Je sais, je ne devrai parler que du
Live In Sao Paolo qui est la version double CD de cet enregistrement live, mais je vais en fait parler de la version complète, double DVD et double CD.
SPV a concocté là un superbe objet, au packaging luxueux. Pochette en relief, digibook soigné et abondamment illustré, livret au contenu complètement facultatif mais bien sympa, fourreau... Bref, un produit qui vaut son prix.
Si les pistes audios du CD sont grosso-modo les mêmes que celles apparaissant sur les DVD, ces derniers proposent également deux clips (Mrs God et Light The Universe), un roadmovie et des interviews (mais pour le sous-titrage, y a pas bon être Français !) ainsi que des vues alternatives durant le concert. Quand une citrouille apparait à l'écran, on peut changer de ville, passer de Sao Paolo à Sofia ou Tokyo. Interactivité un peu spéciale, pas franchement utile, mais sympathique pour les maniaques de la télécommande.
Quant au concert en lui-même... Après la sortie du
Keeper Of The Seven Keys - The Legacy, Helloween avait atteint un nouveau palier dans sa carrière, ou plutôt, il avait retrouvé toute sa superbe passée. Faut dire, Keeper Of The Seven Keys, c'est une appellation d'origine contrôlée qui met la bave aux lèvres à bon nombres de metalleux en tout genre. Un disque presque au niveau de ses glorieux ainés. Il convenait donc de graver pour la postérité un rendu fidèle de la tournée qui s'ensuivit vu qu'elle proposait une set liste renversante avec toutes les compositions de plus de dix minutes du groupe, de Halloween à King For A 1000 Years. De quoi faire baver une nouvelle fois les fans du groupe.
Quand on compare cet enregistrement avec le
High Live de 1996, on réalise les progrès réalisés par le groupe.
Andi Deris parait complètement à l'aise avec le répertoire de
Michael Kiske. Il est même impressionnant sur Keeper Of The Seven Keys, imposant sur Eagle Fly Free. Il mène la foule, se montre très concentré. Les autres ne sont pas en reste et on réalise lentement que l'on tient là l'un des meilleurs line-up qu'Helloween ait jamais eu, alliant la fougue de la jeunesse et l'expérience des plus anciens. Alors oui, on prend un pied intégral tout du long. Si on appréciera le côté gag des solos de batterie et de guitares à la vidéo - les concepteurs du packaging ont parfaitement compris que ces exercices passent mal en audio seuls, on ne peut être que séduit par une set-list intelligemment agencée, ne proposant que des valeurs sûres du riche répertoire du groupe ; Ainsi, If I Could Fly côtoie Hell Was Made In Heaven, Power flirte avec Future World. En revanche, on pourra se plaindre sur le fait que le
Walls Of Jericho est à nouveau sous-représenté quand on sait que lors de la tournée précédente le groupe piochait volontiers dedans. Bon, on ne peut pas tout avoir non plus.
Avec cet album live, Helloween dispose enfin d'un enregistrement en public digne de son rang. Presque complet, riche et varié, tout simplement superbe, Live On 3 Continents est à posséder absolument quand on aime le heavy metal racé.
HAPPY HAPPY HELLOWEEN, HELLOWEEN, HAPPY HAPPY HELLOWEEN HOHOHOHO...
Euh... 'scusez, je suis encore dans l'ambiance...