernière seconde de ce « Swamplord » les guitaristes parcourent le manche de leurs instruments dans un entremêlement de riffs speeds et mélodiques qu'un clavier omniprésent ne fait que renforcer.

Impossible de ne pas succomber aux riffs sombres et destructeurs de « Dance of the Water » ou aux rythmiques effrénées de « Hades » qui ne font que confirmer le talent des jeunes Finlandais.
Sur ces envolées guitaristiques enivrantes, Pekka Kokko vient poser sa voix Black qu'il maitrise plutôt bien. Cependant l'alliage de voix guturale et de speederies instrumentales ne va pas sans rappeler leurs compatriotes de Children Of Bodom.

Il est vrai que pour ce premier lancer, Kalmah se repose encore sur ses influences dont il se détachera au fur et à mesure dans les prochains albums, jusqu'à se créer un style propre. Mais même dans « Swamplord » certains aspects importants de la musique de Kalmah les différencient déjà de leurs ainés : on notera à plusieurs moments l'apparition d'une voix Death rocailleuse que Pekka exploitera plus tard pour en faire sa spécialité.
D'un point de vue guitaristique Kalmah paraît ainsi moins Heavy que ses influences, notament de Children Of Bodom (je parle des 2 premiers opus évidement), favorisant de folles envolées mélodiques à quelques rythmiques plus basiques par moment. Et cette facette de la musique de Kalmah, qui peut, - à tort ou à raison -, passer pour un abus de démonstrations techniques de leur part en rebutera certainement beaucoup.
Ces arrangements mélodiques n'en étant pas moins beaux et émotionnels le tout passe plutôt bien sans jamais ennuyer l'auditeur au cours de l'écoute.


Mise à part les quelques erreurs vues précedement et qui relèvent plus du goût de l'auditeur, quelques défauts clairement apparents subsistent tout de même dans « Swamplord » et c'est là qu'il faut tant bien que mal garder en tête qu'il sagit d'un premier album.
On notera par exemple quelques maladresses au niveau de l'instrumentalisation comme un excès de double pédale qui revient à plusieurs fois titiller l'oreille de l'auditeur jusqu'à l'agacement, - donnant un aspect un peu fouillis à certains passages(Hades). Ou même des mélodies pas toujours évidentes qui en rebuterons certains à l'écoute de ces morceaux.

Une première réussite donc, pour Kalmah qui nous livre là un album très prometteur qui marque l'émergence du groupe en cette année 1999. Une fois de plus la Finlande s'affirme reine du Death mélodique avec la bande d'Oulo qui vient renforcer cette scène alors en ébulition. A découvrir d'urgence !



Ca ? Un premier album ? Certes les Scandinaves d’Oulo ont déjà sortis pas moins de six démos avant de pondre cette petite merveille, mais tout de même, ressentir autant de maturité musicale dans un premier jet est pour le moins surprenant. La Finlande s’affirme décidement reine du death mélodique, confirmant sa main mise sur le genre avec Kalmah. Cependant, non contents de percer dans cette voie, ils se permettent en plus de révolutionner le style, en nous proposant une brillante et diablement précise alchimie entre death mélodique, speed technique et black guttural.
Ici, au contraire de leurs confrères de Children of Bodom, les claviers chantent de concert avec les guitares, dont les riffs « basiques » vous feront parcourir le manche de la guitare de long en large sur une seule et même mesure. Alliant harmonieusement mélodie et technicité dans un déluge parfaitement contrôlé d’arpèges, les divines intros laissent brutalement place à une double pédale déchaînée soutenant dans un speed metal millimétrique une voix black très rocailleuse, presque aigue. Cette particularité vocale en rebutera certainement quelques uns aux premières écoutes, mais on tombera forcément sous le charme des puissants riffs de Withering Away ou Hades, s’extasiant en sweepings aigus.
Un album à découvrir, donc, fort prometteur et qui aura donné ce style si particulier à Kalmah pour les années à venir.



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Avis des chroniqueurs :  
NanoRoux  



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Commentaires


Voir les 7 commentaires précédents
haha enfoiré, j'ai pas envie de réécrire ma chro ! Elle est mythiquement pourrie, mais j'en suis fier. Ca rappelle un peu que Metalship c'est un projet complètement pourri au départ, c'est la classe !
sam. 13 juin 09- 13:27  
Bein justement, ca fera du contraste et elle paraitra encore plus pourrie et montrera que Metalship était un projet encore plus pourri à la base !
sam. 13 juin 09- 14:34  
Pourquoi il répète ce que je dis lui ? :-p
sam. 13 juin 09- 22:34  


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