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Il aura fallu deux ans à nos philippins de
DEATH ANGEL pour donner suite au très bon Killing Season. Deux ans loin d’être calme puisque le groupe a vu deux de ses membres fondateurs quitter le navire. En effet, Dennis Papa et Andy Galleon (basse & batterie) sont partis de leur chef pour des raisons qui, selon l’interview consacré à Rock Hard, semblent être d’ordre financier.
Cependant, même si ce Relentless Retribution est un cran en deçà de son prédécesseur, ce changement de line up ne change pas grand-chose du point de vue des compositions puisqu’il nous donne un successeur, bien qu’un peu moins bon, dans la même lignée que Killing Season. Les morceaux, à l’image de Relentless Revolution ou de Truce, sont accrocheurs et prennent assez rapidement. Et malgré cette touche moderne (exit le thrash old school, on laisse ça aux petits jeunes qui arrivent) et une production très propre (trop ?) le groupe garde certains aspect des 80’s comme l’outro du titre d’ouverture ou encore ses chorus tout en vibrato sur ce Relentless Revolution.
Cependant, cet album décèle le très bon, comme le facile, et moins bon. Preuve en est avec ce Claws In So Deep un peu trop évident. Le groupe mise sur la facilité et lorgne du côté du metal trop actuel. On se prend donc à comparer ce morceau à un morceau qu’aurait pu pondre
Evergrey avec ses chœurs, ses soli façon power metal et son outro, pourtant habituel chez le groupe, acoustique qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Certes le groupe n’a jamais caché au public son affection pour l’acoustique sur ses précédents albums. Mais là, on se demande ce qu’une telle fin vient faire sur un morceau pareil. Ils misent sur une donne que l’on n’a pas l’habitude et qui ne colle pas avec nos attentes pour un tel groupe. Donc certes, c’est joué par RODRIGO Y GABRIELA (qui ont avoués être fans de ce que font
DEATH ANGEL, et vice versa), mais quelle est son utilité ?
A tempo équivalent, on préfèrera Into The Arms Of Right qui est bien plus convaincant et plus dans la lignée de la renaissance
Death Angel (après la séparation de 1990). Dans ce titre, le côté power heavy ne ressort pas et laisse la rage du groupe s’échapper. Cependant, l’album, malgré quelques titres plus mitigés, verra des titres plus pêchus tenir le haut du pavé comme les deux précités ou encore ce River Of Rapture.
Une question subsiste cependant à l’écoute de cet album. Où est donc passée l’identité du groupe ? Car l’impression que les groupes thrash mondiaux se copient les uns les autres se fait clairement ressentir. Si l’on prend les derniers
SODOM,
KREATOR ou
DEATH ANGEL, la ressemblance entre les compo des trois est frappante. Car même si certains morceaux se voit gratifier d’une marque de fabrique (récente) comme le pont de River Of Rapture ou l’on a droit à une envolée de notes qui rappelle l’âge d’or du Thrash, cet album, tout en étant bon, sent un peu le réchauffé. Que ce soit en rapport aux sorties actuelles ou à son prédécesseur. Seules quelques notes agrémentées d’un bon vieux vibrato des familles par ci par là viennent donner ce petit plus à des titres qui ont déjà été entendus, ou donnent cette impression.