Imperanon voit le jour en 1999 à Helsinki. Helsinki, le berceau de nombre de groupes de metal mélodique dit techniques avec
Norther et
Children Of Bodom au premier plan. Mais c'est réellement en 2004 que, suite à une signature d'un album chez Nuclear Blast, le groupe sort son premier et unique album intitulé « Stained ». Rappelez vous, un an plus tôt était sortit le très bon «
Mirror of Madness » de
Norther. Et autant dire que les deux albums ont quelque chose en commun ...
Car ce qui frappe en premier chez
Imperanon, outre la technique impressionnante des musiciens, c'est leur capacité à restituer une ambiance très fidèlement. Cette ambiance des plus entrainantes est celle mise en place par
Norther dans leur album cité précédemment. Car c'est à un véritable plagiat en règle que l'on a droit dans ce « Stained ». Un plagiat tellement gros qu'on met d'ailleurs du temps à s'y faire ...
En sois, la musique proposée par le combo d'Helsinki est de très bonne qualité – travaillée et réfléchie. Les guitaristes, des monstres de technique, se révèlent très à l'aise sur des plans d'Alexi Laiho disséminés ça et là dans l'album. Lesquels sont restitués très fidèlement, aussi bien à au clavier qu'a la guitare, n'en déplaise à nos compères de
Children Of Bodom.
Imperanon mérite donc le titre de groupe phare de la scène plagiat metal. Et ils ont d'ailleurs eut tort de ne pas postuler pour écrire les « à la manière de » dans Guitar Part : ils auraient fait un carton ! Ce qui est bluffant, c'est que le plagiat est tellement bien fait que l'on serait tenté d'affirmer que « Stained » vaut presque les oeuvres originales.
Vous savez, « Stained » est de ces albums blind-test où le plaisir est à deviner à chaque riff de quel morceau il est originellement issu. Ah, là c'est « Silent Night, Bodom Night » ! Et là, « Towards Dead End » ! Et puis un petit tour du coté de
Norther ...
Ainsi rien, des plans guitaristiques à la voix, en passant par le clavier n'est original. Pas un gramme de personnalité, rien !
3/10 c'est deux points pour l'audace de sortir un tel album, et un point pour la fidélité aux œuvres originales. Bien que cet album ne soit pas désagréable à écouter ! Pas étonnant, donc que Nuclear Blast n'ai pas souhaité renouveler son contrat avec le groupe. On peut donc voir ce « Stained » sous deux angles : objectivement, en prenant compte du plagiat ou sortit de son contexte, ce qui fait de lui un plutôt bon album. A éviter tout de même ...